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Dom Mabb

Septembre 2003  -  31 octobre 2015
 
Web 2003

Extrait de l'appel du Collectif guantanamo - septembre 2003

guantanamo :
premier camp de concentration
off shore de l’Empire !

"Depuis près de deux ans, 660 citoyens de 42 pays sont enfermés sur la base militaire US de guantanamo, sur l’île de Cuba. D’abord détenus dans des cages au Camp baptisé X-Ray (« Rayon X »), ils ont été transférés en avril dernier au Camp Delta. Étiquetés “combattants ennemis illégaux” par le Pentagone, ils n’ont aucun statut. Ils ne sont en effet ni prisonniers de guerre, ni prisonniers politiques, ni même détenus de droit commun. Enfermés dans des cages, ils sont otages du bon vouloir du chef de la première puissance mondiale, le nouveau croisé George Bush. La juridiction US ne s’appliquant pas sur le territoire de guantanamo, les Camps X-Ray et Delta sont les premiers camps de concentration off shore (extraterritoriaux) de l’Empire.

Hors du droit, les otages de guantanamo sont aussi maintenus hors du monde, pratiquement coupés de toute communication avec l’extérieur, que ce soit avec leurs parents, leurs avocats ou des élus de leur pays. Cette situation unique est une grande première dans l’histoire mondiale. Si nous ne nous y opposons pas, elle est appelée à se reproduire ailleurs, pour d’autres otages, par exemple demain des Iraquiens ou même des militants no global (= anti-mondialisation) de pays démocratiques. L’effet guantanamo se fait déjà sentir aux quatre coins de la planète. De très nombreux gouvernements, cédant aux pressions de la CIA et du Pentagone, ont déjà pris des dispositions pour créer dans leur pays des zones de non-droit, au nom de la “guerre contre le terrorisme”. Nous vous appelons donc à vous mobiliser pour animer une campagne mondiale contre guantanamo, sur les thèmes suivants :

1° - Les otages de guantanamo ont des droits : droit à la défense, droit à la communication, droit à la justice.

2° - Ils doivent être soit jugés, soit libérés.

3° - Les Nations unies doivent constituer une commission indépendante d’enquête et d’instruction, composée d’experts des 5 continents, pour déterminer où et par qui les prisonniers doivent être jugés. Pendant les travaux de cette commission, les prisonniers doivent être transférés de guantanamo vers un pays neutre et confiés aux bons soins de la Croix-rouge et du Croissant-Rouge. La commission devra trancher entre 4 possibilités : remise en liberté, jugement aux USA, jugement en Afghanistan, jugement dans le pays d’origine du détenu. Elle devra établir un montant d’indemnités à verser par le gouvernement US à tous les prisonniers remis en liberté et à leurs familles.

Depuis près de deux ans, des parents de ces otages se battent un peu partout dans une grande solitude, secondés par des avocats courageux mais impuissants. La bataille de guantanamo concerne tous les citoyens du monde épris de liberté, de pluralité, de diversité et de justice. Contre l’Empire, seules des multitudes multicolores peuvent empêcher que les pires cauchemars s’imposent à tous. Aujourd’hui à guantanamo, demain chez toi !


Jeudi 24 janvier 2002, 8h23
Vêtus de tenues orange, menottés et les pieds enchaînés,
les 158 prisonniers de la base américaine de Guantanamo semblent des ombres,
au loin, sous le soleil torride du camp X-Ray.







Le camp X-Ray sur la base navale américaine de Guantanamo, à Cuba.
Photo prise le 6 février 2002 /Marc Serota REUTERS


Contre la torture, les crimes de guerre et les traitements inhumains
 
Web 2004

Extrait des "Chroniques de guantanamo"

13/05/04 - Dans une guerre injuste, on risque de perdre la tête : La fin tragique et atroce du jeune businessman juif de Pennsylvanie Nicholas Berg, qui avait eu la mauvaise idée d'aller chercher fortune dans l'Iraq occupé et en guerre, a ému un quart de la planète et laissé indifférent le reste. Inutile de préciser que l'exécution d'un prisonnier, par décapitation ou tout autre moyen, est contraire à la lettre et à l'esprit du texte fondateur de l'Islam, le Coran, de même que la profanation de cadavres, fussent-ils ceux d'ennemis. Au-delà de l'Islam, ce genre d'actes a de quoi indigner tout être humain sensé et raisonnable. Mais l'acte d'Abou Mousab Al Zarqaoui - si c'était vraiment lui - qu'il ne s'agit pas d'excuser, appelle une série de remarques :

1°- Les exécuteurs de Nick Berg ont lu avant de le décapiter une déclaration disant notamment : « Aux mères et femmes de soldats US, nous vous disons que nous avons demandé à l'administration US d'échanger ce prisonnier avec certains des détenus d'Abou Ghraïb et qu'elle a refusé. Nous vous disons donc que la dignité des hommes et des femmes musulmans à Abou Ghraïb et ailleurs ne peut être rachetée que par le sang et les âmes. Vous ne recevrez de nous rien d'autre que cercueil après cercueil d'hommes excutés de cette manière. » Le prisonnier Nick Berg avait été affublé de la même salopette orange que portent les prisonniers de guantanamo ou des prisons US en Iraq.

2° - À la différence des maquisards algériens ou vietnamiens ou des guérilleros cubains, les combattants iraquiens de toutes tendances - il y aurait une quarantaine de groupes - regardent les télévisions du monde entier et utilisent Internet. L'image est donc une arme au même titre que le lance-roquettes ou la Kalachnikov. Ils tentent à leur manière d'utiliser les images pour terroriser leur ennemi. Leur utilisation du choc des images n'est pas élégante, mais elle est sûrement efficace.

3° - Pendant la guerre du Vietnam, environ 600 000 militaires US ont été envoyés en Indochine, un peu plus de 50 000 sont revenus dans des cercueils, mais plus de 200 000 ont déserté, principalement au Canada. France 2 vient de diffuser un reportage sur les deux premiers déserteurs US de la guerre d'Iraq, réfugiés au Canada et pris en charge par les mêmes Quakers qui avaient pris en charge les déserteurs du Vietnam [les mêmes, encore, qui prenaient en charge les esclaves fugitifs - les marrons - qui fuyaient les Etats esclavagistes du Sud des Etats-Unis avant l'abolition de l'esclavage. NDLR de Gwadaoka]. La vidéo de la décapitation de Nick Berg, ajoutée aux images des tortures de prisonniers, aux images de cercueils, aux listes de morts US, militaires et civils, devraient entraîner une vague de désertions et de refus d'obéir. Et une armée démoralisée est une armée déjà défaite.

4° - La décapitation de Nick Berg a confirmé les pires craintes d'un certain nombre de responsables militaires et de juristes militaires US opposés aux violations des Conventions de Genève que représentent l'incarcération de « combattants ennemis illégaux » à guantanamo, en Iraq, en Afghanistan dans un « trou noir » juridique et les tortures « allégées » auxquelles ils sont soumis. Ces craintes sont résumées par un simple raisonnement logique : « Si nous les traitons mal, nos soldats ou ressortissants faits prisonniers risquent d'être traités tout aussi mal ou pire. »

5°- Dernière remarque sur la psychologie yankee : on ne peut qu'être ébahi par l'inconscience de ces jeunes aventuriers néo-libéraux qui, comme Nick Berg, croient qu'ils peuvent se balader impunément à la recherche de « business » juteux dans un pays occupé et ravagé par leur propre armée. Son enseignant retraité de père lui avait pourtant vivement déconseillé d'aller en Iraq, mais qui écoute son père, à 26 ans ? Cette inconscience n'est qu'un aspect de l'incroyable arrogance des Yankees. Tous les Nick Berg de l'Amérique profonde savent désormais que l'Iraq est plus dangereux que le Bronx. Il leur faudra trouver d'autres moyens, plus sûrs à défaut d'être plus moraux, de gagner des dollars.

L'assassinat de Nick Berg est une invention de la CIA, participant à la propagande, qui tel l'arroseur arrosé, c'est retourné contre eux en une présente analyse critique, de contre propagande, d'une force démonstrative remarquable.

 
Web 2005

Harold Pinter : Art, vérité & politique

Discours lu à Stockholm, mercredi 7 décembre 2005,
au nom du Prix Nobel de littérature 2005

Discours de réception du prix Nobel

En 1958 j’ai écrit la chose suivante : "Il n’y a pas de distinctions tranchées entre ce qui est réel et ce qui est irréel, entre ce qui est vrai et ce qui est faux. Une chose n’est pas nécessairement vraie ou fausse ; elle peut être tout à la fois vraie et fausse."

Je crois que ces affirmations ont toujours un sens et s’appliquent toujours à l’exploration de la réalité à travers l’art. Donc, en tant qu’auteur, j’y souscris encore, mais en tant que citoyen je ne peux pas. En tant que citoyen, je dois demander : Qu’est-ce qui est vrai ? Qu’est-ce qui est faux ?

La vérité au théâtre est à jamais insaisissable. Vous ne la trouvez jamais tout à fait, mais sa quête a quelque chose de compulsif. Cette quête est précisément ce qui commande votre effort. Cette quête est votre tâche. La plupart du temps vous tombez sur la vérité par hasard dans le noir, en entrant en collision avec elle, ou en entrevoyant simplement une image ou une forme qui semble correspondre à la vérité, souvent sans vous rendre compte que vous l’avez fait. Mais la réelle vérité, c’est qu’il n’y a jamais, en art dramatique, une et une seule vérité à découvrir. Il y en a beaucoup. Ces vérités se défient l’une l’autre, se dérobent l’une à l’autre, se reflètent, s’ignorent, se narguent, sont aveugles l’une à l’autre. Vous avez parfois le sentiment d’avoir trouvé dans votre main la vérité d’un moment, puis elle vous glisse entre les doigts et la voilà perdue.

On m’a souvent demandé comment mes pièces voyaient le jour. Je ne saurais le dire. Pas plus que je ne saurais résumer mes pièces, si ce n’est pour dire voilà ce qui s’est passé. Voilà ce qu’ils ont dit. Voilà ce qu’ils ont fait.

La plupart des pièces naissent d’une réplique, d’un mot ou d’une image. Le mot s’offre le premier, l’image le suivant souvent de près. Je vais vous donner deux exemples de répliques qui me sont venues à l’esprit de façon totalement inattendue, suivies par une image, que j’ai moi-même suivie.

Les pièces en question sont Le Retour et C’était hier. La première réplique du Retour est "Qu’est-ce que tu as fait des ciseaux ?" La première réplique de C’était hier est "Bruns".

Dans un cas comme dans l’autre je n’avais pas d’autres indications.

Dans le premier cas, quelqu’un, à l’évidence, cherchait une paire de ciseaux et demandait où ils étaient passés à quelqu’un d’autre dont il soupçonnait qu’il les avait probablement volés. Mais d’une manière ou d’une autre je savais que la personne à qui on s’adressait se fichait éperdument des ciseaux, comme de celui qui posait la question, d’ailleurs.

"Bruns" : je présumais qu’il s’agissait de la description des cheveux de quelqu’un, les cheveux d’une femme, et que cela répondait à une question. Dans l’un et l’autre cas, je me suis trouvé contraint de poursuivre la chose. Tout se passait visuellement, un très lent fondu, passant de l’ombre à la lumière.

Je commence toujours une pièce en appelant les personnages A, B et C.

Dans la pièce qui est devenue Le Retour je voyais un homme entrer dans une pièce austère et poser sa question à un homme plus jeune, assis sur un affreux canapé, le nez dans un journal des courses. Je soupçonnais vaguement que A était un père et que B était son fils, mais je n’en avais aucune preuve. Cela s’est néanmoins confirmé un peu plus tard quand B (qui par la suite deviendrait Lenny) dit à A (qui par la suite deviendrait Max), "Papa, tu permets que je change de sujet ? Je voudrais te demander quelque chose. Ce qu’on a mangé au dîner tout à l’heure, ça s’appelait comment ? Tu appelles ça comment ? Pourquoi tu n’achètes pas un chien ? Tu es un cuisinier pour chiens. Franchement. Tu crois donc que tu fais la cuisine pour une bande de chiens.1 " Donc, dès lors que B appelait A "Papa", il me semblait raisonnable d’admettre qu’ils étaient père et fils. A, manifestement, était aussi le cuisinier et sa cuisine ne semblait pas être tenue en bien haute estime. Cela voulait-il dire qu’il n’y avait pas de mère ? Je n’en savais rien. Mais, comme je me le répétais à l’époque, nos débuts ne savent jamais de quoi nos fins seront faites.

"Bruns." Une grande fenêtre. Ciel du soir. Un homme, A (qui par la suite deviendrait Deeley), et une femme, B (qui par la suite deviendrait Kate), assis avec des verres. "Grosse ou mince ?" demande l’homme. De qui parlent-ils ? C’est alors que je vois, se tenant à la fenêtre, une femme, C (qui par la suite deviendrait Anna), dans une autre qualité de lumière, leur tournant le dos, les cheveux bruns.

C’est un étrange moment, le moment où l’on crée des personnages qui n’avaient jusque-là aucune existence. Ce qui suit est capricieux, incertain, voire hallucinatoire, même si cela peut parfois prendre la forme d’une avalanche que rien ne peut arrêter. La position de l’auteur est une position bizarre. En un sens, les personnages ne lui font pas bon accueil. Les personnages lui résistent, ils ne sont pas faciles à vivre, ils sont impossibles à définir. Vous ne pouvez certainement pas leur donner d’ordres. Dans une certaine mesure vous vous livrez avec eux à un jeu interminable, vous jouez au chat et à la souris, à colin-maillard, à cache-cache. Mais vous découvrez finalement que vous avez sur les bras des êtres de chair et de sang, des êtres possédant une volonté et une sensibilité individuelle bien à eux, faits de composantes que vous n’êtes pas en mesure de changer, manipuler ou dénaturer.

Le langage, en art, demeure donc une affaire extrêmement ambiguë, des sables mouvants, un trampoline, une mare gelée qui pourrait bien céder sous vos pieds, à vous l’auteur, d’un instant à l’autre.

Mais, comme je le disais, la quête de la vérité ne peut jamais s’arrêter. Elle ne saurait être ajournée, elle ne saurait être différée. Il faut l’affronter là, tout de suite.

Le théâtre politique présente un ensemble de problèmes totalement différents. Les sermons doivent être évités à tout prix. L’objectivité est essentielle. Il doit être permis aux personnages de respirer un air qui leur appartient. L’auteur ne peut les enfermer ni les entraver pour satisfaire le goût, l’inclination ou les préjugés qui sont les siens. Il doit être prêt à les aborder sous des angles variés, dans des perspectives très diverses, ne connaissant ni frein ni limite, les prendre par surprise, peut-être, de temps en temps, tout en leur laissant la liberté de suivre le chemin qui leur plaît. Ça ne fonctionne pas toujours. Et la satire politique, bien évidemment, n’obéit à aucun de ces préceptes, elle fait même précisément l’inverse, ce qui est d’ailleurs sa fonction première.

Dans ma pièce L’Anniversaire il me semble que je lance des pistes d’interprétation très diverses, les laissant opérer dans une épaisse forêt de possibles avant de me concentrer, au final, sur un acte de soumission.

Langue de la montagne ne prétend pas opérer de manière aussi ouverte. Tout y est brutal, bref et laid. Les soldats de la pièce trouvent pourtant le moyen de s’amuser de la situation. On oublie parfois que les tortionnaires s’ennuient très facilement. Ils ont besoin de rire un peu pour garder le moral. Comme l’ont bien évidemment confirmé les événements d’Abu Ghraib à Bagdad. Langue de la montagne ne dure que vingt minutes, mais elle pourrait se prolonger pendant des heures et des heures, inlassablement, répétant le même schéma encore et encore, pendant des heures et des heures.

Ashes to Ashes, pour sa part, me semble se dérouler sous l’eau. Une femme qui se noie, sa main se tendant vers la surface à travers les vagues, retombant hors de vue, se tendant vers d’autres mains, mais ne trouvant là personne, ni au-dessus ni au-dessous de l’eau, ne trouvant que des ombres, des reflets, flottant ; la femme, une silhouette perdue dans un paysage qui se noie, une femme incapable d’échapper au destin tragique qui semblait n’appartenir qu’aux autres.

Mais comme les autres sont morts, elle doit mourir aussi.

Le langage politique, tel que l’emploient les hommes politiques, ne s’aventure jamais sur ce genre de terrain, puisque la majorité des hommes politiques, à en croire les éléments dont nous disposons, ne s’intéressent pas à la vérité mais au pouvoir et au maintien de ce pouvoir. Pour maintenir ce pouvoir il est essentiel que les gens demeurent dans l’ignorance, qu’ils vivent dans l’ignorance de la vérité, jusqu’à la vérité de leur propre vie. Ce qui nous entoure est donc un vaste tissu de mensonges, dont nous nous nourrissons.

Comme le sait ici tout un chacun, l’argument avancé pour justifier l’invasion de l’Irak était que Saddam Hussein détenait un arsenal extrêmement dangereux d’armes de destruction massive, dont certaines pouvaient être déchargées en 45 minutes, provoquant un effroyable carnage. On nous assurait que c’était vrai. Ce n’était pas vrai. On nous disait que l’Irak entretenait des relations avec Al-Qaida et avait donc sa part de responsabilité dans l’atrocité du 11 septembre 2001 à New York. On nous assurait que c’était vrai. Ce n’était pas vrai. On nous disait que l’Irak menaçait la sécurité du monde. On nous assurait que c’était vrai. Ce n’était pas vrai.

La vérité est totalement différente. La vérité est liée à la façon dont les États-Unis comprennent leur rôle dans le monde et la façon dont ils choisissent de l’incarner.

Mais avant de revenir au temps présent, j’aimerais considérer l’histoire récente, j’entends par là la politique étrangère des États-Unis depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Je crois qu’il est pour nous impératif de soumettre cette période à un examen rigoureux, quoique limité, forcément, par le temps dont nous disposons ici.

Tout le monde sait ce qui s’est passé en Union soviétique et dans toute l’Europe de l’Est durant l’après-guerre : la brutalité systématique, les atrocités largement répandues, la répression impitoyable de toute pensée indépendante. Tout cela a été pleinement documenté et attesté.

Mais je soutiens que les crimes commis par les États-Unis durant cette même période n’ont été que superficiellement rapportés, encore moins documentés, encore moins reconnus, encore moins identifiés à des crimes tout court. Je crois que la question doit être abordée et que la vérité a un rapport évident avec l’état actuel du monde. Bien que limitées, dans une certaine mesure, par l’existence de l’Union soviétique, les actions menées dans le monde entier par les États-Unis donnaient clairement à entendre qu’ils avaient décrété avoir carte blanche pour faire ce qu’ils voulaient.

L’invasion directe d’un état souverain n’a jamais été, de fait, la méthode privilégiée de l’Amérique. Dans l’ensemble, elle préférait ce qu’elle a qualifié de "conflit de faible intensité". "Conflit de faible intensité", cela veut dire que des milliers de gens meurent, mais plus lentement que si vous lâchiez une bombe sur eux d’un seul coup. Cela veut dire que vous contaminez le cœur du pays, que vous y implantez une tumeur maligne et que vous observez s’étendre la gangrène. Une fois que le peuple a été soumis - ou battu à mort - ça revient au même - et que vos amis, les militaires et les grandes sociétés commerciales, sont confortablement installés au pouvoir, vous allez devant les caméras et vous déclarez que la démocratie l’a emporté. C’était monnaie courante dans la politique étrangère américaine dans les années auxquelles je fais allusion.

La tragédie du Nicaragua s’est avérée être un cas extrêmement révélateur. Si je décide de l’évoquer ici, c’est qu’il illustre de façon convaincante la façon dont l’Amérique envisage son rôle dans le monde, aussi bien à l’époque qu’aujourd’hui.

J’ai assisté à une réunion qui s’est tenue à l’Ambassade des États-Unis à Londres à la fin des années 80.

