Modèles économiques

Modèle économique

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I) Analyse

1) Modèle

Un modèle se résume la plus part du temps en un système d'équations différentielles, et il peut être résolu de façon approchée avec une précision arbitrairement grande par un calcul itératif selon la méthode d'Euler.

Dans le modèle on définit deux types de données, que sont les conditions initiales et les paramètres. Les conditions initiales regroupent l'ensemble des données caractérisant l'état initial du modèle, tandis que les paramètres sont des données invariantes durant toute la simulation et qui caractérisent donc le type de modèle. Ainsi n'y a-t-il pas vraiment de différence entre paramètres et données initiales, les paramètres étant des données initiales restant invariantes.

2) Modèle sociologique

Nous dirons que le modèle est sociologique, au sens large, c'est à dire une sociologie appliquée à une entité autre que l'homme, lorsqu'il est composé d'entités autonomes interagissantes entre-elles et obéissant à des logiques plus ou moins complexe. Le modèle peut s'éloigner des réalités pour aller vers des récréations mathématiques, et étudier le devenir de sociétés imaginaires composées d'une multitudes d'entités autonomes interagissantes entre-elles et obéissant à différentes logiques. Notez que les modèles simulant des phénomènes physiques, basés sur un maillage de l'espace, ne sont pas des "modèles sociologiques" car une maille n'a pas d'autonomie.

On appellera expérimentation exacte, le calcul du modèle par l'ordinateur, essayant un certain nombre de conditions initiales et de paramètres. Tandis qu'on appellera expérimentation réel, la comparaison du modèle avec la réalité.

Par la seul expérimentation exacte, on peut tirer un certain nombre d'enseignements. Et cette science basée sur l'expérimentation du calcul de modèle a l'avantage d'être abordable par tous, et transmissible par simple copie, celle d'un programme informatique et d'une théorie. Elle peut donc constituer à elle seule un véhicule pour transmettre un argumentaire, autrement dit un vecteur pour la propagande.

3) Modèle économique

Nous dirons que le modèle est économique, lorsqu'il introduit une gestion de ressources disponibles pour des entités autonomes. Les modèles simulant des phénomènes physiques et appliquant les lois physiques de conservation de quantités de matières, de masse, d'énergie... qui peuvent être considérés comme autant de ressources, ne sont pas des "modèles économiques" car ces ressources ne sont pas mise à disposition d'entités autonomes. Un modèle économique est d'abord un modèle sociologique.

4) Modèle économique libérale et capitaliste

Au XXième siècle apparaît une tentative de justifier le libéralisme-économique scientifiquement par l'expérimentation de modèles, selon une méthodologie comparable à celle présente ici, et qui produit le néolibéralisme, une forme encore plus redoutable du libéralisme qui se base sur la concurrence libre et non faussée partout. Imaginer les dégâts qu'un tel concept a pu causer sur l'ensemble de la société et qui persiste jusqu'à nos jours dans ses méfaits. Alors si nous empruntons cette même voie, gardons-nous de produire de tel désastre. D'un point de vue philosophique, nous pensons que la science n'est ni bonne ni mauvaise, que c'est son usage qui est souvent mal intentionné, sert des intérêts particuliers au détriment de l'intérêt général, est aveugle des nécessités aussi bien matériels qu'éthiques, que le pouvoir dogmatique qu'elle peut procurer en certaine circonstance est toujours une usurpation, et que le pouvoir technologique qu'elle engendre constitue, comme tout pouvoir, un élément corrupteur majeur. Aussi faisons nous nôtre, cette maxime de F. Rabelais : "Science sans conscience n'est que ruine de l'âme".

La sommes des intérêts particuliers produit quoi ?. C'est à cette question que s'attachent les travaux des économistes libéraux contemporains, plus enclin à défendre l'existant qu'à proposer des alternatives. Nous allons dans un premier temps explorer ce point de vue libéral et capitaliste pour mieux en comprendre les rouages, sans s'intéresser à la question du travail ni à celle de l'écologie. La question du travail est pourtant la question politique centrale, l'enjeu majeur, concernant chacun d'entre nous, alors que les acteurs du monde des affaires représentent une infime minorité. Et la question écologique place l'homme dans des harmonies profondes qui lient son destin au monde. Passer à coter de ces deux clefs va nous faire quitter les enjeux du monde réel pour aller vers celui du jeu. Et c'est justement un jeu, X2 "The Threat" réalisé en 2003 par la société Egosoft, qui vient illustrer remarquablement ce propos, et qui constitue un ingénieux vecteur de l'idéologie libérale et capitaliste.

Ce jeu, à la fois de commerce, de voyage, de production, de guerre, constitue une forme idéalisée de modèle libéral et capitaliste. C'est un jeu de rôle, on y joue un personnage, à la fois mercenaire, négociant, producteur. Les usines sont des stations spatiales automatisées, il n'y a donc pas de travailleur ni de problème lié au travail. Et trouvaille du jeux, la Terre a disparue, ce qui supprime, de faite, une grande partie de la problématique écologique, enfin... d'une manière symbolique. C'est vrai, pourquoi s'emmerder avec toutes ces questions de protection de la nature, de pollution..., fallait y penser, supprimer la Terre. De plus, comme le moteur du jeu qu'est l'intérêt privé peine à donner un sens valable au jeu, car pour cela il faut plonger dans des causes plus corsées, des nourritures plus épaisses, plus imagées, qui font intervenir d'autres pans de l'irrationnel, la recherche de la Terre disparue devient cette cause, cette quête du Saint Graal, et donne au jeu une portée symbolique capable de réconcilier le joueur avec l'esprit mercantile du jeu.

Le modèle économique, est dit "libéral" lorsque les entités qui la composent possèdent la liberté de créer des sociétés et d'échanger des titres et des biens, sans qu'il n'y ait de contrainte imposé par l'intérêt générale et que ce dernier peut-être restreint au minimum. Les entités représentent l'intérêt privée, et l'Etat représente l'intérêt générale qui est alors restreint à un cadre normatif minimaliste comprenant les 4 fonctions régaliennes traditionnelles : police, justice, armée et monnaies.

Et le modèle économique est dit "capitaliste" lorsque les entités peuvent accumuler du capital de façon illimitée par la création et l'appropriation de sociétés et par l'activité bancaire.

Extrait de l'ouvrage "Le nouvel Esprit du Capitalisme" de Luc Boltanski et Eve Chiapello :

Le capitalisme en sa définition minimale est une exigence d'accumulation illimité du capital par des moyens formellement pacifiques. C'est la remise en jeu perpétuelle du capital dans le circuit économique dans le but d'en tiret un profit, c'est-à-dire d'accroître le capital qui sera à son tour réinvesti, qui est la marque première du capitalisme et qui lui confère cette dynamique et cette force de transformation qui ont fasciné ses observateurs, même les plus hostiles.

L'accumulation du capital ne consiste pas en un amoncellement de richesses - c'est à dire d'objets désirés pour leur valeur d'usage, leur fonction ostentatoire ou comme signes de pouvoir. Les formes concrètes de la richesse (immobilier, biens d'équipement, marchandises, monnaie, etc.) n'ont pas d'intérêt en soi et peuvent même constituer, du fait de leur manque de liquidité, un obstacle par rapport au seul objectif qui importe vraiment : la transformation permanente du capital, de biens d'équipements et d'achats divers (matières premières, composants, services...) en production, de production en monnaie et de monnaie en nouveaux investissements (Heilbroner, 1986).

Ce détachement du capital par rapport aux formes matérielles de la richesse lui confère un caractère réellement abstrait qui va contribuer à rendre perpétuelle l'accumulation. Dans la mesure où l'enrichissement est évalué en termes comptables, le profit accumulé sur une période étant calculé comme la différence entre deux bilans de deux époques différentes, il n'existe aucune limite, aucune satiété possible comme c'est au contraire le cas lorsque la richesse est orientée vers des besoins de consommation y compris de luxe.

Il est sans doute une autre raison expliquant le caractère insatiable du processus capitaliste, qui est souligné par Heilbroner (1986, p.47 s.). Parce que le capital est constamment réinvesti et ne peut s'accroître qu'en circulant, la capacité pour le capitaliste de récupérer sa mise augmentée d'un profit est perpétuellement menacée, notamment par les actions des autres capitalistes avec lesquels il se dispute le pouvoir d'achat des consommateurs. Cette dynamique crée une inquiétude permanente et offre au capitaliste un motif d'autopréservation très puissant pour continuer sans fin le processus d'accumulation.

Ce faisant, il n'est donc pas nécessaire de poser le principe de recherche d'accumulation illimitée du capital, comme un axiome définissant la logique de chaque entité capitaliste, puisque que cela découle en partie d'autres raisons, d'un mécanisme de préservation, de mise en concurrence..., que le sytème impose et dans lequel se trouve plongé l'entité.

Ces modèles sont donc composés d'entités capitalistes qui malgrès leur hétérogénéité ontologique s'aligneront sur une logique d'accumulation du capital, et ceci à toutes les échelles, c'est à dire s'aligneront sur une logique d'accumulation illimité du capital.

Les entités peuvent échanger tout avec tout, librement, selon leur intérêt qui se ramènera par la configuration-même du système concurrentiel dans le seul but d'accumuler du capital.

On serait tenté d'ajouter d'autres buts, des buts hédonistes, créateurs, idéologiques, irrationnels..., ce qui correspond plus à la réalité quand on joue petit, mais lorsque on joue gros, les faits nous montrent le contraire, la logique du capital s'impose sur celle plus propre à l'homme, faisant que plus rien n'est laissé au hasard ni à l'inspiration, et que le but d'accumulation du capital devient bel et bien le seul et unique but. La cause n'en est même pas redevable au détenteur du capital. Tout est délégué, sous-traité, contrôlé selon la logique du système dans le but de renforcer et non de contenir ou de contrôler ou de contre-balancer, et la logique du système capitaliste s'impose alors.