Le Congrès américain était sur le point de décider s’il fallait ou non donner davantage d’argent aux Contras dans la campagne qu’ils menaient contre l’État du Nicaragua. J’étais là en tant que membre d’une délégation parlant au nom du Nicaragua, mais le membre le plus important de cette délégation était un certain Père John Metcalf. Le chef de file du camp américain était Raymond Seitz (alors bras droit de l’ambassadeur, lui-même nommé ambassadeur par la suite). Père Metcalf a dit : "Monsieur, j’ai la charge d’une paroisse au nord du Nicaragua. Mes paroissiens ont construit une école, un centre médico-social, un centre culturel. Nous avons vécu en paix. Il y a quelques mois une force de la Contra a attaqué la paroisse. Ils ont tout détruit : l’école, le centre médico-social, le centre culturel. Ils ont violé les infirmières et les institutrices, massacré les médecins, de la manière la plus brutale. Ils se sont comportés comme des sauvages. Je vous en supplie, exigez du gouvernement américain qu’il retire son soutien à cette odieuse activité terroriste."

Raymond Seitz avait très bonne réputation, celle d’un homme rationnel, responsable et très bien informé. Il était grandement respecté dans les cercles diplomatiques. Il a écouté, marqué une pause, puis parlé avec une certaine gravité. "Père, dit-il, laissez-moi vous dire une chose. En temps de guerre, les innocents souffrent toujours." Il y eut un silence glacial. Nous l’avons regardé d’un œil fixe. Il n’a pas bronché.

Les innocents, certes, souffrent toujours.

Finalement quelqu’un a dit : "Mais dans le cas qui nous occupe, des ’innocents’ ont été les victimes d’une atrocité innommable financée par votre gouvernement, une parmi tant d’autres. Si le Congrès accorde davantage d’argent aux Contras, d’autres atrocités de cette espèce seront perpétrées. N’est-ce pas le cas ? Votre gouvernement n’est-il pas par là même coupable de soutenir des actes meurtriers et destructeurs commis sur les citoyens d’un état souverain ?"

Seitz était imperturbable. "Je ne suis pas d’accord que les faits, tels qu’ils nous ont été exposés, appuient ce que vous affirmez là", dit-il.

Alors que nous quittions l’ambassade, un conseiller américain m’a dit qu’il aimait beaucoup mes pièces. Je n’ai pas répondu.

Je dois vous rappeler qu’à l’époque le président Reagan avait fait la déclaration suivante : "Les Contras sont l’équivalent moral de nos Pères fondateurs."

Les États-Unis ont pendant plus de quarante ans soutenu la dictature brutale de Somoza au Nicaragua. Le peuple nicaraguayen, sous la conduite des Sandinistes, a renversé ce régime en 1979, une révolution populaire et poignante.

Les Sandinistes n’étaient pas parfaits. Ils avaient leur part d’arrogance et leur philosophie politique comportait un certain nombre d’éléments contradictoires. Mais ils étaient intelligents, rationnels et civilisés. Leur but était d’instaurer une société stable, digne, et pluraliste. La peine de mort a été abolie. Des centaines de milliers de paysans frappés par la misère ont été ramenés d’entre les morts. Plus de 100 000 familles se sont vues attribuer un droit à la terre. Deux mille écoles ont été construites. Une campagne d’alphabétisation tout à fait remarquable a fait tomber le taux d’analphabétisme dans le pays sous la barre des 15 %. L’éducation gratuite a été instaurée ainsi que la gratuité des services de santé. La mortalité infantile a diminué d’un tiers. La polio a été éradiquée.

Les États-Unis accusèrent ces franches réussites d’être de la subversion marxiste-léniniste. Aux yeux du gouvernement américain, le Nicaragua donnait là un dangereux exemple. Si on lui permettait d’établir les normes élémentaires de la justice économique et sociale, si on lui permettait d’élever le niveau des soins médicaux et de l’éducation et d’accéder à une unité sociale et une dignité nationale, les pays voisins se poseraient les mêmes questions et apporteraient les mêmes réponses. Il y avait bien sûr à l’époque, au Salvador, une résistance farouche au statu quo.

J’ai parlé tout à l’heure du "tissu de mensonges" qui nous entoure. Le président Reagan qualifiait couramment le Nicaragua de "donjon totalitaire". Ce que les médias, et assurément le gouvernement britannique, tenaient généralement pour une observation juste et méritée. Il n’y avait pourtant pas trace d’escadrons de la mort sous le gouvernement sandiniste. Il n’y avait pas trace de tortures. Il n’y avait pas trace de brutalité militaire, systématique ou officielle. Aucun prêtre n’a jamais été assassiné au Nicaragua. Il y avait même trois prêtres dans le gouvernement sandiniste, deux jésuites et un missionnaire de la Société de Maryknoll. Les "donjons totalitaires" se trouvaient en fait tout à côté, au Salvador et au Guatemala. Les États-Unis avaient, en 1954, fait tomber le gouvernement démocratiquement élu du Guatemala et on estime que plus de 200 000 personnes avaient été victimes des dictatures militaires qui s’y étaient succédé.

En 1989, six des plus éminents jésuites du monde ont été violemment abattus à l’Université Centraméricaine de San Salvador par un bataillon du régiment Alcatl entraîné à Fort Benning, Géorgie, USA. L’archevêque Romero, cet homme au courage exemplaire, a été assassiné alors qu’il célébrait la messe. On estime que 75 000 personnes sont mortes. Pourquoi a-t-on tué ces gens-là ? On les a tués parce qu’ils étaient convaincus qu’une vie meilleure était possible et devait advenir. Cette conviction les a immédiatement catalogués comme communistes. Ils sont morts parce qu’ils osaient contester le statu quo, l’horizon infini de pauvreté, de maladies, d’humiliation et d’oppression, le seul droit qu’ils avaient acquis à la naissance.

Les États-Unis ont fini par faire tomber le gouvernement sandiniste. Cela leur prit plusieurs années et ils durent faire preuve d’une ténacité considérable, mais une persécution économique acharnée et 30 000 morts ont fini par ébranler le courage des Nicaraguayens. Ils étaient épuisés et de nouveau misérables. L’économie "casino" s’est réinstallée dans le pays. C’en était fini de la santé gratuite et de l’éducation gratuite. Les affaires ont fait un retour en force. La "Démocratie" l’avait emporté.

Mais cette "politique" ne se limitait en rien à l’Amérique centrale. Elle était menée partout dans le monde. Elle était sans fin. Et c’est comme si ça n’était jamais arrivé.

Les États-Unis ont soutenu, et dans bien des cas engendré, toutes les dictatures militaires droitières apparues dans le monde à l’issue de la seconde guerre mondiale. Je veux parler de l’Indonésie, de la Grèce, de l’Uruguay, du Brésil, du Paraguay, d’Haïti, de la Turquie, des Philippines, du Guatemala, du Salvador, et, bien sûr, du Chili. L’horreur que les États-Unis ont infligée au Chili en 1973 ne pourra jamais être expiée et ne pourra jamais être oubliée.

Des centaines de milliers de morts ont eu lieu dans tous ces pays. Ont-elles eu lieu ? Et sont-elles dans tous les cas imputables à la politique étrangère des États-Unis ? La réponse est oui, elles ont eu lieu et elles sont imputables à la politique étrangère américaine. Mais vous n’en savez rien.

Ça ne s’est jamais passé. Rien ne s est jamais passé. Même pendant que cela se passait, ça ne se passait pas. Ça n’avait aucune importance. Ça n’avait aucun intérêt. Les crimes commis par les États-Unis ont été systématiques, constants, violents, impitoyables, mais très peu de gens en ont réellement parlé. Rendons cette justice à l’Amérique : elle s’est livrée, partout dans le monde, à une manipulation tout à fait clinique du pouvoir tout en se faisant passer pour une force qui agissait dans l’intérêt du bien universel. Un cas d’hypnose génial, pour ne pas dire spirituel, et terriblement efficace.

Les États-Unis, je vous le dis, offrent sans aucun doute le plus grand spectacle du moment. Pays brutal, indifférent, méprisant et sans pitié, peut-être bien, mais c’est aussi un pays très malin. À l’image d’un commis voyageur, il œuvre tout seul et l’article qu’il vend le mieux est l’amour de soi. Succès garanti. Écoutez tous les présidents américains à la télévision prononcer les mots "peuple américain", comme dans la phrase : "Je dis au peuple américain qu’il est temps de prier et de défendre les droits du peuple américain et je demande au peuple américain de faire confiance à son président pour les actions qu’il s’apprête à mener au nom du peuple américain."

Le stratagème est brillant. Le langage est en fait employé pour tenir la pensée en échec. Les mots "peuple américain" fournissent un coussin franchement voluptueux destiné à vous rassurer. Vous n’avez pas besoin de penser. Vous n’avez qu’à vous allonger sur le coussin. Il se peut que ce coussin étouffe votre intelligence et votre sens critique mais il est très confortable. Ce qui bien sûr ne vaut pas pour les 40 millions de gens qui vivent en dessous du seuil de pauvreté ni aux 2 millions d’hommes et de femmes incarcérés dans le vaste goulag de prisons qui s’étend d’un bout à l’autre des États-Unis.

Les États-Unis ne se préoccupent plus des conflits de faible intensité. Ils ne voient plus l’intérêt qu’il y aurait à faire preuve de réserve, ni même de sournoiserie. Ils jouent cartes sur table, sans distinction. C’est bien simple, ils se fichent éperdument des Nations unies, du droit international ou des voix dissidentes, dont ils pensent qu’ils n’ont aucun pouvoir ni aucune pertinence. Et puis ils ont leur petit agneau bêlant qui les suit partout au bout d’une laisse, la Grande-Bretagne, pathétique et soumise.

Où est donc passée notre sensibilité morale ? En avons-nous jamais eu une ? Que signifient ces mots ? Renvoient-ils à un terme très rarement employé ces temps-ci - la conscience ? Une conscience qui soit non seulement liée à nos propres actes mais qui soit également liée à la part de responsabilité qui est la nôtre dans les actes d’autrui ? Tout cela est-il mort ? Regardez Guantanamo. Des centaines de gens détenus sans chef d’accusation depuis plus de trois ans, sans représentation légale ni procès équitable, théoriquement détenus pour toujours. Cette structure totalement illégitime est maintenue au mépris de la Convention de Genève. Non seulement on la tolère mais c’est à peine si la soi-disant "communauté internationale" en fait le moindre cas. Ce crime scandaleux est commis en ce moment même par un pays qui fait profession d’être "le leader du monde libre". Est-ce que nous pensons aux locataires de Guantanamo ? Qu’en disent les médias ? Ils se réveillent de temps en temps pour nous pondre un petit article en page six. Ces hommes ont été relégués dans un no man’s land dont ils pourraient fort bien ne jamais revenir. À présent beaucoup d’entre eux font la grève de la faim, ils sont nourris de force, y compris des résidents britanniques. Pas de raffinements dans ces méthodes d’alimentation forcée. Pas de sédatifs ni d’anesthésiques. Juste un tube qu’on vous enfonce dans le nez et qu’on vous fait descendre dans la gorge. Vous vomissez du sang. C’est de la torture. Qu’en a dit le ministre des affaires étrangères britannique ? Rien. Qu’en a dit le premier ministre britannique ? Rien. Et pourquoi ? Parce que les États-Unis ont déclaré : critiquer notre conduite à Guantanamo constitue un acte hostile. Soit vous êtes avec nous, soit vous êtes contre nous. Résultat, Blair se tait.

L’invasion de l’Irak était un acte de banditisme, un acte de terrorisme d’État patenté, témoignant d’un absolu mépris pour la notion de droit international. Cette invasion était un engagement militaire arbitraire inspiré par une série de mensonges répétés sans fin et une manipulation flagrante des médias et, partant, du public ; une intervention visant à renforcer le contrôle militaire et économique de l’Amérique sur le Moyen-Orient et ce faisant passer - en dernier ressort - toutes les autres justifications n’ayant pas réussi à prouver leur bien-fondé - pour une libération. Une redoutable affirmation de la force militaire responsable de la mort et de la mutilation de milliers et de milliers d’innocents.

Nous avons apporté au peuple irakien la torture, les bombes à fragmentation, l’uranium appauvri, d’innombrables tueries commises au hasard, la misère, l’humiliation et la mort et nous appelons cela "apporter la liberté et la démocratie au Moyen-Orient".

Combien de gens vous faut-il tuer avant d’avoir droit au titre de meurtrier de masse et de criminel de guerre ? Cent mille ? Plus qu’assez, serais-je tenté de croire. Il serait donc juste que Bush et Blair soient appelés à comparaître devant la Cour internationale de justice. Mais Bush a été malin. Il n’a pas ratifié la Cour internationale de justice. Donc, si un soldat américain ou, à plus forte raison, un homme politique américain, devait se retrouver au banc des accusés, Bush a prévenu qu’il enverrait les marines. Mais Tony Blair, lui, a ratifié la Cour et peut donc faire l’objet de poursuites. Nous pouvons communiquer son adresse à la Cour si ça l’intéresse. Il habite au 10 Downing Street, Londres.

La mort dans ce contexte devient tout à fait accessoire. Bush et Blair prennent tous deux bien soin de la mettre de côté. Au moins 100 000 Irakiens ont péri sous les bombes et les missiles américains avant que ne commence l’insurrection irakienne. Ces gens-là sont quantité négligeable. Leur mort n’existe pas. Un néant. Ils ne sont même pas recensés comme étant morts. "Nous ne comptons pas les cadavres" a déclaré le général américain Tommy Franks.

Aux premiers jours de l’invasion une photo a été publiée à la une des journaux britanniques ; on y voit Tony Blair embrassant sur la joue un petit garçon irakien. "Un enfant reconnaissant" disait la légende. Quelques jours plus tard on pouvait trouver, en pages intérieures, l’histoire et la photo d’un autre petit garçon de quatre ans qui n’avait plus de bras. Sa famille avait été pulvérisée par un missile. C’était le seul survivant. "Quand est-ce que je retrouverai mes bras ?" demandait-il. L’histoire est passée à la trappe. Eh bien oui, Tony Blair ne le serrait pas contre lui, pas plus qu’il ne serrait dans ses bras le corps d’un autre enfant mutilé, ou le corps d’un cadavre ensanglanté. Le sang, c’est sale. Ça salit votre chemise et votre cravate quand vous parlez avec sincérité devant les caméras de télévision.

Les 2 000 morts américains sont embarrassants. On les transporte vers leurs tombes dans le noir. Les funérailles se font discrètement, en lieu sûr. Les mutilés pourrissent dans leurs lits, certains pour le restant de leurs jours. Ainsi les morts et les mutilés pourrissent-ils, dans différentes catégories de tombes.

Voici un extrait de "J’explique certaines choses", un poème de Pablo Neruda :

Et un matin tout était en feu,
et un matin les bûchers
sortaient de la terre
dévorant les êtres vivants,
et dès lors ce fut le feu,
ce fut la poudre,
et ce fut le sang.
Des bandits avec des avions, avec des Maures,
des bandits avec des bagues et des duchesses,
des bandits avec des moins noirs pour bénir
tombaient du ciel pour tuer des enfants,
et à travers les rues le sang des enfants
coulait simplement, comme du sang d’enfants.
Chacals que le chacal repousserait,
pierres que le dur chardon mordrait en crachant,
vipères que les vipères détesteraient !
Face à vous j’ai vu le sang
de l’Espagne se lever
pour vous noyer dans une seule vague
d’orgueil et de couteaux !
Généraux
de trahison :
regardez ma maison morte,
regardez l’Espagne brisée :
mais de chaque maison morte surgit un métal ardent
au lieu de fleurs,
mais de chaque brèche d’Espagne
surgit l’Espagne,
mais de chaque enfant mort surgit un fusil avec des yeux,
mais de chaque crime naissent des balles
qui trouveront un jour
l’endroit de votre cœur.
Vous allez demander pourquoi sa poésie
ne parle-t-elle pas du rêve, des feuilles,
des grands volcans de son pays natal ?
Venez voir le sang dans les rues,
venez voir
le sang dans les rues,
venez voir
le sang dans les rues ! 2

Laissez-moi préciser qu’en citant ce poème de Neruda je ne suis en aucune façon en trainde comparer l’Espagne républicaine à l’Irak de Saddam Hussein. Si je cite Neruda c’est parce que je n’ai jamais lu ailleurs dans la poésie contemporaine de description aussi puissante et viscérale d’un bombardement de civils.

J’ai dit tout à l’heure que les États-Unis étaient désormais d’une franchise totale et jouaient cartes sur table. C’est bien le cas. Leur politique officielle déclarée est désormais définie comme une "full spectrum dominance" (une domination totale sur tous les fronts). L’expression n’est pas de moi, elle est d’eux. "Full spectrum dominance", cela veut dire contrôle des terres, des mers, des airs et de l’espace et de toutes les ressources qui vont avec.

Les États-Unis occupent aujourd’hui 702 installations militaires dans 132 pays du monde entier, à l’honorable exception de la Suède, bien sûr. On ne sait pas trop comment ils en sont arrivés là, mais une chose est sûre, c’est qu’ils y sont.

Les États-Unis détiennent 8 000 ogives nucléaires actives et opérationnelles. 2 000 sont en état d’alerte maximale, prêtes à être lancées avec un délai d’avertissement de 15 minutes. Ils développent de nouveaux systèmes de force nucléaire, connus sous le nom de "bunker busters" (briseurs de blockhaus). Les Britanniques, toujours coopératifs, ont l’intention de remplacer leur missile nucléaire, le Trident. Qui, je me le demande, visent-ils ? Oussama Ben Laden ? Vous ? Moi ? Tartempion ? La Chine ? Paris ? Qui sait ? Ce que nous savons c’est que cette folie infantile - détenir des armes nucléaires et menacer de s’en servir - est au cœur de la philosophie politique américaine actuelle. Nous devons nous rappeler que les États-Unis sont en permanence sur le pied de guerre et ne laissent entrevoir en la matière aucun signe de détente.

Des milliers, sinon des millions, de gens aux États-Unis sont pleins de honte et de colère, visiblement écœurés par les actions de leur gouvernement, mais en l’état actuel des choses, ils ne constituent pas une force politique cohérente - pas encore. Cela dit, l’angoisse, l’incertitude et la peur que nous voyons grandir de jour en jour aux États-Unis ne sont pas près de s’atténuer.

Je sais que le président Bush emploie déjà pour écrire ses discours de nombreuses personnes extrêmement compétentes, mais j’aimerais me porter volontaire pour le poste. Je propose la courte allocution suivante, qu’il pourrait faire à la télévision et adresser à la nation. Je l’imagine grave, les cheveux soigneusement peignés, sérieux, avenant, sincère, souvent enjôleur, y allant parfois d’un petit sourire forcé, curieusement séduisant, un homme plus à son aise avec les hommes.

"Dieu est bon. Dieu est grand. Dieu est bon. Mon Dieu est bon. Le Dieu de Ben Laden est mauvais. Le sien est un mauvais Dieu. Le Dieu de Saddam était mauvais, sauf que Saddam n’en avait pas. C’était un barbare. Nous ne sommes pas des barbares. Nous ne tranchons pas la tête des gens. Nous croyons à la liberté. Dieu aussi. Je ne suis pas un barbare. Je suis le leader démocratiquement élu d’une démocratie éprise de liberté. Nous sommes une société pleine de compassion. Nous administrons des électrocutions pleines de compassion et des injections létales pleines de compassion. Nous sommes une grande nation. Je ne suis pas un dictateur. Lui, oui. Je ne suis pas un barbare. Lui, oui. Et lui aussi. Ils le sont tous. Moi, je détiens l’autorité morale. Vous voyez ce poing ? C’est ça, mon autorité morale. Tâchez de ne pas l’oublier."