Le modèle pour être pertinent et simuler des mondes économiques davantage révélateur des facettes de la réalité, devra ajouter d'autres logiques, d'autres idéologies, et reconsidérer la problématique des échanges, intégrant des barrières naturelles et réglementaires, des mécanismes de régulations, différents moeurs et coutumes, ainsi que des logiques de groupes, des stratégies collectives de fidélités, de solidarités ou de conformismes, et devra intégrer des schémas de circulation de l'information-désinformation à travers différents cercles, différents réseaux de relations, propres aux sociétés humaines. Il sera nécessaire de modéliser les mécanismes de prise de décisions d'un groupe, de modéliser l'élaboration de stratégies collectives à différents niveaux d'échelle en défrichant une partie non encore explorée de la théorie des jeux à grand nombre de joueurs....

5) Les différentes sphères de pouvoir

On peut se demander s'il n'y a pas quelque chose de pathologique dans cette recherche d'accumulation illimité du capital. Une sorte de folie des grandeurs pour devenir le maître du monde. Le capital est dématérialisé, il comprend de la monnaies, des titres qui correspondent à des droits de tirage, d'autres titres qui correspondent à la propriété de société, de banque, et il comprend des titres qui correspondent, à des locations, à des prêts, à des contrats, à des droits coercitifs sur des tiers portant sur le futur, à des propriétés sur des éléments préexistants, etc... En cela, le capital représente un pouvoir qui ne se limite pas à la sphère économique tel que naïvement on peut la concevoir, ou plus exactement que la sphère économique a tendance à s'agrandire en absorbant en partie les autres sphères.

Le capital est donc un pouvoir économique au contour flou qui a tendance, une tendance commune à tous les pouvoirs s'il n'est pas contrôlé et contenu, à absorber par influence et corruption tout ce qui l'entoure pour se renforcer, tel un trou noir. Alors si nous pouvions sommer ces pouvoirs économiques en une valeur, en un nombre, cette propriété d'absorption pourrait être caractérisée par une constante universelle qui caractériserait ainsi le pouvoir d'influence et de corruption du pouvoir, et pourrait permettre de définir un loyer du capital, un loyer certes maléfique mais naturel en quelque sorte. Et si nous supposions de façon surréaliste que dans notre univers ce pouvoir est limité par une borne indépassable, nous pourrions alors par intégration définir un étalon de ce pouvoir qui pourrait donc servir d'étalon du capital.

Dans cette simplification grossière qui consiste à considérer que tous les pouvoirs économiques sont, non seulement comparable, mais sommables en une valeur numérique, la création de richesse reste quand-même toujours située dans les processus de transformation réel, les processus de consommation-production, localisés dans les outils de production (usines, manufactures, artisanats, exploitations de ressources naturelles....). Elle s'évalue en ajoutant la valeur de ce qui a été produit et en soustrayant la valeur de ce qui à été consommé. Mais cela ne permet toujours pas de l'évaluer objectivement, car la valeur dont il est question ici découle toujours de la somme des subjectivités individuelles pondérées par leur pouvoir économique. On met simplement l'accent sur la transformation physique, sur la création de biens physiques qui constituent à leur tour des outils de production. Il n'y a pas d'autre source de richesse au sein de la sphère économique, mais il existe des transferts de pouvoir sortant ou entrant dans la sphère économique :

Par exemple, l'utilisation de ressources naturelles traduit un transfert de pouvoir de la sphère des ressources naturelles vers celle de l'économie, et l'inventeur qui découvre le procédé d'utilisation de cette ressource traduit un transfert de pouvoir de la sphère des sciences vers la sphère économique.

Autre exemple, un changement régressif du statut des salariés va brutalement augmenter le pouvoir de la production ce qui se traduira par une augmentation du pouvoir économique, une augmentation du capital (la valeur de la propriété des outils de production) sans qu'il n'y ait de baisse de richesse ailleurs. Tout se produit comme si de la richesse avait été créée. En fait cette richesse provient d'un transfert de pouvoir de la sphère non économique, du droit des personnes, vers la sphère économique. Réciproquement la réduction des heures de travail pour le même salaire va diminuer le pouvoir de la production ce qui se traduira par une diminution du pouvoir économique, du capital. Tout se passe comme si de la richesse avait été détruite dans la sphère économique. En fait cette richesse a quittée la sphère économique, pour aller dans la sphère du droit des personnes, augmentant ainsi un autre pouvoir, le pouvoir des personnes, un pouvoir qui ne se monnaye pas.

Autre exemple, la réunion de deux pouvoirs économiques donnera un pouvoir plus important que la somme des deux. Car l'union va accroître des pouvoirs d'influences et de corruption situés dans la sphère économique et qui s'établiront au détriment des autres pouvoirs issus aussi bien de la sphère économique que des autres sphères. Cela se traduit donc aussi par un transfert de pouvoir des sphères non économiques vers la sphère économique. Réciproquement la séparation des pouvoirs économiques, imposées par des règles, va réduire les influences et les corruptions, et redonner l'autonomie aux autres pouvoirs ce qui se traduira par un transfert de pouvoir de la sphère économique vers les sphères non économiques.

Il va s'en dire que si nous laissions la sphère économique absorber les autres sphères, elle deviendrait une sphères totalitaire qui n'aurait d'économique que son nom.

6) La sommabilité des pouvoirs économiques

Mais rien ne nous permet de sommer ces différents pouvoirs économiques en une valeur, en un nombre sur une échelle ordonnée. C'est là précisément qu'interviennent nos prédécesseurs néolibéraux avec leur tentative de fonder scientifiquement le libéralisme, leur travaux de modélisation pour définir cette valeur, une valeur marchande, fondée sur la notion subjective d'utilité, et la concurrence libre et non faussée (libre signifiant ici qu'elle se manifeste partout ou plutôt qu'elle est imposé partout), qui unifie cette valeur marchande. La valeur devient ainsi l'indicateur maître de cette logique néolibérale, qui permet de comparer, de jauger, et avec laquelle chaque entité va pouvoir choisir parmi toutes les actions qui lui sont possibles celle qui produira la plus grande valeur pour elle et selon elle si celle-ci est en quête de capital. Il s'agit là d'une réduction totalitaire qui consiste à supposer que tout est comparable et de valeurs sommables sur une échelle ordonnée, et finalement à ramener tout à une seule valeur, à un seul indicateur numérique. Il s'en suit que cet indicateur représente une notion quasi-mystique, qu'il est plus juste d'appeler Pouvoir économique que Valeur, et que cela constitue même un non-sens moral, car le pouvoir sur le plan moral n'a pas de valeur, c'est même une anti-valeur.

Si nous concédions que tout est comparable et de valeur sommable numériquement sur une échelle ordonnée, tout pourrait alors être évalué en une valeur, reste que nous n'avons pas définie d'unité, pas d'étalon, et que toute définition objective semble impossible. Il y a un élément irrationnel incontournable dans la notion de valeur, que ce soit l'aspect subjectif de la notion d'utilité invoquée par les néolibéraux ou simplement l'aspect indomptable de la raison de vivre. Il y a donc bien quelque chose qui cloche. En fait, des éléments de réponse sont apportés dans les modèles eux-mêmes de nos détracteurs.

La question se reformule ainsi : Comment définir la richesse, la puissance économique, ou le pouvoir économique, de façon quantitative et objective, afin de pouvoir comparer la richesse de sociétés différentes à différentes époques. Cela n'est tout simplement pas possible car les cultures, les lois et ce à quoi on accorde de la valeur, diffèrent d'une société à l'autre et d'une époque à l'autre, d'un système de pensée à l'autre, rendant impossible la comparaison quantitative.

Mais d'un point de vue purement libérale et capitaliste, et pour des sociétés soumises à cette logiques, cela est rendu possible, par le même procédé décrit dans ces modèles, et qui fait que dans une société libérale et capitaliste, l'entité peut tout évaluer selon un unique indicateur subjectif propre à son intérêt particulier, et que le marché basé sur la concurrence libre et non faussée (c'est à dire libre de s'imposer partout), en donne la résultante. Il est nécessaire pour cela de regrouper les deux sociétés que l'on veut comparer, et d'établirent les liens économiques et d'information d'importance suffisante pour réduire les fluctuations dû au hasard des liens initiaux, sur ce mode idéologique d'échange dit néolibéral entre les deux sociétés, et perdurant suffisament longtemps pour pouvoir atteindre un état d'équilibre, en laissant opérer la logique des entités qui s'aligne statistiquement malheureusement pour une recherche de profit maximum. Faut-il encore que les différentes législations s'entendent pour permettre ces échanges nécessaires et que le système économique résultant soit stable.

L'état d'équilibre une fois atteint, on peut alors mesurer la richesse de chaque entité et donc de chaque société définie comme ensemble d'entités, en négligeant les transfères d'entité entre les deux sociétés. On remarquera alors en expérimentant ces modèles que le résultat n'est pas transitif, qu'une société A peut posséder un pouvoir économique plus grand que la société B qui elle même peut posséder un pouvoir économique plus grand que C et qui elle même peut paradoxalement posséder un pouvoir économique plus grand que A. Ce qui ne présage pas du résultat si on compare simultanément les trois sociétés.