La vie d’un écrivain est une activité infiniment vulnérable, presque nue. Inutile de pleurer là-dessus. L’écrivain fait un choix, un choix qui lui colle à la peau. Mais il est juste de dire que vous êtes exposé à tous les vents, dont certains sont glacés bien sûr. Vous œuvrez tout seul, isolé de tout. Vous ne trouvez aucun refuge, aucune protection - sauf si vous mentez - auquel cas bien sûr vous avez construit et assuré vous-même votre protection et, on pourrait vous le rétorquer, vous êtes devenu un homme politique.

J’ai parlé de la mort pas mal de fois ce soir. Je vais maintenant vous lire un de mes poèmes, intitulé "Mort".

Où a-t-on trouvé le cadavre ?
Qui a trouvé le cadavre ?
Le cadavre était-il mort quand on l’a trouvé ?
Comment a-t-on trouvé le cadavre ?
Qui était le cadavre ?
Qui était le père ou la fille ou le frère
Ou l’oncle ou la sœur ou la mère ou le fils
Du cadavre abandonné ?
Le corps était-il mort quand on l’a abandonné ?
Le corps était-il abandonné ?
Par qui avait-il été abandonné ?
Le cadavre était-il nu ou en costume de voyage ?
Qu’est-ce qui a fait que ce cadavre, vous l’avez déclaré mort ?
Le cadavre, vous l’avez déclaré mort ?
Vous le connaissiez bien, le cadavre ?
Comment saviez-vous que le cadavre était mort ?
Avez-vous lavé le cadavre
Avez-vous fermé ses deux yeux
Avez-vous enterré le corps
L’avez-vous laissé à l’abandon
Avez-vous embrassé le cadavre

Quand nous nous regardons dans un miroir nous pensons que l’image qui nous fait face est fidèle. Mais bougez d’un millimètre et l’image change. Nous sommes en fait en train de regarder une gamme infinie de reflets. Mais un écrivain doit parfois fracasser le miroir - car c’est de l’autre côté de ce miroir que la vérité nous fixe des yeux.

Je crois que malgré les énormes obstacles qui existent, être intellectuellement résolus, avec une détermination farouche, stoïque et inébranlable, à définir, en tant que citoyens, la réelle vérité de nos vies et de nos sociétés est une obligation cruciale qui nous incombe à tous. Elle est même impérative.

Si une telle détermination ne s’incarne pas dans notre vision politique, nous n’avons aucun espoir de restaurer ce que nous sommes si près de perdre - notre dignité d’homme.

Harold Pinter
oOo

© LA FONDATION NOBEL 2005
Traduction Séverine Magois

1. Harold Pinter : Le Retour. Traduction Eric Kahane. Gallimard, 1969

2. Pablo Neruda : " J'explique certaines chose", dans Résidence sur la terre, III. Traduction Guy Suarès. Gallimard, 1972

 

Document syndical Février 2005

Motion syndicale

MOTION SUR LE PROJET DE TRAITE CONSTITUTIONNEL DE L'EUROPE DES 25

I) EXPOSE DES MOTIFS

1) La confédération européenne des syndicats (CES) a approuvé, par décision unanime de son comité directeur, le projet de traité constitutionnel. La réaction de Solidaires est molle : Elle déclare (extrait texte Solidaires repris, notamment dans le bulletin régional de Basse-Normandie n°66) " ... ne peut cependant se satisfaire de cette situation ... ", mais affirme quand même être contre le projet de traité constitutionnel. Elle pose la question " faut-il donner une consigne de vote ? ".

2) L'adoption d'une constitution européenne est un événement majeur qui déterminera une nouvelle distribution des pouvoirs et des pratiques de lutte. En dehors des combats pouvant sembler parfois " hors-la-loi " (aux dires de certains) auxquels nous pouvons participer, nos organisations qui se veulent de transformation sociale ne pourront y déroger, tout au plus en faisant jouer un droit coutumier. (Car le projet constitutionnel composé de 448 articles doit certainement contenir des articles permettant la sauvegarde temporaire de droits locaux, le temps que les protagonistes partent à la " retraite ", afin de ne pas brusquer inutilement le changement libéral qui doit s'opérer sur l'Europe unie.)

3) Il serait impensable, pour une organisation démocratique de lutte que nous sommes, que cette question soit omise lors de notre congrès. Malheureusement, nous n'avons pas de solution idéale à proposer, juste quelques exigences : que cette solution ne soit pas un motif de division, ce qui ne ferait qu'affaiblir notre combat. Et qu'elle permette au plus grand nombre de prendre conscience de ce que l'on est en train de leur voler ; la libre détermination des peuples à disposer de leur économie.

II) ARGUMENTATION

1) L'ensemble du projet de traité constitutionnel repose sur le libéralisme et le prône à tous les niveaux de la société. Le libéralisme deviendrait le socle commun et incontournable de chaque pays membre. Un des principes du libéralisme, en terme de droits sociaux notamment, est le nivellement par le bas.
Ce traité est présenté comme un tout inaliénable sur des parties duquel il serait peut être possible de revenir, afin de les modifier, dans l'avenir. Quel avenir puisqu'il est prévu qu'un veto émis par un état membre bloque toute révision
Son adoption aura donc des conséquences quasiment irréversibles.

2) Pourtant les 130 premiers articles du projet constitutionnel méritent qu'on s'y attarde et certains pourraient même être repris. C'est véritablement à partir de l'article III-130 que sont inscrit les choix politiques du libéralisme et du capitalisme. Voir http://europa.eu.int/eur-lex/lex/fr/index.htm.

3) La " démocratie de basse intensité ", d'après l'économiste Samir Amin, s'obtient lorsque l'idéologie dominante convainc l'ensemble de la société de l'absence d'alternative, et, imposant la séparation politique/économique, soumet la démocratie au marché au lieu d'en assurer leur convergence. Le vote devient alors sans grande influence puisque les candidats proposent la même politique économique qu'est la soumission au marché.

4) Dans cette future démocratie de basse intensité qui se laisse dessiner, la citoyenneté et la conscience de classe sont dissoutes dans le spectacle de comédie politique et dans la consommation de marchandises. Émerge alors le concept de syndicat apolitique où l'inégalité de richesse devient l'indicateur de réussite personnel, et où les consciences communautaires prennent lieu et place de la conscience de classe. C'est évidemment à l'opposé de cela qu'il faut aller.

5) Le capitalisme porte en lui des mécanismes autodestructeurs pour le monde (qui doivent évidemment être endigués) dont les symptômes transparaissent dans le traité. La dernière signature du traité est celle de Tony Blair et de son ministre des affaires étrangères, célèbre pour avoir déclaré la guerre à l'Irak. Il est impérieusement nécessaire de mettre un frein à l'impérialisme occidental.

6) Ce projet de traité n'est pas défendable en conséquence de quoi nous l'estimons comme inadoptable dans sa globalité mais si le choix devait se porter sur la conservation de certains pans du projet, quels sont les articles à retirer du projet de constitution européenne ?

A) Ceux qui accordent une totale autonomie à la banque centrale. Car l'autorité politique européenne doit pouvoir décider la politique de sa monnaie. Sinon, les hauts fonctionnaires de la banque centrale européenne ne seront soumis à aucune décision politique, tel une Eglise protégée par le principe de séparation, et seront les gardiens du temple du nouveau dieu Argent. La banque centrale n'est pas une Eglise. Et l'Argent n'est pas une religion.

B) Ceux qui font référence aux traités de l'Atlantique Nord ou à l'OTAN et d'une manière générale à tout organisme non européen à l'exception de l'ONU. Car d'une manière générale, les accords militaires extérieurs n'ont pas à figurer dans une constitution. Et en particulier, certains de ces accords qui sont à l'origine de la participation de plusieurs pays d'Europe aux différentes guerres récentes (Serbie, Afghanistan, Irak) ne sont pas opportun de réactiver. Ils datent de l'époque révolue de la guerre froide.

C) Ceux qui évoquent le " terrorisme ". Car le terme de terrorisme est un terme de propagande pour appuyer une politique outre-atlantique de frappe préventive, qui constitue une aberration en terme de droit international.

D) Ceux qui imposent le libéralisme et la politique commerciale qui en est liée. Car la constitution ne doit pas fixer la politique commerciale européenne. C'est aux députés, à une instance politique européenne ou national légitime et libre, qui revient de définir cette politique.

E) Ceux qui imposent le capitalisme et la politique monétaire qui en est liée. Car la constitution ne doit pas fixer la politique de redistribution des richesses. C'est aux députés, à une instance politique européenne ou national légitime et libre, qui revient de définir cette politique.

F) Ceux qui nient les droits sociaux élémentaires des citoyens et des travailleurs et remettent en cause les fondements d'une réglementation permettant le contrôle de l'application du droit. Un projet constitutionnel doit servir l'intérêt général et non être au service des intérêts particuliers d'une classe sociale dominante parce qu'elle détient les rouages économiques.

7) Il est probable que le projet constitutionnel sera adopté dans plusieurs des 25 pays membres. Aussi, il est important que des organisations quelles qu'elles soient (associations, syndicats...), quelle que soit leur taille, leur importance, leur portée... s'expriment résolument contre ce projet et le fassent savoir ou qu'au minimum que les articles décrits ci-dessus soient contestés avant leur institutionnalisation constitutionnelle.

III) PROPOSITIONS DE VOTE

(a) Question n°1 :
Notre syndicat doit-il s'exprimer sur le projet de traité constitutionnel ?

OUI

NON

---------------------------------------
Si le vote est oui à la 1ère question, il faut voter sur la seconde

(b) Question n°2 : Notre syndicat doit-il faire campagne pour appeler à voter contre le projet de traité constitutionnel ?

OUI

NON

---------------------------------------
(c) Question (subsidiaire) 2 bis :
Nous organisons avec tous ceux qui le souhaitent, une pétition européenne d'appel à voter contre ce projet.

OUI

NON

---------------------------------------
Si le vote est non à la seconde question, il faut voter à la troisième

(d) Question n°3 :
Notre syndicat doit-il faire campagne pour appeler à voter pour le projet de traité constitutionnel en biffant les articles : Art I-30, Art I-41 n°2 §2 , Art I-41 n°7 §2, Art I-43, Art III-130à132, Art III-142, Art III-144à148, Art III-153, Art III-156à160, Art III-164, Art III-166, Art III-167 n°1, Art III-176à178, Art III-181à183, Art III-185, Art III-188 ?. Et ainsi de suite basé sur le même critère de censure.

OUI

NON

---------------------------------------
(e) Question (subsidiaire) n°3 bis : Nous organisons avec tous ceux qui le souhaitent, une pétition européenne pour le retrait de ces articles du projet de constitution. Afin que le cas échéant, ces articles soient considérés caduc (parce que rejetés par une majorité de citoyens européens sur la base d'une argumentation juridiquement opportune relative à la définition d'une constitution démocratique).

OUI

NON
----------------------------------------

Résultat : Le Congrès de SUD-Travail Affaires Sociales appel à voter contre le projet de Traité Constitutionnel Européen.

 
Web 2005

Actualité d'Amnesty international :
1 200 parlementaires appellent à la fermeture de Guantánamo

Amnesty International ne s'est pas contentée d'appeler à la fermeture de Guantánamo, elle a également présenté une nouvelle fois au gouvernement des États-Unis ses recommandations visant à mettre un terme aux détentions illégales, à Guantánamo et ailleurs. Cette fois, ses recommandations bénéficiaient du soutien de plus de 1 200 parlementaires du monde entier :

Liste des 1 200 parlementaires signataires

Dans certains pays, comme en Belgique et en Irlande, des représentants du Parlement ont accompagné les militants d'Amnesty International au cours des différents événements et manifestations.

 
Web 2005

Discution sur ce que doit contenir notre Constitution

Tout démocrate dument informé que nous sommes, a le devoir d'investire cette question. Car notre absence en se domaine permet à une élite, dominante dans la sphère économique et militaire, de proposer comme nous l'avons amèrement constaté, une Constitution caricaturale.

Nous pourrions résumer un but premier qui devrait être garantie par la Constitution comme : Le droit a tout homme d'avoir un travail qui sert à la société et de bénéficier de façon égale aux autres, à la richesse produite. S'adjoint deux autres buts annexes que sont une organisation qui évite la dégradation sociologique et écologique, c'est à dire qui évite que le but premier ne soit dans l'avenir entravé du fait de la dégradation de la situation sociale et matériel des hommes ou du fait de la disparition des ressources naturelles.

Cette base est a peu près consensuelle à part le principe du salaire égal, car d'après le philosophe Hegel, l'apparition de l'Etat s'explique par la nécessité de légitimer les privilèges de la classe dominantes....

Nous démontrons donc que la question fondamentale qui apparait lorsque l'on developpe ce principe n'est pas la monnaie ni l'économique ni le commerce comme on a essayer de nous le faire croire, mais est la question de la propriété privé telle qu'elle est introduite dans le texte des droits de l'homme dans le préambule de la Constitution française.

.../...

Dom Mabb
 

Document syndical 15 Novembre 2010

Dossier de presse :

Non à la Guerre, non à l'OTAN !
 
Solidaires Calvados est présent dans la délégation
du Réseau d'Alerte contre la Guerre qui se rend à Lisbonne
pour participer aux initiatives internationales
du 19 au 21 novembre

L'OTAN (Organisation du Traité de l'Atlantique Nord) tient son sommet à Lisbonne, pour annoncer la poursuite de la campagne militaire en Afghanistan (avec occupation du pays et intervention militaire au Pakistan voisin) « aussi longtemps que nécessaire » (Dixit le président Sarkozy), et pour annoncer un « nouveau concept stratégique » par lequel, grosso modo, elle entend se substituer progressivement à l'ONU dans l'organisation militaire du monde.

Depuis des mois, un travail collectif est organisé dans le Calvados entre de nombreuses associations, organisations politiques et syndicales (Solidaires, FSU, CGT CHS) pour préparer cette délégation à Lisbonne.

Après la réintégration de la France dans l'OTAN par décision autocratique du président Sarkozy, ces manifestations sont encore plus d'actualité. Mais notre engagement dans cette dynamique collective va au delà d'enjeux « français ». Il s'agit de dénoncer les exactions commises sous la bannière de l'OTAN en Afghanistan et au Pakistan, de poser publiquement des débats sur le rôle de l'OTAN, le pourquoi de ses politiques agressives, la nécessité de mouvements anti-guerre forts, le retraits des troupes d'occupation de l'Afghanistan,...

Le point culminant en sera la manifestation internationale du 20 novembre à Lisbonne dénonçant les politique militaires et nucléaires agressive de l'OTAN.

Et le choix de cette capitale n'est pas le fruit du hasard, c'est ici que fut signé le traité de Lisbonne, pâle copie du TCE qui a été massivement rejeté en France par le référendum du 29/05/2005 avec 55% de Non, et dont l'union Solidaires, les syndicats SUD, ont été parmi les premiers à le dénoncer. « /... Concernant la défense, ce traité est belliciste et soumis à l'OTAN, le militarisme est officiellement encouragé. C'est d'ailleurs le seul cas où le traité encourage des dépenses publiques. Les interventions militaires à l'étranger sont encouragées. Sont ainsi autorisées, de fait, toutes les aventures militaires.../ ». Et de plus, on notera avec quelle désinvolture se sont retrouvées en dernières places des signatures du projet de Traité établissant une Constitution pour l'Europe (TCE) (tel qu'il a été soumis au référendum), celle de M. Tony Blair et de son ministre des affaires étrangères, tous les deux passibles de poursuite devant la Cour Pénale Internationale pour avoir engager la guerre en Irak au coté des Etats-Unis sur la base d'un mensonge avéré et monté de toutes pièces, sur la prétendue détention d'armes de destruction massive.

OTAN - AFGHANISTAN
NI GUERRE - NI ALLIANCE MILITAIRE
PAIX - LIBERTE - DEMOCRATIE

Cette sale guerre est une impasse. Dans un pays détruit par 30 années d'occupations étrangères et de guerres civiles, la reconstruction de l'Afghanistan sera difficile. Cela passera par une aide civile et financière de la part des pays qui participent ou cautionnent cette guerre et cette occupation, en réparation des dommages infligés au pays et à ses habitants. Cela exige en premier lieu l'arrêt des opérations militaires et le retrait des troupes de l'Otan afin de rendre au peuple afghan son indépendance et les clefs de la reconstruction du pays.

Donner sans corrompre. Donner les moyens aux peuples de disposer. Ils se retourneront d'eux- mêmes contre les réseaux armés bellicistes qui vivent en leur sein quand ils n'en auront plus besoin. Nous partageons ainsi l'analyse de Georges Lefeuvre (Monde diplomatique Octobre 2010 ): « /... Adapter la diplomatie occidentale à la complexité des conflits, exige d'aller an delà des pratiques ordinaires. Redonner enfin la parole à des populations ostracisées serait vécu par elles, non comme une victoire clinquante, mais comme un honneur gagné. Et les armées les plus puissantes du monde n'auraient pas à subir le désagrément, non d'une défaite cinglante, mais d'un retrait sans gloire.»

Les principes sont relativement simples : Nous nous fondons sur la capacité infinie de révolte propre à l'homme face à l'oppression, à l'arbitraire et à l'exploitation, qu'elles soient de nature militaire, religieuse ou capitaliste, et sur la solidarité entre les travailleurs de tous les pays, pour assurer son émancipation et le développement de la paix, de la liberté et de la justice sociale partout dans le monde.

La guerre et son cortège d'atrocités : - Les rares prisonniers, car la plus part sont tués au cours de combats, si on peut appeler cela des combats, et auxquels on ne reconnaît pas le statut de combattant, le statut de prisonnier de guerre, parfois dans des prisons secrètes, ou à la célèbre prison de Guantanamo, certains emprisonnés depuis bientôt 9 ans, sans jugement, subissant de mauvais traitements, en violation des conventions de Genève..., - les « dégâts collatéraux » et les « bavures » cyniquement appelés ainsi : Des missiles lancés sur la foule au cours d'une cérémonie de mariage ou d'un enterrement comme cela a été, ou sur des convois civiles..., des bombes aux phosphores, armes prohibées, lancées sur des habitations, - des enquêtes de l'ONU qui n'ont pas lieu car annulées par un veto des Etats-Unis, - une débauche de technologies mortifères, drones de combat, pour surprendre et commettre des bombardements ciblés, qui en d'autres lieux s'appelleraient attentats ou assassinats, et dont les frasques sont quelques fois annoncées par les médias sur un ton laconique. Tuer des « talibans » comme on tuerait des c.... Honte à ceux qui prodiguent un tel traitement inhumain, dénis des valeurs de droits de l'homme, de démocratie et de solidarité entre les peuples. L'intervention occidentale est un échec militaire, et un fiasco moral sans précédent, qui se traduit par la mort de milliers d'hommes, civils ou combattants, décimés dans le plus grand arbitraire, par des actions commanditées et planifiées, par le commandement militaire de l'OTAN. Cette situation ne peut qu'horrifier toute personne attachée aux valeurs de démocratie, des droits de l'homme et de liberté. La guerre dont on a oublié la cause initiale sert des intérêts capitalistes obscurs qui n'ont rien à voir avec la défense de ces valeurs. On ne fait pas la guerre pour imposer notre forme de démocratie, ni nos moeurs, cela est un non sens, car la guerre est le contraire de la démocratie, et est le contraire des moeurs que le bourgeois qualifie de « civilisés ».

OTAN - AFGHANISTAN
UNE MACHINE DE GUERRE ET DE DOMINATION

Cette guerre s'inscrit dans une stratégie nouvelle, plus large, de l'OTAN, basée sur la force et la menace pour défendre les intérêts du camp occidental, accaparer les ressources et assurer sa domination.