Ainsi la comparaison du pouvoir économique entre deux sociétés libérales et capitalistes sera possible, mais pas leur valorisation objective sur une échelle ordonnée. La comparaison équivaut à une guerre économique, et la conclusion de cette guerre est une forme moderne de colonisation qui consiste à détenir les capitaux et donc la plus grande partie du pouvoir. La démonstration comme quoi les pouvoirs économiques ne sont pas sommables en une valeur numérique est faite simplement par le constat de cette non transitivité appelé l'effet pierre-papier-ciseau, un paradoxe qui apparaît obligatoirement lorsque la richesse dans une démeusure qui lui est ontologique s'accaparent les attributs de la puissance.

7) L'entité capitaliste

L'entité est illusoirement purement rationnelle, elle ne conçoit pas sa mort et est donc éternelle. Le but n'est pas d'acquérir une grande quantité de capitaux durant un certain temps, mais d'acquérir une quantité illimité de capitaux, nécessitant de faite un temps infini, afin d'atteindre un niveau de préservation absolu. Il s'agit d'un but perpétuel. Une recherche de profit maximum et permanent, en un temps indéterminé, conséquence de la configuration du système concurrentiel. Et plus le temps est long et plus les événements sont incertains. Le but n'est pas d'avoir cette valeur à un moment donnée, et durant un certain temps, et de ne plus l'avoir après. Il s'agit d'une quête sans fin vers une valeur infinie....

 

II) Description du modèle

1) Un modèle économique le plus simple

Commençons par le simplifier en supprimant le travail et l'écologie, un modèle sans travailleur ni contrainte d'ordre écologique, qui met en oeuvre une production et un marché avec une monnaie et une redistribution.

On commence par décrire l'économie réel du modèle c'est à dire les règles régissant les flux et transformations des biens matériel et des usines. On pose que la production est totalement automatisée, qu'il n'y a pas de travailleur, et on pose que les ressources naturelles nécessaires à la production sont illimitées. On conçoit ainsi un modèle économique parmi les plus simples possibles, introduisant les concepts de biens, d'usines, de monnaies, et d'entités à la fois productrices et consommatrices.

Ainsi on s'évertue à appliquer le principe du moindre choix arbitraire. Le modèle comprend 7 règles décrivant l'économie réel du modèle :

2) L'économie réel du modèle :

Les règles régissant les flux et transformations des biens matériel et des usines.

  1. On ne conçoit qu'un seul type d'usine et un seul type de bien.
     
  2. On ne pose aucune géographie, pas de distance, pas de transport, aucun stockage, les biens produits dans la journée sont périssables et doivent être vendus et consommés dans la journée.
     
  3. Il y a un nombre d'entités `"En"`. Les entités ont des niveaux de vies différents, le bien de luxe correspond simplement à une quantité plus grande d'unités de biens et est consommé dans la journée. Les entités possédent des usines `"U"` et de la monnaie `"Fn"`.
     
  4. Le nombre de biens produits dans une usine par jour est `"Ub"`. L'usine est automatisée et ne consomme rien.
     
  5. La construction d'une usine demande `"Uc"` biens. Et l'usine vie `"Ut"` jours à partir de son premier jour de construction. Chaque entité peut construire plusieurs usines en consommant pour la construction autant de fois `"Ub"` biens, et il peut y avoir un reste qui se traduit par une usine en cours de construction.
     
  6. Chaque entité possède une liste `"U"` d'usines caractérisées par leur date du premier jour de construction, et éventuellement possède une usine en cours de construction caractérisée par sa date du premier jour de construction `"U0"` et par la quantité de biens déjà consommés pour sa construction `"U0c"`.
     
  7. Il existe une masse monétaire de francs `"Fn"`, et chaque entité numérotée `"i"` possède une part `"Fn"`.
     
  8. Chaque jour, l'entité exécute trois actions :
     1- Répartition des fonds à alouer ; `"Fr"%` pour la thésaurisation, et `(1"-Fr")%` pour l'achat de biens.
     2- Achat de biens sur le marché.
     3- Répartition des biens à alouer ; `"Be%"` pour sa consommation personnelle, et `(1"-Be")%` pour la construction de ses usines.
     4- Fixation du prix de vente des biens produits par ses usines.

"Dans le développement d'un programme informatique, le premier choix important qu'il convient de faire, et qu'il est toujours difficile de bien faire, consiste à nommer les variables en choisissant une structure de données adaptée et une nomenclature facilement mémorisable."

Dans le modèle, il n'y a pas de capitalisation possible autre que par accumulation de monnaie et d'usine. Mais l'une est un droit de tirage dont la valeur fluctue au grès des politiques et des crises économiques, et l'autre n'est pas pérenne puisqu'elle possède un temps de vie `"Ut"`, elle peut perdurer que parce que, ce qu'elle produit permet de reconstruire de nouvelles usines.

La construction d'une usine ne nécessite que des biens matériels et n'est soumise à aucune contrainte de temps. Parcontre on simplifie le comportement de l'entité en lui interdisant de possèder plusieurs usine en cours de construction. Puisqu'il n'y a pas de contrainte de temps, on estime qu'il construit ses usines dans l'ordre, et ainsi il peut construire plusieurs usines en un seul jour.

Néanmoins la construction d'une usine doit pouvoir se faire sur plusieurs jours, car les biens étant périssables, ils ne peuvent pas être accumulés, et la construction en un jour d'une usine consommerait trop de biens en une seule fois par rapport aux biens pouvant être produits en un jour.

Le paramètre`"Uc"` désigne la quantité de biens nécessaires pour construire une usine. Lorsqu'il n'y a pas assez de biens disponibles, la construction attend les jours suivant l'arrivage de nouveaux biens pour continuer. Elle reprend là où elle en était, mais l'usine à vieillie. On remarque alors que le temps qui s'écoule constitue une valeur à part, non monnayable.

Le temps de vie d'une usine et compté à partir de son premier jour de construction, donc avant même que sa construction soit achevée, ceci pour éviter qu'une construction inachevée puisse constituer un bien qui ne vieilli pas, et qui pourrait alors être accumulé. Ce temps de vie caractérise ainsi l'usure de l'usine par détérioration, ou plutôt par vieillissement, qui a toujours lieu même si l'usine ne fonctionne pas, et même si l'usine n'est pas encore complètement construite.

On ne peut pas accumuler de la richesse matérielle, car les biens sont périssables en un jour et les usines sont périssables en `"Ut"` jours. La seul richesse qui peut être accumulée est ici monétaire et représente un droit de tirage qui pourra être exercé dans le futur. Faut-il encore que dans le futur il y ait de la richesse matérielle produite.

3) L'échange, le commerce et la propriété

Le commerce est à l'échelle de l'humanité, somme toute, quelque chose d'assez récent, en particulier dans sa composante monétaire. Mais le commerce n'est qu'une déclinaison réductive d'une pratique d'échange beaucoup plus générale que sont le don et la symbiose. Ces pratiques sont à la base des langages, et nous replonge avant même le début des civilisations, et davantage encore..., nous dirons qu'elles sont propres à la vie même et à Dame Nature qui en est imprégnée.

Le commerce sous-entend la notion de propriété. Et il existe plusieurs notions de propriété, comme autant de droits spécifiques imaginables qu'il peut y avoir sur les objets.... La propriété personnelle se généralise naturellement en propriétés collectives, partagée par plusieurs personnes, et aussi en propriété de tous, ce qui constitue alors une non propriété ou plus exactement une chose qui ne peut pas devenir la propriété exclusive de quelqu'un....

Parcontre l'échange n'est pas nécessairement de nature commerciale. Il peut s'établir en dehors de toute notion de propriété. Les acteurs y deviennent alors des vecteurs de transmission et de réception aux rôles subtils portés par d'autres éléments que ceux relatifs à la propriété, tel que la symbiose, comme le montre la Nature dans ses échanges.

4) L'indifférenciation des biens et la non auto-alimentation des entités

Les consommateurs sont potentiellement des producteurs. Un modèle plus simple existe alors où chaque entité est auto-alimentée, c'est à dire où les biens produits par l'entité sont consommés par la même entité pour en assurer sa croissance, et où il n'y a donc plus besoin de marché ni d'échange. Néanmoins ce modèle est trop éloigné de la réalité. Les entreprises contemporaines ne sont pas auto-suffisantes, elles se spécialisent pour augmenter leur puissance de production à moindre coût et à moindre travail, et elles ne produisent qu'une infime parties de ce qu'elles ont besoin. Elles ont donc recours essentiellement au marché pour s'approvisionner.

Pour cette raison on oblitère la possibilité de s'auto-allimenter en prétextant que la diversité des demandes, qui n'est pas détaillée dans le modèle, exige que l'essentiel des consommations, qu'elles soient de nécessité, de luxe ou de construction, doit passer par le marché, c'est à dire doit être préalablement achetées sur le marché.

L'indifférenciation des biens va occulter toutes les problématiques relatives aux transformations croisées successives des produits et à leur marchés respectifs, qui pour prima-raison ne nous intéressent pas maintenant. Seuls les concepts de monnaie, de finance, de production générale, et de démographie sont misent en avant.

5) Les outils de production

La technologie fait qu'il existe des machines, appelées usines, capable de produire des biens avec un minimum de travail et en grande quantité. L'intérêt de la concentration consiste en cette réduction du travail, une économie d'échelle. Dans notre modèle, l'usine est très coûteuse car elle constitue un procédé de construction automatique sans travail. Cela explique pourquoi la production a tendance à être concentré sur un petit nombre d'usines.

Mais l'évolution technologique se faisant, la construction des usines devient moins onéreuse, la production peut se miniaturiser et se répartir sur un plus grand nombre d'usines.