Il est impérieusement nécessaire de mettre un frein à l'impérialisme occidentale : Retrait des troupes. Arrêt des combats. Diminution des dépenses militaires. C'est à l'ONU qu'il convient de gérer les conflits internationaux et d`empêcher les guerres, en mettant en exergue les protagonistes autour d'une table et en jouant le rôle d'arbitre avec toute l'impartialité nécessaire, et non à une alliance militaire occidentale aux intérêts capitalistes cachés (complexe militaro-industrielle et stratégie de domination et d'accaparement des ressources), dont la raison d'être a disparu avec la dissolution du Pacte de Varsovie et l'effondrement de l'URSS avec la fin de la guerre froide.

Aussi immoral et choquant que cela est, l'Afghanistan est devenu un champ d'expérimentation pour les nouvelles stratégies de guerre de l'OTAN. La guerre engendre l'insécurité et auto­entretien artificiellement la nécessité d'une défense militaire. C'est un cercle vicieux liberticide et mortifère, dont il faut sortir au plus vite.

Le gouvernement, par le biais de son ministre Hortefeux n'hésite pas à exploiter les tensions créées par cette guerre pour solliciter des réflexes de peur en lançant des alarmes, la veille de grandes manifestations. Pas de chance Monsieur Hortefeux, il n'y a point en d'attentat, et les manifestations ont été un succès inégalé, réunissant près de 4 millions de personnes dans la rue pour défendre les acquis sociaux. Ce combat n'est pas une victoire que pour les travailleurs en France, il est perçu dans tous les pays du monde comme un espoir nouveau, comme en témoignent les nombreux messages de soutien que nous recevons. La loi confisquant en partie nos retraites est mort-née avant même sa promulgation, toute l'opposition ayant annoncé son retrait programmé au prochain quinquennat dans 2 ans, et nous n'avons pas renoncé à faire plier le patronat d'ici là. Nous remettrons en route le processus historique de progression des acquis sociaux, améliorant le dispositif de salaire différé socialisé par répartition, en ponctionnant les ressources nécessaires parmi les gains de productivité considérables apportés par la technologie, et en partageant le travail. Et ne comptez pas, mesdames messieurs les membres du gouvernement, sur les salariés, pour que nous acceptions de payer vos crises financières, ni vos guerres impérialistes.

Nous refusons que les gouvernements, qui justifient les plans de licenciement et les attaques sur les services publics au nom de la crise, utilisent des milliards d'euros pour 1'occupation militaire de 1'Afghanistan.
Nous refusons que le manque d'avenir donné à la jeunesse soit utilisé comme argument pour l'enrôler dans l'armée pour défendre des intérêts qui ne sont ni les siens ni ceux du peuple afghan.
 

Pour l'Union syndicale Solidaires Calvados
Dom Mabb
 
 

 

 
Document syndical 6 Juin 2011
 
EXTRAIT DE LA BROCHURE « UNION SYNDICALE SOLIDAIRES
5ème CONGRES NATIONAL VILLEFRANCHE SUR SAONE 6 AU 10 JUIN 2011 »

 

Commision F
Ref F.1

[R2-1] 2.5 +
Solidfaires Calvados
Amendement maintenu

Solidaires Calvados
[R 2-1] 2-5

Ajouter le paragraphe [R 2-1] 2.5 suivant : « La France compte 17 millions de salariés. L'inspection du travail garant d'un code du travail protecteur des salariés, doit accroître significativement ses effectifs pour effectuer davantage de contrôles sur les lieux de travail et répondre aux attentes des salariés. Le service « renseignements en droit du travail » doit se développer pour pouvoir répondre aux demandes des salariés. Et les tribunaux prud'hommaux doivent accroître significativement leurs sites et leurs effectifs, pour que la justice sociale soit rendue. Et l'indépendance des magistrats (doit être) garantie, afin que les institutions de la république garantissent l'état de droit. Le code du travail doit être amélioré. A cet effet les 111 propositions de Sud-Travail pour un nouveau code du travail protecteur des salariés pourra servir de base revendicative ».


Commision F
Ref F.3
[R2-1] 3.1 +

Solidfaires Calvados
Amendement maintenu

Solidaires Calvados
Ajouter après le [R2-1] 3.1 le paragraphe suivant (et renuméroter les autres paragraphes) : « L'intérêt général est en France une notion noble, éminente, distincte de la somme des intérêts particuliers. Il s'ensuit une distinction franche entre le public et le privé, que matérialise dans notre pays un service public important fondé sur des principes spécifiques égalité, continuité, laïcité et une fonction publique qui en est le coeur, et qui est composée d'agents qui assument un rôle de cohésion sociale reconnu par l'ensemble des citoyens »

La commission des résolutions estime pour ce dernier amendement que cela est déjà redit ailleurs... Nous avons lu les textes et nous ne sommes pas arrivés à la même conclusion. En effet les textes ne reprennent pas la notion noble éminente distincte de la somme des intérêts particuliers qu'est l'intérêt général, ils ne reprennent pas la distinction franche entre le public, et le privé qui en résulte et qui ne se résume pas au caractère marchand ou pas. Ils ne reprennent pas le fait que l'intérêt général légitime la constitution d'un service publique important et que la fonction publique en est son coeur, et qu'elle est composée d'agents qui assument un rôle de cohésion sociale reconnu par l'ensemble des citoyens.

(Rapporteur : Dom Mabb)

...

 
Web 2011

Zacarias Moussaoui, citoyen français, né le 30 mai 1968 à Saint-Jean-de-Luz, est condamné le 3 mai 2006 par le tribunal fédéral d'Alexandria en Virginie (États-Unis), à la prison à perpétuité sans possibilité de remise de peine, pour complicité avec les auteurs des attentats du Pentagone et du World Trade Center qui ont eu lieu le 11 septembre 2001. Zacarias Moussaoui, bien qu'en prison au moment des faits, est accusé d'avoir « activement participé » par son silence à la conspiration terroriste. Notez qu'il était en prison lors des attentats, et qu'il n'a pas était reconnu comme commenditaire. N'ayant tuer personne, le tribunal n'a pas osé le condamner à mort grace à une seul voie du jury parrait-il....

Extrait du courrier international | The Independent | John Lichfield | 9 Septembre 2011

11 Septembre • "J'aime mon fils Zacarias Moussaoui plus que jamais"

Zacarias Moussaoui, le “20e pirate de l’air”, va passer le restant de ses jours dans une prison américaine, accusé de complicité. Sa mère, une femme énergique et engagée, lui garde tout son soutien.


Reproduction d'une photo non datée prise à Londres de Zacarias Moussaoui,
lors de la remise de son doctorat international de commerce.                 (AFP)

Le portrait de Zacarias Moussaoui à 20 ans est accroché au mur du salon de sa mère. Il y arbore un visage ouvert, confiant. D'autres clichés décorent la petite villa d'Aicha El-Wafi, en lisière de la cité viticole et médiévale de Narbonne : Zacarias bébé, Zacarias étudiant, barbu et souriant à Londres. A partir de 1982, c'est dans cette maison qu'il a été élevé avec son frère et ses soeurs à l'ombre du figuier dans le jardin qui donne sur l'une des lagunes de la côte languedocienne.

"Je pense souvent au garçon qu'était Zacarias quand nous nous sommes installés dans cette maison ; il avait alors 13 ans, dit Mme El-Wafi. Il a toujours été gentil, très affectueux." Pour le reste du monde, Zacarias Moussaoui, 43 ans, est le "20e pirate de l'air", un homme à l'air sinistre, au visage rond, renfrogné, mangé de barbe. Un homme qui a maudit l'Amérique et les Juifs pendant son procès qui s'est déroulé dans un climat souvent étrange à Alexandria, en Virginie, en 2006.

Il est la seule personne à avoir été jugée spécifiquement pour avoir pris part aux attentats du 11-Septembre 2001. Depuis, de nombreux doutes ont été soulevés quant à son rôle dans la conspiration - si tant est qu'il en ait joué un. En mai 2006, Zacarias Moussaoui a été condamné à la prison à vie sans possibilité de liberté conditionnelle, et à l'isolement dans "l'Alcatraz des Rocheuses" - le centre pénitencier administratif de haute sécurité de Florence, dans le Colorado. Sa mère ne lui a plus parlé et n'a plus reçu de réponse à ses lettres depuis près de six ans. Les autorités américaines affirment qu'il refuse de lui parler. Elle pense que l'isolement lui a été imposé et fait partie de sa punition.

Mme El-Wafi est convaincue que Moussaoui n'avait rien à voir avec les attentats du Pentagone et du World Trade Center. Selon elle, il est "puni pour ce qu'il a dit [pendant son procès], pas pour ce qu'il a fait. Il était le bouc émissaire idéal." Elle reconnaît que, alors qu'il était étudiant à Londres, entre 1993 et 1995, il est devenu islamiste et extrémiste sans qu'elle le sache. La faute, pour elle, revient notamment au fait qu'elle ait divorcé : quand il avait 4 ans, elle a quitté son père, un homme violent. Elle attribue aussi son évolution à deux incidents "blessants" durant son adolescence en France.

Ainsi, un jour, le conseiller d'orientation de son établissement scolaire l'a poussé vers des études techniques, alors qu'il avait toujours été un excellent élève. "Les sous-entendus étaient clairs : il n'était qu'un Arabe et il n'aurait besoin de rien de plus," dit-elle. La deuxième "blessure psychologique" remonte au jour où le père de son amour d'adolescence l'a chassé, une fois encore parce qu'il était arabe. "Ne t'imagine pas que tu mettras un jour les pieds sous ma table," lui aurait-il dit.

Depuis dix ans, Mme El-Wafi, 65 ans, défend publiquement son fils tout en faisant campagne contre les formes extrémistes de l'islam. Elle s'est liée d'amitié avec des familles de victimes du 11 septembre. Elle a aussi rejoint le mouvement féministe Ni putes ni soumises, qui s'efforce de convaincre les Françaises d'origine arabe et africaine de résister à l'oppression masculine. Elle donne des conférences dans les collèges et les lycées pour mettre en garde les jeunes filles d'origine maghrébine contre les méfaits des mariages arrangés. A 14 ans, Aicha avait été mariée, au Maroc, à un homme qu'elle ne connaissait pas.

Elle rejette avec colère les formes radicales et extrémistes de l'islam, qu'elle considère comme une "perversion", une "obsession pour le pouvoir" qui n'a "rien à voir avec le véritable islam, qui est une affaire d'amour, de respect et de tolérance". Mais elle est persuadée que l'islam radical n'est qu'en partie responsable des événements du 11 septembre 2001. "C'est aussi Bush, commente-t-elle. Je pense que le gouvernement Bush a voulu que ça ait lieu, même s'il n'a pas été directement impliqué. Je pense qu'Oussama ben Laden a toujours travaillé en étroite collaboration avec les Américains - je veux dire le gouvernement américain, pas le peuple américain. Tout ça était lié au pouvoir et à l'argent. Bush cherchait un prétexte pour attaquer l'Irak."

Mme El-Wafi se montre chaleureuse et éloquente, mais elle ne décolère pas depuis dix ans. Elle en veut à la France qui, dit-elle, a appris à son fils à être français avant de lui faire comprendre qu'il n'était pas assez bien pour l'être. Elle en veut à la Grande-Bretagne qui, à Londres, laisse toute liberté aux prédicateurs radicaux, lesquels, dit-elle, ont converti son fils à une forme "empoisonnée, pervertie" de l'islam. Elle en veut à son deuxième fils, Abd Samad Moussaoui qui, soutient-elle, a aidé les services de sécurité français dans leur enquête sur Zacarias après le 11 septembre.

Curieusement, peut-être, elle ne parvient pas à en vouloir à Zacarias lui-même. Arrêté aux Etats-Unis un mois avant les attentats pour une infraction mineure aux lois sur l'immigration, il se trouvait en détention dans le Minnesota au moment des attaques. Lui aussi avait suivi des cours de pilotage et des programmes de simulation de vol (auxquels il avait échoué) aux Etats-Unis. Selon une version des faits, il était un membre "remplaçant" du commando. D'après une de ses déclarations contradictoires - sur laquelle il est ensuite revenu -, il aurait dû faire partie d'une autre opération avec Richard Reid, le terroriste aux chaussures explosives. Il a été condamné pour conspiration en vue d'acte terroriste et tentative de détournement et destruction d'avion.

"En ce qui me concerne, j'estime que les gens qui l'ont condamné à passer le restant de ses jours dans une cellule souterraine de quatre mètres carrés, simplement pour avoir dit des choses, sont des monstres. Et vous pouvez écrire `MONSTRES' en lettres majuscules", déclare sa mère.

Aicha El-Wafi est une battante. Mariée à un homme qui la brutalisait, elle l'a quitté alors qu'elle n'avait qu'une vingtaine d'années et était déjà mère de quatre enfants. Elle a travaillé comme couturière et comme blanchisseuse avant de trouver un poste à France Télécom. Elle a assez économisé pour s'acheter un lopin de terre et y construire sa petite maison aux environs de Narbonne, en 1982.

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Web septembre 2011

Discours de Salvador Allende à l'ONU en 1972 (Extraits) :

Extraits du discours

Salvador Allende est ovationné par l'Assemblée Générale de l'ONU.

Un ans après, a lieu le coup d'État militaire au Chili, le 11 septembre 1973, un coup d'État commandité par les État-unis, où Salvador Allende est assassiné.

Ce coup d'État commandité par les USA a pu se réaliser à cause de la traîtrise des militaires chiliens, une sorte de "réseau gladio" au Chili !.

Le dernier discours de Salvador Allende : https://youtu.be/taTLDagiqG0
LA BATAILLE DU CHILI 1 : L'insurrection de la bourgeoisie :
LA BATAILLE DU CHILI 2 : Le coup d'état militaire du 11 septembre :
LA BATAILLE DU CHILI 3 : Le pouvoir au Chili :
LA BATAILLE DU CHILI 4 : Une histoire chilienne :
LA BATAILLE DU CHILI 5 : Le cas Pinochet :

 

Guantanamo, faits et chiffres, chronologie

AMNESTY INTERNATIONAL
SYNTHÈSE DESTINÉE AUX MÉDIAS
AMR 51/100/2011
AILRC-FR
16 décembre 2011
 
Web 2012

Amnesty international

Guantanamo : une décennie d'atteintes aux droits humains


Le centre de détention de Guantanamo est devenu un symbole de la torture.
© Ministère de la Défense des États-Unis

En s'abstenant de fermer le centre de détention de Guantanamo Bay, le gouvernement des États-Unis lègue un héritage toxique en matière de droits humains, a déclaré Amnesty International à l'occasion du 10e anniversaire des premiers transferts de détenus vers cette prison américaine tristement célèbre.

Dans un rapport publié à l'approche de cette date anniversaire :

Guantanamo : une décennie d'atteintes aux droits humains

Amnesty International met en lumière le traitement illégal infligé aux prisonniers de Guantanamo et expose en quoi ce centre de détention constitue encore une atteinte aux droits humains :

Rapport (16-decembre-2011).pdf

« Guantanamo est devenu le symbole de 10 années de non-respect systématique des droits humains dans la réponse apportée par les États-Unis aux attentats du 11 septembre 2001. Le gouvernement américain a foulé aux pieds les droits fondamentaux dès les premiers transferts de prisonniers. Alors que Guantanamo entame sa 11e année d'existence, ces manquements se poursuivent », a indiqué Rob Freer, chercheur d'Amnesty International sur les États-Unis.

Malgré la promesse faite par le président Barack Obama de fermer le centre de détention de Guantanamo avant le 22 janvier 2010, 171 hommes y étaient toujours incarcérés à la mi-décembre 2011. Au moins 12 prisonniers transférés à Guantanamo le 11 janvier 2002 y sont toujours détenus. L'un d'entre eux purge une peine de réclusion à perpétuité après avoir été déclaré coupable par une commission militaire en 2008. Les 11 autres n'ont toujours pas été inculpés.

Le gouvernement de Barack Obama - en fait de larges sections des trois branches du gouvernement fédéral - ont adopté le cadre de la « guerre » mondiale mis en place sous le gouvernement de George W. Bush. Le gouvernement a ainsi affirmé en janvier 2010 qu'une cinquantaine de détenus de Guantanamo ne pouvaient être ni inculpés ni libérés, mais devaient être maintenus en détention militaire pour une durée indéterminée, sans inculpation ni jugement, au titre de l'interprétation unilatérale que font les États-Unis des lois de la guerre.

« Tant que les États-Unis n'aborderont pas la question de ces détentions sous l'angle des droits humains, l'héritage de Guantanamo perdurera, qu'il soit fermé ou non », a expliqué Rob Freer.

Ce centre de détention, établi quatre mois après les attentats du 11 septembre sur une base navale américaine à Cuba, est devenu un symbole de torture et de mauvais traitements.

Parmi les prisonniers qui y sont toujours incarcérés, certains ont été victimes aux mains des États-Unis d'actes de torture et de disparitions forcées avant d'être transférés à Guantanamo. L'obligation de rendre des comptes n'a pas ou presque été mise en oeuvre pour ces crimes relevant du droit international commis dans le cadre d'un programme de détentions secrètes ayant reçu l'aval du président. Le gouvernement américain a systématiquement bloqué les démarches d'anciens détenus visant à obtenir des réparations pour ces violations des droits humains.

En 10 ans, seul un des 779 détenus incarcérés à la base a été transféré aux États-Unis pour être jugé devant un tribunal fédéral de droit commun. D'autres ont comparu devant des commissions militaires dans le cadre de procès iniques. Le gouvernement a aujourd'hui l'intention de requérir la peine de mort contre six détenus jugés dans ces conditions.

Le gouvernement de Barack Obama fait porter la responsabilité de son incapacité à fermer Guantanamo sur le Congrès, qui n'a pas veillé, il est vrai, à ce que les États-Unis respectent les principes internationaux relatifs aux droits humains dans ce contexte.

« Aux termes du droit international, ni le droit national ni la politique ne peuvent être invoqués pour justifier le fait de ne pas honorer les obligations inscrites dans les traités. Une branche du gouvernement ne saurait faire porter le chapeau à une autre pour les manquements d'un pays envers les droits humains. Le droit international exige de trouver des solutions, pas des excuses », a conclu Rob Freer.

 
Dom Mabb a changé sa photo de profil.
21 janvier 2012

 
 
Dom Mabb a changé sa photo de profil.
21 janvier 2012

 
 
Document syndical 21 septembre 2012
 
TEXTE PRÉPARATOIRE
AU COMITÉ DÉPARTEMENTAL SOLIDAIRES DU 21 SEPTEMBRE
Contribution au débat par le secrétaire adjoint

I) Contexte politique

L'Assemblé Nationale et le Sénat ont une majorité de gauche (néanmoins insuffisante pour modifier la Constitution). F. Hollande est président de la République. Le traité de Lisbonne, largement rejeté par voix référendaire mais néanmoins adopté par la majorité de droite précédente, pour sa partie concernant le libre échange, la concurrence et la banque centrale européenne, engage le pays dans une politique néo-libérale difficilement renégociatiable avec les autres pays.... Cependant la Constitution contient encore quelques atouts :

Le premier alinéa du préambule de la Constitution française dit : « Le peuple français proclame solennellement son attachement aux Droits de l'Homme et aux principes de la souveraineté nationale tels qu'ils ont été définis par la Déclaration de 1789, confirmée et complétée par le préambule de la Constitution de 1946, ainsi qu'aux droits et devoirs définis dans la Charte de l'environnement de 2004. »

Le 9ieme alinéa du préambule de la Constitution de 1946 dit: « Tout bien, toute entreprise, dont l'exploitation a ou acquiert les caractères d'un service public national ou d'un monopole de fait, doit devenir la propriété de la collectivité. »

II) Condition de travail

Un chômage de masse, un SMIC très insuffisant, les minimums sociaux très insuffisant. Le logement social est très insuffisant. La sécurité sociale rembourse de plus en plus mal les frais de santés. L'âge de la retraite est reculé, et les pensions sont réduites....

Les CDI se raréfient. Les CDD et l'intérim deviennent omniprésent, ce qui signifie réembauche et précarisation à la tête du client.