L'usine doit être matériellement rentable c'est à dire qu'elle doit produire plus de biens qu'elle en a consommé pendant sa construction.

La construction de l'usine consomme un nombre conséquent de biens et peut nécessiter un nombre conséquent de jours du fait de la pénurie des biens. La construction d'une usine nécessite `"Uc="1000` biens. On a pas mis d'exigence de temps à la construction de l'usine. Si tous les biens nécessaires à la construction de l'usine sont disponibles en un jour, alors l'usine est construite en un jour. Et de même pour plusieurs usines, si tous les biens nécessaires à la construction de plusieurs usines sont disponibles en un jour, plusieurs usines sont construites en un jour.

La production de l'usine est de `"Ub="30` biens par jour, et l'usine à un temps de vie de `"Ut="800` jours.

Chaque usine n'appartient qu'à une seule entité à la fois. Ces entités sont à la fois productrices et consommatrices. Les entités qui ne possèdent pas d'usine sont seulement consommatrices.

La consommation est causée d'une part, par le train de vie des entités, et d'autre part, par la construction des usines.

6) Le marché libre et l'égalité entre les consommateurs individuels

Dans le cas du marché libre, le prix des biens produits par une usine est fixé librement par l'entité détentrice de l'usine. Un tel marché ne peut pas fonctionner efficacement si le détenteur des usines est en situation de monopole, ou ce qui revient au même, en situation d'entente avec ses concurrents, mais ce qui est matériellement impossible à vérifier. Dans la réalité de nombreux type d'offre peuvent avoir un prix déterminé selon une équation plus ou moins complexe établie par la loi ou par un accord acté entre différents acteurs et ménageant divers logiques. La fixation du prix de vente garantit qu'il soit identique pour tous les clients. Cette règle d'égalité entre les consommateurs individuels est propre aux sociétés de consommation contemporaine. Elle résulte du fait que la production en question étant mutualisée (produite en grande quantité), elle est en mesure d'établir un prix global, alors que le consommateur, pris individuellement, n'est pas en mesure de négocier d'égal à égal sans être alors discriminé.

Il pourrait en être de façon inversée, cela consiste à passer par une centrale d'achat qui achète en gros pour vous. Cela consiste à fixer non pas le prix de vente mais celui d'achat dans un marché où la demande jouerait le rôle de l'offre. Il faut néanmoins pour cela que la demande soit mutualisée comme l'est par nature l'offre puisque produite en grand nombre. Mais on s'apercevra très vite que ce n'est pas sur ces questions que se jouent les véritables enjeux idéologiques. Et ne soyez pas surpris qu'il y ait des enjeux idéologiques, car même dans cette concession dialectique très avancée, les enjeux idéologiques et leurs ruptures persistent et s'y insinuent, et c'est en comprenant leurs logiques que l'on sera plus amènes d'en avoir une conscience libre qui ne soit pas qu'illusion ou conformisme.

L'égalité entre les consommateurs individuels va plus loin qu'une simple égalité des chances. Elle affirme qu'ils ne sont pas en concurrence. La concurrence est mise en oeuvre uniquement sur l'offre. Les demandes ne sont pas concurrentielles comme a contrario c'est le cas dans une vente aux enchères. La règle est donc "le premier demandeur est le prermier servi", sachant que dans notre modèle c'est le hasard qui déterminera qui est le premier demandeur.

7) Prix de vente unique

Pour simplifier l'offre, on considère que l'entité productrice n'établit qu'un seul prix de vente chaque jour, pour l'ensemble des biens produits par ses usines. C'est à dire que l'entité ne possède qu'un seul comptoir, lieu de vente virtuel, où le prix du bien est fixé librement, mais doit être fixe dans la journée qui correspond à la duré de vie des biens, et égale pour tous les consommateurs.

8) Protocole d'achat

Pour formaliser la demande, on considère que l'entité consommatrice décide à l'avance d'un protocole d'achat pouvant moduler la quantité de biens qu'elle souhaite acquérir en fonction du prix proposé. La forme la plus simple étant l'achat de biens pour une somme donnée, c'est à dire que l'on achète les biens proposés jusqu'à épuisement de cette somme.

9) Le marché d'offres concurrentielles

Chaque jours les entités productrices soumettent leurs offres qui sont triées du prix le plus bas au prix le plus élevé, et qui sont subdivisées pour être vendu séparément un bien par un bien, et qui pour un même prix de vente, sont ordonées de façon aléatoire.

Puis les entités consommatrices soumettent leurs demandes, qui sont des stratégies d'achat simple. Ces demandes dont subdivisées pour procéder à des achats un bien par un bien, et sont ordonées de façon aléatoire.

Le marché se résout en passant en revue dans l'ordre la liste des demandes ainsi constitués, et en les satisfaiant dans l'ordre avec la liste des offres ainsi constituée.