La RGPP dans la fonction publique d'État se résume en 7 points : 1_ Regroupement d'administrations publiques ou de services n'ayant aucun rapport entre eux dans des mêmes locaux. 2_ Réduction des effectifs par non remplacement des départs en retraite, en demandant à ceux qui restent de prendre en charge les dossiers de ceux qui partent. 3_ Externalisation des tâches qui peuvent l'être. 4_ Introduction de méthode managérial issus du privé. 5_ Primes distinctes à chaque poste et au résultat. 6 Remise en cause de la garantis d'emploi du fonctionnaire. 6 Recrutement de contractuels et d'intérimaires en lieu et place de fonctionnaires.

Une dégradation importante des conditions du travail est du à la modernité ; contrôles informatisés, asservissement du travailleur, abolition des temps morts et des distances, spécialisations et centralisation des tâches. Exigence d'une plus grande concentration sur un travail de plus en plus limité en terme d'initiative....

La loi sur les 35h n'est toujours pas appliquée dans certaines entreprises.

Le chantage à la fermeture d'usine sous prétexte de la concurrence est de plus en plus utilisé pour obtenir des accords d'entreprise défavorables aux salariés. La hiérarchie des normes (qui assure qu'un accord local ne peut pas être moins favorable au salarié que ce qu'accorde la loi ou un accord plus générale) doit être défendue.

Les fermetures d'établissements pour optimiser les revenus de l'entreprise mère (nationale ou multinationale) deviennent la norme. C'est l'évolution du capitalisme qui passe d'un capitalisme paternaliste attaché aux outils de productions, au capitalisme financier attaché à la seule valeur spéculative fluide.

Le non travail de nuit, le repos dominical, et le deuxième jour de repos consécutif par semaines sont remis en cause ou non encore acquis dans certain secteur.

Le travaille dissimulé est en progression.

III) Contexte du public

La fonction publique qui représente prés de 1/4 des actifs en France, a subit une désorganisation importante lors du précédent quinquennat. Il faut reprendre en considération les progrès successifs de l'organisation de la fonction publique et de son statut au cours de l'histoire. C'est au général de Gaule et sous l'impulsion du Conseil Nationale de la Résistance, que l'on doit le choix d'un système d'économie mixte en France, mis en oeuvre dés 1946. On notera à cette occasion, la nationalisation de l'entreprise Renauld, pour fait de collaboration, qui devint par la suite le fleuron de l'entreprise automobile française. Sachez que le secteur automobile est toujours le principal employeur dans de nombreuses régions. Le statut des fonctionnaires s'est réellement étoffé sous le premier septennat de F. Mitterrand. Des avancés très importantes ont été mises en place ainsi qu'une pratique et un esprit qu'il faut maintenant rétablir en supprimant bon nombre de lois Sarkosiennes prise en la matière. Et, reprenant la marche du progrès pour un service et une fonction publique, garante des libertés publiques, de l'intérêt général et du bien commun, il convient de proposer encore et davantage des avancées novatrices. A cet effet, des États Généraux auront lieu fin 2012 dans le secteur public Travail-Emplois, et dans d'autres secteurs probablement....

Le progrès en terme de fonction publique réside dans ; l'égalité de service rendu aux usagées, la neutralité ou garantie d'impartialité, l'aménagement du territoire, l'accessibilité, la séparation des pouvoirs qui se déclinent par service, l'égalité d'accès des citoyens aux emplois de la fonction publique (grâce au recrutement par concours avec copies anonymes), la remise en cause du dogme libéral en matière de marché publique car le choix du meilleur prix n'est pas forcement le meilleur choix pour l'intérêt général..., et la liste n'est pas close.

Le secteur public de la santé est en pénurie, actuellement, l'attente aux urgences à l'hôpital publique peut durer plus de 6 heures !...

IV) Contexte du privé

« La crise n'est pas pour tout le monde ». Le luxe ne s'est jamais aussi bien porté. Les inégalités de salaires n'ont jamais été aussi grandes. Et la France n'a jamais été aussi riche.

Dans le privés, le chômage de masse entraîne une acceptation de la part des salariés à des conditions de travaille de plus en plus dégradées et non réglementaires allant jusqu'à mettre en danger le salarier, celui-ci renonçant le plus souvent à faire valoir ses droits ou à demander réparation aux prud'hommes, sous crainte de ne pas pouvoir retrouver d'emploi.

La syndicalisation est en chute libre. Dans les petites entreprises, exceptions à part, les salariés ne sont pas syndiqués. Et dans les grandes entreprises les salariés syndiqués qui prennent part à des responsabilités syndicales sont trop souvent coupés de leur milieu de travail originel à cause d'une décharge de travail trop importante ou à temps complet. L'isolation des responsables syndicaux constitue probablement la première cause pour la quel les messages syndicaux interprofessionnels ne sont plus en phase avec ce qu'attendent les salariés.

Le principe de la qualification qui apporte des garanties pour le détenteur du titre et du poste correspondant (un salaire planché, un droit de formation pour la mise à niveau de sa qualification, etc..., voir conventions collectives) est maintenant remis en cause dans un projet globale de formation tout au long de la vie, basées sur une évaluation continue, et donc susceptible de remettre en cause la qualification, et qui divise les matières en une multitude de sous matières chacune spécifique à une tâche précise dans le travail. « Diviser pour régner est le principe utilisé en la matière par nos managers ». Nous voulons une qualification généraliste et porteuse de droits (salaire minimum, formation pour mise à niveau de la qualification, etc...).

Le capitalisme évolue, la fluidité des capitaux qui s'est encore accrut ces dernières années, accroît la mise en concurrence des sociétés nationales et internationales. Les centres de décision de gestion peuvent être de plus en plus éloigner des lieux de gestion. Nombreuses fermetures d'usine ne sont plus la conséquence d'une faillite, mais d'une restructuration pour accroître les revenues des actionnaires.

V) L'interprofessionnelle

L'interprofessionnelle est le lieu où les organisations syndicales vont unir leur force, leur analyse et leur réflexion pour définir une stratégie de défense des intérêts matériels et moraux des salariés.

Le comité départemental n'est pas un organe de transmission, c'est l'instance directrice (entre deux AG) de l'Union syndicale Solidaires du Calvados.

« La grève générale ne se déclenche pas en appuyant sur un bouton ». De même, la participation à l'interpro ne se décrète pas par des vindications. Pour faire vivre l'interpro, il faut être attentif des avis et objections de chaque membre (j'oserais dire ne pas trop se prendre au sérieux), garder le soucie constant de la recherche d'un consensus, veiller à donner une place importante au débat politique de fond, qui a tendance souvent à être occulté par des débats techniques. Mobiliser non par l'invective (on ne se donne pas d'ordre à soi-même) mais par l'attrait de la démarche émancipatrice, la lutte pour une plus grande égalité, liberté et fraternité. Susciter l'envie d'agir pour une cause partagée. (Il semble que seul ceux qui ont cette envie peuvent la communiquer dit-t-on, pas ceux qui la font par devoir).

Election TPE : sommes-nous en mesure de pouvoir faire connaître Solidaires dans les différents secteurs ? Oui mais à condition me semble-t-il que l'on soit maître des outils que nous utiliserons, et qu'ils ne nous soient pas imposés. Il est important pour nous soyons nombreux à assurer un travail de diffusion et de suivi, de veiller à ce qu'il y est un espace suffisant pour échanger et décider nous-même des tracts, du comment et du quoi faire.

Les mandats : Nous avons des militants pour nous représenter dans différentes structures institutionnelles et dans différentes structures militantes partenaires. Ces militants sont amenés à porter des orientations et à prendre des positions politiques. Il convient que leurs mandats fassent l'objet d'un suivi par le comité départemental qui en décide du renouvellement et des orientations générales. Ceci est important pour donner des mandats clairs aux camarades investis.

VII) Les enjeux

La hausse du SMIC et du point d'indice,
le rehaussement des minimums sociaux,
la retraite,
les droits syndicaux,
L'annulation de toutes les lois et décrets prises lors du quinquennat précédent de N. Sarkozy.
La dissolution des DDI et des DIRECCTE et la création des établissements publics par service et par échelon territorial.
Et la liste ne s'arrête pas là....

Notamment un sujet qui tient à coeur à une très large majorité de concitoyens dont moi-même, si on en croie le référendum populaire pour s'opposer à la privatisation de la poste organisée il y a quelques années, qu'est la nationalisation de la banque postale.

Les enjeux sont grands, et il est important de combattre les forces réactionnaires qui contrarie toutes velléités de justice sociale fussent-elles émises par le gouvernement.

L'imposition à 75% des gros salaires constitue une réforme de l'impôt très importante. Déjà certain PDG (du luxe) prépare des moyens pour contourner cette obligation. A chaque disposition d'échappement, une autre disposition devrait être prise, sachant que la richesse du pays réside dans les outils de productions qui sont matériels et, de faite, localisés, dans la force de travail que nous sommes et dans la demande des consommateurs qui est également localisées. La localisation participe à la démocratie et permet la symbiose.

Il est souhaitable que l'humanité devienne mature et abandonne les rapports hostiles de concurrence, pour passer à des rapports de coopération mutuellement bénéfique et respectueux de l'écologie, et cela est valable aussi pour les peuples. Cela signifie remettre en cause le dogme économique libérale tel qu'il est actuellement mis en oeuvre dans le traité européen. Concrètement, cela signifie prendre des décisions, non pas dans l'intérêt d'un acteur privé ou d'actionnaires, mais dans un intérêt soucieux des différents acteurs et tiers, dont les salariées doivent avoir la plus grande place. C'est à dire que lorsqu'une société prend une décision de gestion, elle doit intégrer dans ces préoccupations les conséquences néfastes, et trouver un compromis pour garantir l'intérêt des personnes lésées. Son action est alors en symbiose avec le milieu. Les syndicats qui constituent un contre poids auront un rôle majeur dans cette transformation sociale. Mais pour ce faire, il semble qu'il soit nécessaire de briser la dictature des marchés et de l'actionnariat afin de les remettre à une place beaucoup plus modeste.

Redonner les rennes de l'économie aux politiques pour qu'ils mènent des réformes sous la pression sociale, en faveur des salariés et non des actionnaires. Cela passe par une campagne pour rehausser les minimums sociaux, conforter le CDI et le rendre comme étant la règle, rétablir, renforcer et améliorer les trois fonctions publiques.

Il est nécessaire de donner des pouvoirs aux collecteurs d'impôt pour qu'ils puissent mener leur mission introspective chez les détenteurs de capitaux, tel que la levée du secret bancaire, la taxe Tobin, des pouvoirs spéciaux, etc....

Le chantage exercé par les détenteurs des capitaux, chantage à l'investissement, chantage à la concurrence, ne peut être enrayé que en redonnant à la collectivité le pouvoir de frapper monnaie, une monnaie qui à force libératoire (c'est à dire que l'on peut payer sa dette avec). En effet, l'Etat est son propre assureur, il a les reins suffisamment solides pour ne pas avoir besoin de souscrire des contrats d'assurance, de même, jusqu'en 1973, l'Etat est sa propre banque via la banque de France. Il n'a pas besoin d'emprunter. (S'il le fait, c'est pour satisfaire des prêteurs en offrant un emprunt sûr). Maintenant, à cause de la partie du traité européen concernant la BCE, et à cause du refus de la banque centrale européenne de prêter aux pays à des taux voisins de 0%, l'Etat se trouve dans la nécessité d'emprunter sur les marchés bancaires privés à des taux élevés. Ceci constitue une aberration, un renoncement d'une fonction pourtant régalienne de l'Etat, de frapper monnaie, renoncement fait au profit d'intérêt privé que sont les banques privées. La France étant un pays riche, elle tire dans les faits un bénéfice de cette situation, mais un bénéfice qui ne profite qu'à la classe des riches. Les contraintes drastiques de l'Europe et du FMI qui ont cassé la fonction publique grecque et mis à la rue des millions de gens, nous révolte et nous convainc de la nécessité de changer le traité européen concernant le libre échange, la concurrence, la monnaie unique et la BCE.

Ce mécanisme va pourtant être scellé avec l'adoption de la "règle d'or" que le gouvernement s'apprête à faire voter. Cette concession aux puissances financières n'est pas acceptable !. L'éventualité de devoir récupérer la planche à billet en sortant du traité européen ne pourra pas être exclu, car sans planche à billet, on perds la possibilité de financer les besoins sociaux par accroissement de la masse monétaire, aucun accord de Grenelle comme en mai 1968 n'est alors possible.

VII) Un conflit exemplaire PSA

Voilà l'exemple typique d'une politique de rentabilité qui pousse la société Peugeot à vouloir fermer une de ces usines de construction automobile du fait de la surproduction d'automobiles. Tout cela est révoltant quand on sait que ce choix n'est envisagé que pour augmenter les profits de la société mère, et n'est absolument pas imposé par la contrainte d'une faillite. Dans une société responsable on demanderait simplement aux travailleurs de travailler un peu moins du fait d'une diminution des demandes et si cela perdure, on réduirait l'activité en ne renouvelant pas les départs à la retraite. Sous les raisons non cachées, de gestion de flux tendu et de recherche du profit maximum des actionnaires, la société mère envisage de liquider un établissement, enlevant le travail à des milliers de personnes, des personnes qui ont des familles en charge et qui le plus souvent sont sous l'emprise d'emprunts pour l'acquisition ou la construction de leur maison.... Alors qu'est-ce qui peut être fait raisonnablement ? Convaincre la société Peugeot de la nécessité de ces pertes financières, et que la raison d'être d'un grand groupe est justement de pouvoir résister à ces aléas... ou bien se substituer à la société en nationalisant l'établissement et en acquittant les droits pour un quotta de production.... La question pourrait être naïve il y quelques années, mais pas maintenant, car c'est maintenant qu'il faut changer la règle et que nous avons la possibilité de le faire....

Dom Mabb
 

Document syndical 1 janvier 2013

Proposition de contribution au CN de Solidaires du 9 et 10 janvier 2013

Depuis plusieurs mois tant au niveau local que national, nous ressassons en boucle les mêmes constats sans parvenir à avancer : tout tourne autour du fonctionnement de Solidaires et du nous constatons un manque d'investissement des syndicats dans la vie de Solidaires, notamment des Solidaires locaux, de l'interpro Solidaires locale.

Cette baisse de participation est probablement du à des divergences politiques, ainsi qu'à l'écart grandissant entre les préoccupations du CN de Solidaires et les préoccupation des adhérents et des salariés.

Les arguments sont rarement politiques car toutes les structures semblent, à leurs dires, convaincues de l'importance d'une union interprofessionnelle. Quand il s'agit de définir notre positionnement ou notre engagement en tant qu'interpro, les-désaccorde politiques exprimés-au niveau national sont rares et minimes. Les-preblëmes seraient essentiellement techniques (cf. dernier BNH) :

- La structure syndicale-est-trep petite, pas assez de-militants.

- La structure syndicale n'a pas assez de moyens syndicaux.

- Plus on est implanté et plus-on est sollicité et donc « bouffer » par le travail de défense des salariés.

- L'éparpillement des-salariés dans-certains secteurs qui-exigent-un grand investissement dans le champ professionnel:

- Beaucoup d'attaques sectorielles auxquelles il faut répondre?

Quelques problèmes politiques toutefois :

- Le manque de formation des nouveaux adhérents.

- L'interpro comme la dernière roue du carrosse dans des ordres du jour chargés.

- Un matériel Solidaires qui ne serait pas assez attrayant.

- L'inertie générale dans le paysage syndical actuel.

- La multiplication de nos implications tant au niveau syndical que sociétal et la nécessité de définir des priorités dans nos engagements.

L'expérience montre, que même si nous avons toujours eu des problèmes de fonctionnement notamment parce que nous n'avons pas ou peu de permanents au niveau local, seulement des militants avec du temps syndical et beaucoup d'investissement personnel, notre capacité de réagir en interpro a toujours été au rendez-vous dès lors que nous étions en lutte. Au moment de la mobilisation sur les retraites, malgré des dysfonctionnements, nous avons su tenir notre place d'interpro et notre rôle de syndicat de lutte et de terrain. Lors de la dernière journée de mobilisation en novembre 2012, nous étions dans la rue la seconde force après la CGT.

Les 4,39 % que nous avons atteints lors des élections TPE sont le résultat, très modeste certes, de notre « aura » auprès des salariés. Nos syndicats sont pour la plupart en expansion, c'est donc bien la preuve que notre conception du syndicalisme rencontre un écho chez une partie non négligeable des salariés.

Or, le contexte politico social en ce moment, même s'il y a des luttes catégorielles, ne nous permet pas d'avoir le vent en poupe. L'intersyndicale nationale est au point mort. Les grandes confédés ne proposent aucunes perspectives révolutionnaires viables. Et elles ne font donc rien pour aboutir à un rapport de force nécessaire à leur mise en oeuvre.

à un-affrontement avec lo gouvernement et ne soutiennent pas vraiment les luttos en-cours.

Mobiliser les salariés dans-leur-ensemble est trèe-difücile-Nous sommes le-seul syndicat à essayer de porter encore le fait que seule une grande mobilisation interprofessionnelle pourrait faire reculer le patronat. Pour le-mement, seule une journée-de mobilisation-FP est dans le paysage alors que les fermetures de boîtes, la mise au chômage- et la précarité atteignent des sommets. Le contexte nous est évidemment défavorable.

Cependant la révolution industrielle et sa mondialisation ont bien lieu, et vont à l'encontre de l'intérêt de la plus part des salariés. Il faudrait de nouvelles lois pour protéger le salariat face à l'évolution technologique du monde du travail et à sa mondialisation.

Les négociations actuelles entre le patronat et les syndicats ne serviront pas les intérêts des salariés, car les syndicats sont en situation de faiblesse, et la hiérarchie des normes n'est plus garantie...

L'Etat n'est plus maître de sa monnaie. Cela a pour conséquence que le deuxième budget de l'Etat (après l'éducation nationale) est maintenant constitué par le payement des intérêts de la dette... La faculté de pouvoir frapper monnaie est une fonction régalienne de l'Etat. Et ce pouvoir, à lui seul, justifie l'enjeu d'un affrontement avec le gouvernement.

Cependant, c'est en marchant qu'on apprend à marcher. Ce n'est pas en se penchant indéfiniment sur nos problèmes internes, et en ressassant les mêmes scies à chaque réunion de Solidaires locaux ou national, tout en évitant soigneusement de discourir sur nos divergences et nos contradictions, qu'on va les régler, on risque surtout de s'y perdre.

Il faut, au contraire, redynamiser dans l'action, notre force syndicale, ouvrir le débat et construire sur une base communément partagée, et donc plus modeste.

Le problème qui émerge de toutes les interventions, surtout quand des syndicats parlent des attaques auxquelles ils doivent faire face, c'est le problème des suppressions de postes, des fermetures de sites, de l'accroissement de la précarité avec son corollaire de souffrance et d'usure au travail. Sur ce dernier point, un travail énorme est fait par la commission « et voilà le travail » qui donne des pistes très concrètes pour un travail de terrain que peu d'organisations syndicales en dehors des nôtres mènent.

Le chômage et la précarité sont des fléaux. Noter que leur résorption et le premier objectif annoncé du parti politique de la majorité comme de l'ancienne majorité. (Évidement les moyens proposés divergent.) Noter également que le travail n'est pas une fin en soit Rappelons à cet effet la formule de AC : « Un revenu c'est un dû, un travail c'est un droit ». Le droit à un emploi est de nature constitutionnel et relève aussi du code du travail. Elle est à la base de la politique emploi de l'Etat, qui était administrée dans les anciennes DDTEFP et DRTEFP (Direction du Travail de l'Emploi et de la Formation Professionnelle aux niveaux Départemental et Régionale) qu'il faudra réhabiliter.

Il est important d'améliorer les protections sociales garantissant des revenus décents (en numéraire et en nature) des chômeurs ainsi que des jeunes avant leur premier emploi. Et de garantir de même un minimum retraite décent. Mais il est plus important encore de donner une perspective d'amélioration générale des conditions de travail pour l'ensemble des salariés que nous représentons.

Il ressort de tout cela que l'emploi est au coeur de tous les problèmes. Nous devons mettre au point une véritable campagne sur l'emploi et sur la façon dont nombre de salariés/chômeurs/précaires sont jetés dans la pauvreté qui peut se décliner dans chaque secteur en fonction de sa spécificités maie avec un cadre national interprofessionnel : ce qui se passe à PSA, à Arcelor ou à Floranges est instructif pour tout le monde.

La mise en place de la RGPP dans la Fonction Publique m'est pas-étrangère à ce qui s'est passé/ se passe à France télécom ou à Renault. Même si les attaques ont un aspect « spécifiques », elles renvoient toutes à la même politique. Et c'est là aussi que nous pouvons introduire la façon dont pourraient être financés les emplois en redistribuant les richesses, notamment avec une autre politique fiscale.

Evidemment partout où c'est possible ce travail sera plus efficace si on peut le mener de façon unitaire mais nous ne devons pas attendre d'une intersyndicale des joumées de mobilisation. Nous devons être à l'offensive sur ce terrain. Notre union est notre force.

Il est important de faire vivre les trois devises de SUD qui sont : Solidaire, Unitaire et Démocratique.

Si chaque syndicat national, chaque fédération décline dans son champ cette problématique dans un cadrage national interpro, alors nous serons en position de redonner du sens à notre interpro et même si nous ne réglons pas tous nos problèmes de fonctionnement, nous les verrons peut-être sous un autre angle et des solutions pourront se faire jour.

Dans ce cadre, la perspective d'une manifestation nationale unitaire prend elle aussi tout son sens comme un des moments forts de notre campagne. En faisant tout pour fédérer des luttes éparses, nous fédérerons notre union syndicale et la nécessité de la construire, notamment pour répondre en terme d'implantations dans le privé sera plus évidente pour le plus grand nombre.

 

Document syndical 5 février 2013

Texte alternatif
Contribution au débat par le secrétaire adjoint

Pour la première fois dans l'histoire, la gauche est majoritaire dans toutes les régions (sauf l'Alsace), au parlement, au Sénat, et au gouvernement. Un espoir nouveau s'ouvre.... Mais le traité européen Merkel - Sarkozy n'a pas été renégocié sur le fond comme l'avait promis François Hollande.... plus encore, la « règle d'or » limitant les déficits budgétaire à 0,5 % du PIB a été adoptée par une loi organique, donnant un pouvoir exubérant aux prêteurs vis-à-vis des États.

L'Union Européenne est un pilier de l'ordre néolibéral mondial comme l'est l'OTAN, le FMI, l'OMC, la Banque Mondial, un système de domination et d'aliénation des peuples et des nations aux services des États-Unis. II faut donc sortir de ces organisations. Il n'en est pas de même concernant le Conseil de l'Europe, l'ONU, etc., qui participent à l'établissement des règles internationales nécessaires à la paix et à la bonne entente entre les peuples.

L'État peut lever un impôt, créer sa monnaie. Les États ont une force économique considérable. C'est la raison pour laquelle les politiques néolibérales veulent étouffer la puissance de l'État. La règle des 0,5 % de déficit est faite pour ne pas être appliquée. Le calcul des oligarques européens, est précisément de fixer un objectif inatteignable, pour casser le modèle social issu de la Résistance. L'Union Européenne détruit la sécurité sociale. Elle vise à remplacer ce modèle de la Libération (programme du Conseil National de la Résistance) par le nouveau modèle néo-libéral fondée sur le libre échange généralisé, la concurrence libre et non faussée, et sur une politique monétaire retirée des mains des pouvoirs publiques.

La Commission Européenne est composée de commissaires non élus, nommés dans la plus grande opacité, les dirigeants de la Banque Centrale également, et ce sont eux qui ont le réel pouvoir économique. La construction européenne est une forme moderne de despotisme éclairé.... Elle vise à briser définitivement ce qui reste du modèle social issu de la Résistance, à briser définitivement les mécanismes démocratiques qui peuvent demeurer au niveau national et à mettre en place le nouveau modèle néolibéral, que les États-Unis eux-mêmes n'ont pas pu mettre en oeuvre chez eux comme ils l'auraient voulu.

De 1945 à 2002 la pauvreté a constamment diminué. Puis une fois que l'euro s'est institué comme monnaie unique, la pauvreté n'a jamais cessé de croître. L'explication est assez simple. L'État qui est garant de la redistribution des richesses, pouvait, à l'aide de sa politique monétaire, assurer la bonne marche des mécanismes par répartition (salaires différés, remboursements de frais, retraites...), ce que le capitalisme ne sait pas faire. En effet, le capitalisme n'accumule pas de richesse réelle mais seulement des droits de tirages (économie virtuelle), et c'est l'État qui veille à ce qu'une répartition réelle s'opère, affectant ce qui est produit à l'instant présent aux besoins de l'instant présent (économie réelle), et il peut le faire grâce à sa monnaie qui lui permet de commander l'économie.

La sortie de l'euro n'a rien de problématique contrairement à ce que les médias nous répètent. L'euro continuera a vivre comme monnaie commune, et les monnaies nationales partirons avec des valeurs de départ estimées par certain économiste comme suit :

Germany +18%, Spain -20%, France -2%, Italy -12%, Netherlands +16%, Belgium -6%, Austria -8%, Finland +20%, Greece -30%, Portugal -28%, Ireland -49%.

Chaque État sera maître de sa politique monétaire. Chaque État sera sa propre banque. Chaque État commandera à son économie par création monétaire, en satisfaisant les besoins sociaux et écologiques prioritaires, que le jeux des rapports de force syndicaux et politiques nationaux revendiqueront.

La valeur n'est pas absolue. 100 euros n'ont pas la même valeur pour une personne riche ou pauvre. Dans un cas, il pourra les donner sans conséquence, dans l'autre cas ils lui seront nécessaires pour vivre décemment. De même 100 euros à Paris n'ont pas la même valeur que 100 euros à Mazeyrolles. Les loyers ne sont pas les mêmes, ni le prix d'un café. Dans un même pays des règles compensatrices qui participent à la répartition, peuvent corriger cela, telle le remboursement de frais réels, ou un service publique égale. Imposer un étalon de valeur et une monnaie unique à tout un continent participe d'un éthnocentrisme déplacé, vestige d'un passé colonial. Sa raison d'être est portée par l'appétit insatiable des multinationales, en leur permettant d'imposer aux États et aux peuples, le néolibéralisme nécessaire à leur développement.

La réforme de l'impôt est un enjeu important. Beaucoup d'avancés sont nécessaires dans ce domaine. Il faut réformer la TVA ! (C'est la principale source de revenu des finances publiques). Cette « taxe sur la valeur ajoutée » est prélevée à tous les consommateurs et ne taxe pas les entreprises. Changeons cela ! Et revendiquons une taxe plus faible, mais valable pour toutes les transactions commerciales entre les entreprises, et qui soit cumulative. Le développement des entreprises sera de ce fait orienté différemment, privilégiant l'organisation en firme basée sur le contrat de travail plutôt que l'organisation en marché concurrentiel basée sur le contrat commerciale comme cela est actuellement avec le recours intensif à la sous-traitance, à l'intérim et aux auto-entrepreneurs. La mise en situation de concurrence des travailleurs, qui est un facteur de précarisation, ne sera plus profitable aux capitalistes. Cette stratégie sera taxée, privilégiant la constitution de firmes à celle de marchés. La précarisation portée par la mise en concurrence dans le monde du travail sera donc taxée comme il se doit, pour payer son coût de la sécurisation sociale dont la charge revient aux caisses de solidarité des travailleurs et à l'État. Cela constitue le premier pas vers la démondialisation, un modèle alternatif à celui de l'OMC, construit sur une critique ferme du libre échange et de la déréglementation financière (tout deux portant atteinte aux droits sociaux et à l'environnement), et qui s'attache à dénoncer le mythe d'une mondialisation « heureuse », qui aurait permis le développement des pays du sud.

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Alors devant ce constat politique quelle stratégie préconiser ?

1 ) Organiser une journée de grève générale pour protester contre la décision du Conseil Constitutionnel de retarder la réforme de l’impôt taxant les riches à 75 %, et pour protester contre le recul du gouvernement concernant les « pigeons » sur l’imposition des revenus du capital....

IMPOSITION DES REVENUS DU CAPITAL COMME CEUX DU TRAVAIL !

2) Organiser des assises sur le droit des salariés du privé, en vue de mandater nos organisations syndicales pour négocier des mesures ;

  • anti-précarité,
  • anti-flexibilité,
  • pour la hausse des minimums sociaux, SMIC, retraite, RSA, chômage,
  • pour les deux jours consécutifs de congés par semaine,
  • contre le travail de nuit, le travail du dimanche,
  • contre les licenciements économiques,
  • contre la sous-traitance en cascade qui multiplie les risques professionnels et la précarité,
  • pour la protection des salariés discriminés pour activité syndicales,
  • pour mettre en place des Instutitions Représentatives du Personnelles indépendantes dans les entreprises et particulièrement les plus petites,
  • pour la démocratisation de l'entreprise,
  • contre les employeurs qui utilisent des auto entrepreneurs comme salariés,
  • contre les risques psychosociaux,les organisations du travail pathogène,
  • contre la surveillance électronique en continu des salariés.

Ces assises légitimeront l'action syndicale et permettront de construire un rapport de force qui pourra faire reculer le patronat.

3) Pétition : Appel à un référendum pour sortir du carcan de la monnaie unique, et dénoncer le deuxième budget de l’État (après l'éducation nationale) utilisé pour payer les intérêts de la dette illégitime (50 Milliards/ans) alors que de nombreux besoins sociaux et écologiques sont en souffrances.

ABOLITION DES PRIVILEGES !

oOo

Dom Mabb
 

Document syndical Septembre 2013

Suite à l'affaire du commandant Pichon, lanceur d'alerte

Tract de SUD-Intérieur dénonçant de façon très argumentés (pas moins de 89 sources) la scandaleuse fiche de la Direction des Libertés Publiques et des Affaires Juridiques (DLPAJ) du ministère de l'intérieur qui a choisi, volontairement, un seule angle d'attaque : le seul droit du fonctionnaire de police, c'est de "fermer sa gueule", et qui s'appuit sur l'arrêt Pichon pour fonder une jurisprudence très contestable, un arrêt très contesté qui s'en prend au l'anceur d'alerte, le commandant Pichon....

La culture de la soumission est telle dans notre ministère qu'il était absolument indispensable de réagir.

Ce tract de Sud-intérieur démonte juridiquement la scandaleuse fiche de la DLPAJ.

 

Document syndical 15 Novembre 2013

Stratégie revendicative

Le texte qui nous est proposé est porteur de clivages inutiles, de remarques sectaires et d'une réflexion idéologique limitée témoignant d'un certain aveuglement. Cela n'est pas propice à la construction d'un syndicalisme de masse que nous appelons de nos voeux. Le texte met comme priorité l'ambition d'une transformation radicale de la société. Mais une telle ambition ne serait nullement occulter celles des transformations non radicales, qui sont innombrables et tant attendues par l'ensemble des salariés. Je résumerais ce dilemme par l'adage suivant « un tient vaut mieux que deux tu l'aura », une avancé concrète vaut mieux qu'une utopique promesse de « bonheur suprême du peuple ».

La mobilisation pour la défense des Retraites

Les raisons de l'échec sur la défense des Retraites incombent à la division syndicale qui elle-même incombe à la situation politico-économique, qu'est la concordance entre l'arrivé de la gauche au pouvoir et la mise en place de la "règle d'or" c'est à dire l'orthodoxie libérale économique imposée par les traités européens. Un étonnant paradoxe, privant la puissance publique de sa capacité à mener une politique monétaire, de relance, et de solidarité, au moment ou la gauche accède au pouvoir....

Parler du « rejet des traîtres » est sectaire. Il y a bien deux conceptions syndicales interprofessionnelles qui s'opposent :

  • Une première conception qui se prétend réaliste, faisant un compromis avec cette orthodoxie néo-libérale, renonçant à la souveraineté monétaire, et qui accompagne en quelque sorte le libre échange, la concurrence non faussée, sur le marché mondial, la mise en concurrence des travailleurs, faisant que la productivité des salariés devient la seule variable d'ajustement économique internationale. Et donc entraînant progressivement une mise à niveau par le bas des salaires de la masse laborieuse tandis que paradoxalement l'échelle des salaires des cadres dirigeant s'étire en une fuite en avant mirobolante traduisant la concentration dans le secteur privé des responsabilité et des pouvoirs économiques entres quelques mains.
  • Et il y a une conception historique qui s'oppose aux excès du libéralisme économique. La France est un des pays qui résiste le mieux au néo-libéralisme de par son histoire. Le premier gouvernement du général de Gaulle, regroupant les résistants de tout bord, a mis en oeuvre le programme du CNR (Conseil national de la Résistance) et a développé un système d'économie mixte (3/4 privée, 1/4 publique). Et c'est sans doute pour cette raison que la société dans son ensemble s'oppose toujours aux excès du libéralisme économique.

Faisons nous parti de ceux qui s'opposent ? On peut en effet se poser la question.

  • La CGT est membre de la CES (Confédération Européenne des Syndicats), et donc souscrit à ses statuts qui prône l'alignement sur le néo-libéralisme économique du traité européen.
  • Solidaires a voter lors de son dernier Congrès, l'alignement des syndicats sur le maintien de la monnaie unique en agitant le chiffon rouge, ou plutôt le chiffon noir ou brun de l'extrême droite, une diversion bien basse pour élucidée cette épineuse question.

Les vraies raisons de la défaite du mouvement sur les retraites sont à chercher là, et aussi dans l'utilisation des interprofessionnelles à des fins idéologiques éloignés des préoccupations des salariés, comme le démontre le texte qui nous a été transmis.

La transformation sociale

Il nous faut une vision qui ne soit pas faite que de mots creux. L'ambition d'une rupture avec le capitalisme. C'est quoi ? Pour aller où ? Pour quelle société post-capitaliste ?

Il est souhaitable que l'humanité devienne mature et abandonne les rapports hostiles de concurrence, pour passer à des rapports de coopération mutuellement bénéfique et respectueux de l'écologie, et cela est valable aussi pour les peuples. Cela signifie remettre en cause le dogme économique libérale tel qu'il est actuellement mis en oeuvre dans le traité européen. Concrètement, cela signifie prendre des décisions, non pas dans l'intérêt d'un acteur privé ou d'actionnaires, mais dans un intérêt soucieux des différents acteurs et tiers, dont les salariées doivent avoir la plus grande place. C'est à dire que lorsqu'une entreprise prend une décision de gestion, elle doit intégrer dans ces préoccupations les conséquences néfastes, et trouver un compromis pour garantir l'intérêt des personnes lésées. Son action est alors en symbiose avec le milieu.

Bien sûr, nous n'aurons pas tous le même enthousiasme pour les mêmes visions, et cela est d'autant mieux, car personne ne détient la vérité. Nous unirons nos actions vers un but commun plus large, non hégémonique, regroupant les différents possibles, répondant à de nombreux espoirs, et défendant la démocratie.

Le syndicats n'a pas pour but de modifier la nature de l'homme, ni d'abolir les classes sociales indépendamment du fait que cela soit bien ou mal, même si dans les visions du future formulées par nos idéalistes tel que je l'ai fait à l'instant, portés par leurs élans, ils redéfinissent l'homme de plusieurs façons. Le syndicat n'a pas cette vocation. Il s'en tient à la prémisse, de regrouper les salariés et de défendre les intérêts moraux et matériels des salariés, pour finalement rendre possible cette transformation sociale. Ce précepte permet la syndicalisation de masse que nous voulons.

Les syndicats qui constituent un contre poids, jouent un rôle majeur dans la société. Ils peuvent agir à tous les niveaux de l'entreprise, couvrir toute les classes sociales, de l'employé, du cadre au directeur, permettre à chacun de développer une conscience de classe et de la dépasser. En un mot ils peuvent participer de la démocratie, et rendre plus libre le salarié. Ils joueront un rôle majeur dans la transformation sociale. Mais il ne faux pas oublier qu'ils jouent déjà un rôle majeur dans la société d'aujourd'huis.

Pour mettre en oeuvre cette transformation sociale, il est nécessaire de briser la dictature des marchés et de l'actionnariat afin de les remettre à une place beaucoup plus modeste.

Mouvements réactionnaires

Si l'exaspération populaire se décline par les bonnets rouges bretons qui n'ont de révolutionnaire que le bonnet, les anti-mariages gays, et les fachos qui sifflent le président de la République au abord de cérémonie relative à la Grande Guerre, et j'en passe..., alors nous soutenons le gouvernement.

Si par contre, on parle des licenciement de salariés d'entreprises qui ferment ou se délocalisent, alors nous nous opposons au gouvernement et cela rend d'autant plus urgent la nécessité de combattre ce libéralisme économique sauvage et d'établir une sécurité sociale qui couvre de tels événements à la hauteur des attentes.

La TVA est peut-être un impôt injuste, mais elle constitue la principale ressource des finances publiques. On ne peut pas la réduire facilement. Au contraire Aussi nous proposons de réformer la TVA pour-Ramplifier tout en la rendu juste de la réformer pour la réduire et la rendre plus juste. Cette « taxe sur la valeur ajoutée » est prélevée à tous les consommateurs et finalement ne taxe pas les entreprises. Changeons cela ! Et revendiquons une taxe plus faible, mais valable pour toutes les transactions commerciales entre les entreprises, et qui soit cumulative. Le développement des entreprises sera de fait orienté différemment, privilégiant l'organisation en firme basée sur le contrat de travail plutôt que l'organisation en marché concurrentiel basé sur le contrat commerciale comme cela est actuellement avec le recours intensif à la sous-traitance, à l'intérim et aux auto-entrepreneurs.

La mise en situation de concurrence des travailleurs est un lourd facteur de précarisation. Elle ne sera plus profitable aux capitalistes. Cette stratégie sera taxée. La précarisation portée par la mise en concurrence dans le monde du travail sera donc taxée comme il se doit, pour payer son coût de sécurisation sociale dont la charge revient aux caisses de solidarité des travailleurs et à l'État. Cela constitue le premier pas vers la démondialisation, un modèle alternatif à celui de l'OMC, construit sur une critique ferme du libre échange et de la déréglementation financière tout deux portant atteinte aux droits sociaux et à l'environnement.

Les taxes ne doivent pas augmenter mais il faut une refonte de l'impôt qui est devenu une véritable passoire, afin de développer un impôt réellement progressif.

Ce qu'il faut faire

Les grandes confédés ne proposent aucunes perspectives révolutionnaires viables. Et elles ne font donc rien pour aboutir à un rapport de force nécessaire à leur mise en oeuvre.

Ce qu'il faut faire c'est redonner à la puissance publique sa capacité de frapper monnaie, une fonction régalienne qui n'aurait jamais dû être cédé aux banques privées. Afin qu'elle puisse commander l'économie par création monétaire, en satisfaisant les besoins sociaux et écologiques prioritaires, que le jeu des rapports de forces syndicaux et politiques revendiqueront.

Redonner les rennes de l'économie aux politiques pour qu'ils mènent ces réformes sous la pression sociale en faveur des salariés et non des actionnaires comme c'est actuellement.

Cela passe par une campagne pour rehausser les minimums sociaux, faire appliquer les 35h, les deux jours de congés consécutifs par semaine dont le dimanche, interdire le travail de nuit, conforter le CDI et le rendre comme étant la règle, rétablir l'autorisation administrative de licenciement économique, rétablir, renforcer et améliorer les trois fonctions publiques. Séparer les pouvoirs dans le monde du travail et donner plus de liberté aux salariés. Les salaires prohibitifs des cadres dirigeants dans les grandes entreprises se théorisent comme le résultat du marché et des grandes responsabilités qu'ils portent. S'ils ont de si grandes responsabilités, qu'ils les partagent, et nous les soulagerons de ce fardeau, pour le meilleur de la démocratie. Quand au marché, nous comptons bien y mettre des règles d'équités.

Cela passe par deux actions importantes :

1) Organiser des assises sur le droit des salariés du privé, en vue de mandater nos organisations syndicales pour négocier des mesures ;

  • anti-précarité,
  • anti-flexibilité,
  • pour la hausse des minimums sociaux, SMIC, retraite, RSA, chômage,
  • pour les deux jours consécutifs de congés par semaine,
  • contre le travail de nuit, le travail du dimanche,
  • contre les licenciements économiques,
  • contre la sous-traitance en cascade qui multiplie les risques professionnels et la précarité,
  • pour la protection des salariés discriminés pour activité syndicales,
  • pour mettre en place des Instance Représentatives du Personnels indépendantes dans les entreprises et particulièrement les plus petites,
  • pour la démocratisation de l'entreprise,
  • contre les employeurs qui utilisent des auto entrepreneurs comme salariés,
  • contre les risques psychosociaux, les organisations du travail pathogène,
  • contre la surveillance électronique en continu des salariés.

Ces assises légitimeront l'action syndicale et permettront de construire un rapport de force qui pourra faire reculer le patronat et les financiers.

2) Appel à un référendum pour sortir du carcan de la monnaie unique (et revenir à la monnaie commune), pour rendre caduc tous les articles du traité européens relatif au libéralisme économique. La politique économique néolibérale ne doit pas être inscrite dans le marbre d'une quasi-constitution européenne.

Il faut dénoncer le premier budget de l'État utilisé pour payer les intérêts d'une dette illégitime (50 Milliards/ans) alors que de nombreux besoins sociaux et écologiques sont en souffrances, et que les inégalités de revenue ont atteint des sommets scandaleux.

ABOLITION DES PRIVILEGES !

Il faut revenir à une monnaie commune non unique, redonner la capacité à la puissance publique de frapper monnaie pour pouvoir financer collectivement les besoins sociaux et écologiques par création monétaire le cas échéant. Et encourager par ce cercle vertueux, les autres pays à faire de même.

Il faut rendre caduc, les règles de libre concurrence non faussé du traité européen et notamment la directive Bolkestein et ces multiples dérivées, pour rompre la mise en concurrence généralisées des travailleurs.

Il faut une refonte de l'impôt qui est devenu une véritable passoire, et développer un impôts réellement progressif, en supprimant de nombreuses niches fiscales.

IMPOSONS LES REVENUS DU CAPITAL COMME CEUX DU TRAVAIL

 

 
Youtube 30 Mars 2014
 

Clip fait par william denizet (c) paulpop 2002 sur la musique de Air "The way you look tonight " évoque les vacances au bord de la mer, les plongeons, l'initiation, l'adolescence et le coucher de soleil sur la mer, peut-être au Portugal...

Avec ce clip, le titre "The way you look tonight" mal traduit (par des non anglophones comme moi) s'approprie un sens que ses auteurs n'avaient probablement pas prévu. L'idée d'un passage dans un tunnel, d'une épreuve collective qui se présente calmement mais de façon imposante tel un cycle, symbolisée par la nuit tombante sur la mer. Et la lumière brille sur l'horizon, tout le monde est heureux et décontractés, une atmosphère de vacance, une initiation, un peuple adolescent...

 
Youtube 30 Mars 2014
 

Vidéo faite par un groupe inconnu, voyez sur la vidéo, faite à partir d'une musique de Air "Casanova 70". La video, telle une vision prémonitoire, fait penser aux attentats du World Trade Center à New York, à part que c'est une voiture volante qui fait écrouler les buildings.

 
Dailymotion 5 Avril 2014
 

Un clip-Art sur une musique de Moby "Signs of love", couvrant la manifestation de Strasbourg du 4 avril 2009 contre les politiques militaires et nucléaires agressives de l'OTAN, contre l'intégration de la France dans le commandement militaire de l'OTAN, contre la vision dangereuse et manichéenne de la " guerre des civilisations "..., contre la course aux armements et pour la fermeture des bases militaires étrangères dans tous les pays.

La première partie est accompagnée d'un texte du photographe dont je retransmet la conclusion qui me parait importante :

« .../... Je tiens à remercier grandement tous les mouvements pacifistes ayant participé à cette manifestation d'avoir tenu bon durant cette journée éprouvante et lourde en conséquences psychologiques, journée où les fins mots pourraient être "Répression", "Indifférence", "Abus de pouvoir", "Censure" et "Non Respect des Droits de l'Homme".

Honneur à vous chères citoyennes, chers citoyens, femmes et hommes de toutes nationalités et de tous ages qui vous êtes réunis pour cette noble cause qu'est la Paix dans le monde.

Merci et bien à vous.

Stéphane »

 
Youtube 12 Avril 2014
 

Un montage photo sur une musique de Air "Sexy Boy", une version ambiance (Ede Crecythe Flower Pistols Remix) que l'on trouve sur le CD de Air SEXYBOY de 1998. Un clip-art, des garçons très sexy qui posent langoureusement sur cette musique, une invitation à l'amour, un homo-érotisme intense, et quelques clins d'oeil bien placés. Bravo aux auteurs de ce collage.

 
Youtube 21 Avril 2014
 

Un clip-art sur une musique de Air "Sexy Boy" reprise par "The Fallen Angels". Une version chorale "dramatique" religieuse et saisissante. Les paroles sont chantées en coeur d'une maniére si passionnées et dévolues que l'on entend "oh (mon dieu) c'est si bon !" sur "oh sexy boy", un étonnant parallélisme entre la dévotion et le plaisir. Les images sont magnifiques, et porteuses d'une symbolique subtile. L'image d'un ange. Une image de Pierre et Gilles. Une photo peinte permet d'amplifier le message. La scène de l'ange tombé à terre. La photo d'une scéne démultiplie autant le message porté qu'il y a de subjectivités interagissantes dans la scène en question.

 

Document syndical 19 Mai 2014

Motion proposée par la section de Basse-Normandie dans le cadre du 7ième Congrès SUD Travail Affaires Sociales qui a eu lieu à Paris le 11,12 et 13 juin 2014, et qui a été adoptée par le Congrès de SUD-Travail Affaires Sociales.

Motion SR Basse-Normandie :
Plateforme revendicative
Revendiquer pour l'ensemble du personnel ...

1) Argumentation

La motion vise à proposer une plateforme revendicative sur la question des salaires, des missions, des effectifs, du recrutement, des garanties statutaires concernant l'ensemble des agents travaillant dans les Direccte (Emploi - Formation professionnelle - Travail - CCRF - Développement économique - services supports...) et se plaçant dans une perspective plus générale de progrès social.

Lors de la dernière période nos revendications se sont portées sur des revendications catégorielles (contrôleur du travail) ou ne concernant que certains services (inspection du travail). Ces combats légitimes ont pu créer des clivages dans les services, certains collègues pouvant se sentir fort éloignés par les revendications portées. Il nous faut donc porter des revendications unifiantes.

Par ailleurs, trop souvent les revendications portées sur la question des salaires et des recrutements au sein de la Fonction Publique ne sont pas suffisamment claires et concrètes. A cause de cela, elles sont peu mobilisatrices. Nous proposons donc des revendications plus concrètes et précises, qui seront défendue par notre interprofessionnelle Solidaires pour l'ensemble de la Fonction Publique.

Ces revendications se veulent complémentaires avec les revendications présentées par le CN. Elles regroupent un certains nombres de débats riches que nous avons eu au cours de ces 2 dernières années également riches en bouleversement politique. Elles comprennent 15 points sur les salaires, missions, effectifs, recrutements, et garanties statutaires générales.

2) Proposition de vote

  1. Nous défendons le principe d'une grille unique et linéaire de salaires par catégorie, un système de rémunération statutaire par avancement selon l'ancienneté, une organisation de la carrière qui assure une progression indépendante de la fonction.
     
  2. Nous revendiquons un traitement plancher net et hors prime de 1 700 ? mensuel pour le premier échelon de la grille des agents de catégorie C
     
  3. Nous revendiquons un rapport, au maximum, de 3 entre le traitement plancher défini au point 2 et le traitement sommital de la grille des agents de catégorie A, soit au maximum 5 100 ? (1 700*3)
     
  4. Le Congrès mandate le prochain Conseil National pour fixer les trois grilles indiciaires (cat C, cat B et cat A) tenant compte des bornages définis aux points 2 et 3 ci-dessus.
     
  5. Le système des pensions civiles. Nous défendons un régime de pension de retraite spécifique à l'Etat qu'est le système des pensions civiles.
     
  6. Un fonctionnaire est statutairement titulaire de son grade et non de son poste. Il est rémunéré pour sa qualité, sa personne, son grade et non pour le poste qu'il occupe. Il est payé pour ce qu'il est et pas pour ce qu'il fait. Il est « payé à vie » qu'il occupe un poste ou non, il est en dehors du marché de l'emploi et de sa concurrence. C'est pourquoi il n'y a pas de chômage technique dans la fonction publique.
     
  7. Promouvons ce système pour le secteur privé. Cela est une réponse face aux nuisances du capitalisme. La Fonction Publique est une invention émancipatrice. Battons-nous pour étendre ce statut. Le salaire à vie et la qualification de la personne, incarnés dans le grade de la fonction publique d'une part et le salaire à vie des retraités d'autre part sont l'occasion de sortir de la subordination où se trouve le salarié. Il faut émanciper le salarié en dépassant l'emploi à la manière de la fonction publique qui attribue les droits au grade et non au poste de travail, et à la manière d'acquis sociaux qui s'appuient sur le salaire différé et accordent des droits à la qualification personnelle et non aux postes. Ce sont là des clés pour le progrès social.
     
  8. Il faut réhabiliter l'idée d'une augmentation générale annuelle des salaires de la fonction publique par un ajout constant du nombre de points à tous les niveaux de la grille correspondant, au minimum, à l'augmentation annuelle du SMIC, comme moyen efficace de réduire progressivement les inégalités, de palier à l'inflation pour les petits salaires, et de satisfaire au besoin d'augmentation générale du pouvoir d'achats par l'augmentation du SMIC. En effet trop souvent les confédérations syndicales se focalisent sur l'augmentation de la valeur du point, jusqu'à parfois affirmer que c'est le seul moyen de circonvenir à la perte du pouvoir d'achat. Nous pensons que cela est une mauvaise stratégie, et que cela défend par trop l'intérêt des hauts salaires et donc de l'oligarchie.
     
  9. Puis, SUD Travail, dans l'ordre des priorités ainsi exposées, défend d'une manière générale l'indexation des traitements sur l'augmentation des prix (et pas sur la diminution, au cas où...).
     
  10. Les missions régaliennes doivent être assurées par des fonctionnaires en effectifs suffisants pour pouvoir mener leurs missions dans de bonnes conditions de travail et selon un certain nombre de principes. Le processus de travail doit reposer davantage sur les procédures que sur les objectifs. L'accent est mis sur la continuité, le sens du service public, au service des usagers, l'égalité d'accès et de traitement, l'impartialité, neutralité, laïcité, indépendance, la gratuité, et enfin le respect de la règle de droit et du principe de transparence. Les agents assument ainsi un rôle de cohésion sociale reconnu par l'ensemble des citoyens.
     
  11. Le principe d'égalité d'accès à l'emploi dans la fonction publique est fondé sur l'article 6 de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen du 1789 : « ... Tous les citoyens étant égaux sont également admissibles à toute dignité, place et emploi selon leur capacité, et sans autres distinctions que celles de leurs vertus et de leur talent ». Le concours avec comme principale épreuve, épreuve écrite anonyme, permet en droit d'assurer cette égalité d'accès, ce que ne seraient garantir les méthodes de recrutement telles qu'elles peuvent exister dans le secteur privé, consistant à choisir sur la base d'un CV, d'une lettre de motivation et d'un entretien d'embauche. La déréglementation en matière de recrutement ouvre la porte à tous les abus et au développement de l'oligarchie, permettant le choix d'embauche des petits amis, politiques, affairiste, famille, ou tout autre critère discriminant cachés.... Sous l'Ancien Régime, pour avoir une place il fallait avoir soit un parent avec un position en vue, ou ayant un titre de noblesse, ou être riches..., être le fils de..., etc....
     
  12. La règle en matière de répartition des missions est : « il faut partager le travail selon les capacités de chacun ». La fonction publique est à l'image de la population, composée comme elle. Les conditions d'entrés couvrent tous les niveaux de diplôme reconnus dans la proportion de l'existant. Le concours doit rester l'unique voie d'entrée, offrant ainsi la possibilité pour tout citoyen, quelque soit son niveau de diplôme, d'accéder à la fonction publique et d'y évoluer par voie de concours internes. Sauf exception, on ne choisit pas ses collaborateurs, c'est le mécanisme des mutations et primo affectations qui pourvoit les postes. Ceci est une garantie contre le développement de fief, le choix d'embauche sur des critères cachés, et contre la constitution de mandarinats locaux.
     
  13. Toute affectation sur un emploi qui doit naturellement correspondre à la catégorie de l'agent, relève d'une décision prise après consultation de la commission paritaire compétente. Et cela doit s'appliquer strictement. Cela fait partie des règles de transparence essentielle à l'Etat de droit.
     
  14. L'administration joue également un rôle social important du simple fait de sa constitution, en donnant la possibilité d'accéder à l'emploi et à la titularisation, et en garantissant un salaire à vie, quelque soit les aléas individuels, en permettant d'exercer une mission d'intérêt général et d'être ainsi acteur dans la société. Cela constitue une contribution supplémentaire importante au maintient de la cohésion sociale.
     
  15. Nous défendons la fonction publique de carrière contre la fonction publique d'emplois qui remet en cause bon nombre des principes précédemment décrits. Le système de la carrière, et donc du principe de l'entrée dans la fonction publique par concours, est le seul système qui permet de respecter l'égal accès de tous à la fonction publique selon les mérites de chacun, mais surtout la neutralité de la fonction publique et l'indépendance des agents vis-à-vis de leur employeur qui sont une garantie pour les citoyens.
 

Document syndical 4 Juin 2014

Durée du travail

Année
Lois
Nombre d'heures
de travail par ans
1848
Semaine de 84 heures (12 heures par jours, sur 7 jours)
« Cette loi portera un coup fatal aux manufactures françaises soumise à
la concurrence des produits anglais »
52×84
4368
1900
Semaine de 70 heures (10 heures par jours, sur 7 jours)
« Tous les bénéfices de l'industrie sont dans la dernière heure de travail ! »
52×70
3640
1906
Semaine de 60 heures, un jour de repos hebdomadaire
« Les nouvelles machines coûtent si cher qu'il est indispensable de les faire
fonctionner 7 jours sur 7 jours sans surcoût »
52×60
3120
1936
Semaine de 40 heures, 2 jours de repos hebdomadaire
2 Semaines de congés payés

« Le front populaire donne aux ouvriers le goût de l'oisiveté »
(52-2)×40
2000
1956
3 Semaines de congés payés
(52-3)×40
1960
1968
4 Semaines de congés payés
(52-4)×40
1920
1982
Semaine de 39 heures. 5 semaines de congés payés
« C'est une charge insupportable pour les entreprises françaises dans
la compétition européenne. »
(52-5)×39
1833
1998
Semaine de 35 heures
« Nous avons été bernés? » (Jean GANDOIS Président du C-N-P-F en 1997)
(52-5)×35
1645

Et, fidèle à ses traditions séculaires, le patronat pense sérieusement à l'exil pour échapper à l'inévitable apocalypse...

Vous avez dit chantage à la délocalisation ? Pas plus qu'hier ces menaces ne doivent empêcher le mouvement de réduction du temps de travail et de modernisation de se poursuivre !

En effectuant une estimation de la réduction annuelle du temps de travail sur la base de ces données. On obtient une réduction de 0,7 % par ans, soit actuellement un peu plus d'une semaine de congés payés supplémentaire tous les 4 ans.

Selon ces pronostics, nous devrions en 2014 travailler 1393 heures au lieu de 1645 heures, ce qui correspond à 36 jours travaillés de moins. On enlève les 11 jours fériés qui nous pas été comptabilisés. Il reste 25 jours travaillés, soit 5 semaines supplémentaires de congés payés que devrait aujourd'hui jouir l'ensemble des salariés.

 
C'est maintenant ! qu'il faut exiger
10 semaines de congés payés pour l'ensemble des salariés.

Et pas d'apartheid, cela doit s'appliquer à tous les salariés travaillant sur le territoire quelque soit leur origine.

oOo
 
 
Dom Mabb
21 Juillet 2014

A commencé à travailler chez La Cause Littéraire

21 Juillet 2014

 
 

Web 2014

Coralie Delaume (diplômée de l'Institut d'études politiques de Grenoble) :





Enregistrements à France-Culture.

Blog de Coralie Delaume : http://l-arene-nue.blogspot.fr/

 
Web 2014

Frédéric Lordon (économiste, directeur de recherche au CNRS ) :

 
Web 2014

Faut-il faire sauter Bruxelles ?

Le 30 avril 2014 a eu lieu une conférence-débat à l'École Normale Supérieure rue d'Ulm sur le thème "Faut-il faire sauter Bruxelles?" en présence de Jacques Généreux, Emmanuel Todd et François Ruffin.

 
Web 2014

L'obamania
et le rapport de l'Amérique au monde

 
Web 2014

Signez la pétition :

Pétition de l'UPR qui sera adressée aux membres du Comité Nobel norvégien.

 
Dom Mabb
1 novembre 2014

Si facebook, google, youtube... sont utilisées, ce n'est qu'à titre d'expérimentation transitoire, un transitoire qui peut quand même être préjudiciable d'un point de vue collectif. En récoltant les données personnels des membres et en les utilisant à des fins commerciales (ou d'espionnage, voir PRISM-Break), ces services, en situation de quasi-monopôle et utilisant les outils automatiques d'analyses que la technologie informatique contemporaine permet, constituent des acteurs dominants dans le monde capitaliste, placés ainsi dans un cercle largement au-dessus de tout le monde, une sorte d'aristocratie au pouvoir prémonitoire, des joueurs en bourse qui connaissent l'information un mois avant tout le monde.... (Déjà si vous connaissez l'information un jour avant tout le monde, votre fortune est faite.)

Paradoxalement, il est néanmoins utile de les utiliser comme moyen de communication publique, et comme vecteur de propagande...

Ci-dessous de nombreuses alternatives aux services en ligne toujours plus centralisés et non respectueux du domaine privé :

Moteur de recherche respectueux (made in France): https://www.qwant.com
Métamoteur de recherche respectueux : https://www.ixquick.fr
PRISM-Break : https://prism-break.org/fr
Dégooglisons Internet (Framasoft) : http://degooglisons-internet.org
Contre Microsoft et le logiciel propriétaire : http://fr.windows7sins.org
Non au DRM ! : http://fsfe.org/activities/drm/index.fr.html

 

Document syndical 21 janvier 2015

Projets de contributions Solidaires (Sud-Travail Affaires Sociales) suite aux attentats.

2ième contribution alternative :

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Il convient d’abord de se replacer dans le contexte politique avant la campagne médiatique résultant de ses évènements sanglants. Il y a 6 mois les Etats-Unis réunissaient à nouveau une coalition militaire pour continuer la guerre en Irak, obtenir l’écrasement militaire des forces combattantes opposées, et aligner les puissances occidentales sur le principe d’une guerre sans fin contre ce qu’il qualifie « l’ennemie terroriste » voir La nouvelle doctrine stratégique de défense des Etats-Unis établie sous la présidence de Bush junior. En Aout, le gouvernement opère un changement de cap de 180° en matière de politique étrangère en ralliant cette coalition qui mène une guerre impérialiste sur un territoire non délimité comme annoncée.

 

La première communication qu'il conviendrait de faire serait de demander au gouvernement l’arrêt immédiat des opérations militaires dans la coalition, l’arrêt de l’engagement de la France dans la guerre. Il est à noter que cet engagement sert de caution morale à la coalition et à l'intervention militaire US.

 

Il faut dénoncer la propagande de guerre qui a été faite au mois d’Aout et Septembre et qui a rarement atteint un tel paroxysme, et qui perdure.

 

La guerre irakienne déclenchée il y a 10 ans par les US ne s'est en faîte jamais arrêté, et nous étions initialement opposés (véto porté à l'ONU par Dominique de Villepin sous la présidence de Jacques Chirac). Évidemment cela ne se voit pas à Bagdad ni dans les grandes villes d'Irak.... Le Prétexte "légal" de l'intervention ne tient pas.

 

Qui a décidé de rentrer dans cette guerre ?, une guerre sans fin ?, qui est décrite dans la doctrine stratégique de défense US. C'est le président Holande et son ministre des affaires étrangère Fabius ou le gouvernement Valls et personne d'autre, même si tous les parlementaires ont émis des remarques approbatrices pour différentes raisons.... (Je suis personnellement furieux de cette décision.)

 

Comment un conflit se termine :

Pour cela on se remémorera les actions et les discours de Pierre Mendès-France. On commence d'abord à reconnaître chaque partie. Exclu les termes de terrorismes généralement utilisés par les deux parties opposés pour désigner les résistants de la partie adverse. On trouve un lieu neutre où des négociations pourront être tenue et dans lesquels la sécurité des négociateurs avec leur staff sera totalement assuré..., cela aurait pu être en France, si nous n'avions pas décidé la guerre ni des lois d'exceptions arbitraires et liberticides.... L'ONU, pourquoi pas, mais à Genève.... Il est encore trop tôt pour envisager une solution politique.)

 

La bonne stratégie pour Solidaires consiste à soutenir les mouvements antimilitaristes, à appeler à la désertions, les aviateurs et les personnels militaires impliqués, dans la limite de ce que la légalité actuelle nous permet, d'appeler à l'accueil et à la protection de tous les déserteurs quelques soit leurs pays.... etc... Voir les exemples historiques.

 

Rappeler que les conventions de Genève doivent s’appliquer (Guantanamo, exécution extrajudiciaire et extraterritorial via des drones de combat , dégâts collatéraux…), dénoncer les crimes de guerres commis par les Etats-Unis en Irak, en Afghanistan, d’autant plus qu’ils ne sont pas inquiété par la cours pénal internationale comme les accords le prévoit (clause d’exception accordée à un pays jugé comme moralement supérieur aux autres), défendre des règles internationales équitables.

 

Cela nous amène à demander de sortir de l'OTAN qui est la plus grande organisation criminelle n’ayant jamais existée jusqu’à présent. (Alors évidement, c’est pas les militaires français ou belges… les méchants, mais y sont dans la coalition mené par les US qui ont commis des crimes de guerre un petit peu partout dans le monde…) Et cultiver l'idée de la grève générale contre l’engagement dans la guerre.

 

Demander l'arrêt de l'engagement militaires en Irak, au Mali et quelques autres lieux... et demander la recherche de solution politique et diplomatique, et non pas l’écrasement militairement d’une partie au conflit ou d’un prétendu adversaire définie par les médias (propagande de guerre). C’est-à-dire sortir de la coalition actuelle menée par les Etats-Unis.

 

Puis on ne peut pas accepter que par des procédures quasi-administratives (juridiction d'exception) on interdise de sortie du territoire des centaines de personnes, une sorte de mise en résidence surveiller étendue au pays, car cela relève d'une sanction pénale. La désignation d’un bouc émissaire, suivi de mesure restrictive des libertés et d’interdiction de partir, nous rappel par trop des épisodes sombre d’un autre temps.

 

Puis il faut protéger nos droits fondamentaux (liberté, liberté d'expression, liberté de ne pas être surveillé, liberté de pensée, de s'organiser...) acquis de longues dates, donc s'opposer aux projets sécuritaires que concoctent nos politiques et qui n'auront plus lieu d'être dès que le pays ne mènera plus de guerre mais jouera le lieu de la négociation internationale.

 
oOo

Dom Mabb

Cette 2ième contribution alternative ne sera finalement pas proposée par Sud-Travail.
 

 
Document syndical 24 avril 2015

Sujet : el-Assad

 

Bonjour

La longue interview de Bachar el-Assad sur la chaîne 2 aux 20h, présentant le président syrien comme une personne fréquentable pouvant servir les intérêts occidentaux, constitue un acte éhonté de propagande de guerre.

 

el-Assad est un tyran sanguinaire qui n’a pas hésité à utiliser toute la puissance de l’Etat syrien, la force militaire syrienne restée à ses ordres, pour écraser sous les bombes des quartiers et des villes entières contrôlées par la résistance, tuant tous leurs habitants. Alors, discuter sereinement dans un salon avec ce criminel contre l’humanité, aux crimes en cours, et par ailleurs, crier d’effroi sur les exécutions criminelles commis par quelques résistants enragés à l’encontre de journalistes occidentaux innocents, témoigne d’une grande hypocrisie, et participe de la propagande de guerre….

 

La guerre qui a été décidé de façon autocratique par le président Hollande et le gouvernement Valls contre les « terroristes » (entendez par ce terme les révolutionnaires irakiens et une partie des révolutionnaires syriens), en dehors de toute considération morale, sert les intérêts du capitalisme internationale et des Etats-Unis, et certainement pas, ni les intérêts de l'ONU dans l'application de la charte de l'ONU pour développer la paix dans le monde, ni les intérêts des travailleurs quelques soient leur nations. Cette guerre est une croisade d’un autre temps, qui s’oppose au sens de l’histoire, aux révolutions présentes… fussent-elles à nos grands regrets religieuses et obscurantistes. Les peuples sont libres de s’autodéterminer, et de le faire par les armes si cela est nécessaire, et selon le sens qu’ils définissent eux-mêmes.

 

Nous demandons solennellement l’arrêt de cette sale guerre. Le retrait des troupes, le retour du porte avion « Charles-de-Gaulle » à la maison. L’arrêt de toutes les mesures liberticides qui accompagnent l’engagement dans cette sale guerre : loi sur le renseignement, les interdictions administratives de sortir du pays, les lois restrictives sur la presse interdisant de critiquer la guerre ou de défendre les prétendues ennemis, les lois restrictives sur la liberté d’expression…etc…, et, l’effort de guerre qui se traduit par l’austérité.

 

L’Europe libérale finance la guerre. Le gouvernement Hollande-Valls agit dans cette guerre au service de Washington sous la bannière de l’Otan. Nous n’avons pas à les suivre, opposons-nous à la guerre, à l’austérité et à l’Europe libérale qui la finance.

 

Non à la guerre ! , Non à l'Otan, Non à l'Europe des traités.


oOo

Dom Mabb
 
Web 2015
Économie

Les scenarii de dissolution de l'euro • Étude.pdf
Étude économique de la Fondation Res Publica

Créer une deuxième monnais (François Roddier)

Modèles économiques (Dominique Mabboux-Stromberg)

 
Web 2015

Les illusions économiques de l'Union européenne - par Charles-Henri Gallois
 
 
Web 2015

Signez la pétition :

Pétition de l'UPR adressée au gouvernement français.

 

Web Juin 2015

Entretien avec François Asselineau - Question d'actualité - 28 Mai 2015

00:10 - 10ème anniversaire du rejet de la constitution européenne
11:18 - Entrée de quatre résistants aux Panthéon
19:14 - Elections en Espagne
24:21 - Projet de loi sur la réforme scolaire
33:40 - La reine d'Angleterre demande un référendum sur la sortie de l'UE

 

Web Juin 2015

Entretien avec François Asselineau - Question d'actualité - 18 Juin 2015

00:25 - Anniversaire de la bataille de Waterloo
02:35 - Anniversaire de l'appel du 18 juin
03:14 - Les derniers développements en Grèce
20:56 - Relations entre l'Occident et la Russie
31:03 - La visite de François Hollande en Algérie
34:34 - La loi Macron
39:19 - Le Conseil national de l'UPR
48:37 - Le nouveau groupe parlementaire européen du FN
56:03 - Élections municipales partielles dans les Hauts-de-Seine
59:40 - Expositions de l'ouvre le "Vagin de la Reine" à Versailles
1:05:37 - Voyage de François Asselineau à la Réunion et à Mayotte

 

Web 2015

Les 779 prisonniers détenus à Guantanamo !

Les dernières infos sur Wikileaks (en)

Liste des prisonniers de Guantánamo (selon Andy Worthington) (en)

Andy Worthington est un historien britannique, journaliste d'investigation et directeur de film. En 2009 il a été co-directeur d'un documentaire sur les détenus de Guantánamo. Il a publié ce qui a été décrit comme la plus complète liste annotée de tous les détenus de Guantánamo....
(voir Wikipedia Andy Worthington -- http://www.andyworthington.co.uk/ )

Les premières personnes prisonnières et leur récits (Afghanistan - novembre-décembre 2001) :

Comme Barack Obama et son équipe de transition commencent à chercher d'autres moyens pour respecter l'engagement du président élu de fermer Guantánamo, Andy Worthington, auteur des Fichies Guantánamo, rappelle que Barack Obama a également promis de "rejeter les commissions militaires Act" (la loi qui a relancé le système des "terreur procès" évoquaient dans le bureau du vice-président Dick Cheney en novembre 2001), et fournit 20 raisons pour lesquelles les commissions militaires devrait être mise au rebut.

 

Document syndical 15 Octobre 2015

Bilan et perspectives :

Le 8 octobre, la mobilisation reste frileuse. « Les populations ne sont pas à des niveaux de militantismes et de révoltes élevés... », c'est le moins que l'on puisse dire.

Une des raisons à cela tient me semble-t-il dans le cantonnement des revendications interprofessionnelles à des aspects uniquement globalement comptable (salaires, emplois, service publique) alors que non seulement de nombreuses lois et décisions sont prises allant dans le mauvais sens, mais davantage encore des lois rétrogrades et liberticides sont adoptées sous le prétexte de l'escalade militaire et par la diversion que constitue la désignation d'un ennemi....

La guerre sans fin contre le terrorisme est un concept absurde inventé par G.W. BUSH pour assoir sa politique guerrière hégémonique toute azimut.

L'entrainement dans ces guerres est en grande partie la conséquence de l'intégration du pays au sein de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN)

L'absence d'autonomie budgétaire du pays qui réduit à néant l'autonomie de la politique économique, tient dans la confiscation du pouvoir monétaire (le pouvoir d'émettre de la monnaie) aux profit de la BCE. Les lois régressives en matières sociales telles que la loi Macron, ne sont que des déclinaisons du traité de l'union européenne et de quelques directives de la commission européennes. (Avec le 49-3, on pourrait les comparer à des décrets d'application). Dans la hiérarchie des normes juridiques, le traité de l'union européenne est au-dessus de ces lois et contient par écrit le dogme de l'économie néolibérale, une politique ultra-libérale et pro-atlantiste, privant l'autonomie budgétaires de nombreux pays, et imposant une politique de défense soumise à l'OTAN sous la direction des Etats-Unis.

Vue ces premières considérations d'ordre générale, Il convient d'orienter notre action dans 3 voies principales auxquelles nous ajouterons une voie supplémentaire essentielle, puis un point moins important mais d'actualité sur la fusion des régions :

1- Il faut dénoncer les politiques guerrières et demander la sortie de l'OTAN. Pour rappel, les Etats-Unis maintiennent toujours une prison vitrine extraterritoriale à Guantanamo où la torture a été pratiquée, et où sont encore enfermés de nombreuses personnes sans motifs et sans jugement, toujours dans des conditions de maltraitance, certaines sont là depuis plus de 15 ans. D'autre part, un usage intensif de drones de combats est fait (plusieurs milliers) pour assassiner (exécutions extra-judiciaires extraterritoriales) de prétendus « terroristes » dans un certain nombre de pays (qui ne sont pas en mesure de s'opposer aux Etats-Unis). Les militaires et politiques US ne sont pas statutairement poursuivable par la cours pénale international quelques soient les faits reprochés, par contre il n'en est pas de même pour les militaires et politiques français. Il est raisonnable de ne pas rester dans une organisation complice de ces crimes de guerre et crimes contre la paix

  • Non à la guerre menée par les Etats-Unis.
  • Non à l'Europe du fric qui finance indirectement cette guerre.

Concernant la guerre menée par le gouvernement, la propagande qui est toujours très active en ces périodes, atteint des sommets caricaturales.... Il faut rappeler que les médias d'information constitue un quatrième pouvoir qui devrait, comme les trois autres pouvoirs (exécutif, parlementaire, judiciaire) être indépendant, indépendant des puissances financières et étatiques. Cela se peut en donnant un statut plus protecteurs aux journalistes et en allant à l'encontre les réformes néo-libérales de ces dernières années qui n'ont fait que réduire considérablement l'indépendance et l'autonomie des journalistes dans de nombreux secteurs.

  • Non à la loi Renseignement qui permet à l'exécutif de mettre sur écoute qui il veut, (juge, avocat, journaliste, syndicaliste....)
  • Ras le bol de la présomption de culpabilité, aux coupables désignés juste après un crime, et à leur assassinat par la police spéciale (tireur d'élite) alors qu'il est possible de procéder autrement.
  • Non aux restrictions de sortie du territoire (mesures qui rappelle par trop les restrictions de sortie du territoire mise en oeuvre par l'Allemagne nazie.)
  • Ras le bol de la Loi de Programmation Militaire, des tribunaux d'exception...

2- Il faut dénoncer non seulement les lois qui libéralisent à outrance l'économie, la concurrence généralisée, « tous contre tous et chacun pour soi », mais également la source de ces lois qui est le traité de l'union européenne lui-même. Ce traité qui a pourtant été rejeté par référendum à plus de 55% des français, a été adopté par nos parlementaires et contient par écrit et de façon figée, un programme politique économique de droite ultra­libérale, et confisque l'autonomie budgétaire de nombreux Etats, faisant que quel que soit l'alliance politique au pouvoir, si celle-ci ne remet pas en cause le traité, celle-ci applique la même politique économique....

  • Non à la libre circulation des capitaux.
  • Pas de contrainte budgétaire drastique imposée par le traité de l'union européen.
  • Droit d'émettre de la monnaie pour le plan.
  • Il faut abroger ce traité !. Abrogation !

3- C'est à ce moment-là, le verrou ayant sauté, que les revendications salariales, sociales et écologiques prennent une toute autre portée :

  • Création monétaire si nécessaire pour satisfaire les besoins sociaux et les besoins écologiques.
  • Augmentation conséquente de salaire mais égale pour tous les fonctionnaires, et dégel du point d'indice.
  • Augmentation conséquente du smic et alignement sur l'inflation.

4- On ajoute un élément essentiel concernant la vie au travail.

  • Défendre les lanceurs d'alertes et permettre aux services d'inspection du travail de faire leur travail (La relaxe - Affaire TEFAL, procès le 16 octobre)
  • Défense du code du travail.
  • Défendre les droits des salariés dans l'entreprise (dehors Macron, l'ANI, etc...)

5- Et on démasque les vrai raisons de la fusion des régions.

  • Contre la réforme territoriale et la suppression de poste de fonctionnaires qui en est liée pour une partie.

La fusion des régions a comme but de réduire le nombre de fonctionnaires, d'éloigner le service publique des usagers, et d'affaiblir le pouvoir de régulation économique de l'Etat au profit de celui de grandes régions qui n'ont ni le pouvoir de réglementer par la loi ni celui de battre monnaie, mais seulement d'acheter en faisant des cadeaux aux multinationales leurs installations et maintient sur les territoires.

  • Il faut revenir à un système de régions de petite taille et ayant chacune une logique.
oOo
 
Dom Mabb
 
Dom Mabb a changé sa photo de couverture
24 octobre 2015


 
 
Dom Mabb
25 octobre 2015

Un clip pour les 70 ans de la Sécurité sociale, fait par l'Union des FAmilles Laïcs.

 
Evhee Beuder
30 octobre 2015

EDF dans le viseur de Bruxelles

Marion d’Allard - Mercredi, 21 Octobre, 2015 - L'Humanité lien


PHOTOPQR/OUEST FRANCE

Une mise en demeure de l'Europe interdirait à EDF de reprendre les concessions des barrages hydrauliques. La CGT voit rouge.

« Ils ont réussi à abattre GDF, aujourd'hui, ils s'attaquent à EDF ». Marie-Claire Cailletaud, porte-parole de la CGT mines énergie, ne décolère pas. Et c'est une mise en demeure adressée par Bruxelles à la France, il y a une dizaine de jours, qui a mis le feu aux poudres. EDF n'aurait plus l'autorisation de se porter candidate à la reprise d'une concession de barrages hydrauliques. Pour comprendre l'affaire, il faut, selon la CGT, remonter en 2012, au moment où François Hollande, tout juste élu, se rend devant la Commission européenne pour « négocier le déficit du pays en échange de trois engagements dont celui d'ouvrir à la concurrence les concessions hydrauliques ». À l'époque, la CGT avait déjà vivement dénoncé ce nouveau coup porté au service public de l'énergie. Rappelons que les barrages hydrauliques produisent 16 % de l'électricité du pays, soit la quasi-totalité de la production nationale d'énergies renouvelables. « La loi de transition énergétique a repris cette idée, prévoyant la création de sociétés d'économie mixte ouvertes aux collectivités territoriales et aux entreprises privées », explique Marie-Claire Cailletaud, qui précisait il y a quelques mois à l'Humanité que « dans les faits, ces collectivités qui sont déjà exsangues finiront, sous la pression, par céder leurs parts au privé ». Ségolène Royal, en revanche, y voit une aubaine pour le service public, allant même jusqu'à assurer que ces « sociétés d'économie mixte permettront de renforcer le contrôle public sur ce patrimoine commun des Français, que les élus montagnards qualifient parfois de "château-d'eau de la nation" ».

Hier, le Conseil supérieur de l'énergie examinait les décrets relatifs à l'ouverture à la concurrence des concessions hydrauliques. Mais la mise en demeure de la Commission européenne, en écartant l'entreprise publique « qui exploite 80 % des ouvrages ", menace directement le service public de l'énergie. La CGT dénonce les dangers d'une " mise en péril de l'équilibre du réseau, d'une augmentation des prix, d'une désoptimisation, ainsi que des menaces sur le statut des personnels ».

Pour Marie-Claire Cailletaud, l'objectif poursuivi par Bruxelles est clair : « La Commission européenne veut abattre le modèle public d'EDF, c'est une obsession. Le service public de l'énergie est attaqué de toutes parts, et cette mise en demeure s'ajoute à la fin des tarifs réglementés de l'énergie qui devrait entrer en vigueur au 1er janvier prochain. »

Bruxelles entend faire éclater toutes les entreprises publiques

Dans la droite ligne de l'ouverture à la concurrence du rail, Bruxelles entend faire éclater toutes les entreprises publiques historiques. La fédération CGT mines énergies, elle, ne compte pas en rester là. « Pour l'instant, nous ne connaissons pas les termes exacts de la mise en demeure adressée à la France par Bruxelles, mais notre travail désormais est d'alerter au maximum des dangers qui pèsent sur le service public », poursuit Marie-Claire Cailletaud. Pour la CGT, le gouvernement, en s'employant à suivre scrupuleusement les recommandations libérales de la Commission européenne s'enferme dans une contradiction révélatrice. Car « on ne peut, d'un côté, réclamer une France exemplaire à l'heure de la COP21, et sacrifier tous les outils qui participent à la réponse à construire », conclut le syndicat.

 
Dom Mabb
31 octobre 2015

Une présentation de l'UPR par François Asselineau :

 
Septembre 2003  -  31 octobre 2015