Les biens sont distribués à partir du prix le plus bas, et pour le même pris dans un ordre au hasard, un à un, sur chaque demande prise également dans un ordre au hasard, à l'exception des demandes déjà satisfaites. Et une demande est satisfaite lorsque son protocole d'achat le proclame.

La concurrence est mise en oeuvre uniquement sur l'offre, les demandes ne sont pas concurrentielles comme à contrario c'est le cas dans une vente aux enchères.

10) Pas d'échange d'information

Une simplification fondamentale consiste à ne considérer aucun échange d'information. L'entité n'a donc pas d'information sur la distribution des prix des offres. L'entité n'a de connaissance que de la transaction qu'elle mène et que de celles qu'elle a passées, c'est à dire qu'elle ne connait que le prix du bien proposé à la vente et les prix des biens qu'elle a déjà acheté.

On conçois ainsi un modèle de marché libre d'offres concurrentielles, particulièrement simple décrit par 6 règles :

11) Le marché libre d'offres concurrentielles :

Les règles déterminant l'achat et la vente des biens sur le marché
chaque jour

  1. Chaque entité productrice met en vente la totalité de sa production selon un prix unique fixé pour la journée, qu'elle détermine librement.

  2. Les entités productrices soumettent leurs offres, qui sont triées du prix le plus bas au prix le plus élevé, et qui sont subdivisées en offres d'un seul bien à la fois. Puis les offres pour un même niveau de prix, sont réordonnées aux hasard.

  3. Chaque entité consommatrice soumet une demande avec un protocole d'achat simple, fonction du prix de vente proposé. Et ces demandes sont subdivisées en demande d'un seul bien à la fois. Puis la liste des demandes est réordonnée aux hasard.

  4. Le marché se résout une fois les offres et demandes établies, bien par bien. Les biens sont distribués à partir du prix le plus bas, un à un, sur chaque demande dans un ordre au hasard, à l'exception des demandes déjà satisfaites. Et une demande est satisfaite lorsque son protocole d'achat le proclame.

  5. L'information qu'acquière l'entité consommatrice concernant les transactions consiste uniquement dans le prix de vente de chaque bien acheté ou en cours d'achat, et de l'éventuelle pénurie vis-à-vis de sa demande.

  6. L'information qu'acquière l'entité productrice concernant les transactions consiste uniquement dans le nombre des biens vendus par l'entité, et le nombre des biens invendus par l'entité.

La règle n°2 permet d'introduire si l'on soushaite une sorte de quantification des prix. Ceux-ci sont toujours libres, mais la mise en concurence ne s'applique que pour des prix suffisaments distincts, ou plus exactement, appartenant à deux tranches de prix distincts. Le quanta de prix initial, qui définit ces tranches de prix, est égale à un franc, `"Qp=" 1` et correspond à une portion du prix moyen du bien. Il devra évoluer en fonction du prix moyen du bien. Le modèle ne fait pas de distinction entre les biens. Et le bien est concurrenciel si et seulement si son prix fait partie d'une tranche de prix inférieure, l'épaisseur des tranches correspondant à une portion du prix du bien, c'est à dire un pourcentage constant du prix du bien. Cette notion peut être importante parceque, par exemple lors de période de surproduction, si toutes les entitées vendent quasiment aux même pris, la concurrence n'a plus lieu et les ventes sont réparties, alors que si on maintient artificiellement des règles concurentielles, l'entité proposant le plus bas prix raffle toutes les demandent et vend tout en premier.

Pour simplifier davantage le circuit et le traitement de l'information, on peut réduire encore la quantité d'information qui sera exploitée. Les seuls informations collectées par l'entité consiste alors, chaque jour, en quatres valeurs, 2 valeurs concernant sa consommation, et 2 valeurs concernant sa production :

  1. Le prix moyen d'achat effectué par l'entité.
  2. Si oui ou non il y a eu pénurie vis-à-vis des demandes de l'entité.
  1. Le prix de vente choisi par l'entité.
  2. Le nombre des invendus par l'entité.

12) Le comportement des entités

La modélisation du comportement est la partie la plus arbitraire et la plus délicate à établir.

L'entité capitaliste va rechercher comment obtenir le gain maximum en un temps minimum et avec un risque minimum mettant ainsi en exergue 3 critères d'optimisation que sont le gain, le temps, et le risque. Le comportement capitaliste est donc caractérisé par trois poids comportementaux que sont l'attrait du gain `"Eg"`, l'attrait de la rapidité `"Er"`, et l'attrait de la sécurité ou du moindre risque `"Es"`. Mais cela ne suffit pas à caractériser le comportement de l'entité. L'entité est également un consommateur, et ce comportement se caractérise par un poids représentant l'attrait à la consommation `"Ec"` et par un niveau de satiété `"Em"`. L'attrait est primordial lorsque la consommation est vitale, elle est importante lorsqu'elle correspond au niveau de vie, et elle devient nule lorsque la consommation atteint un niveau de satiété.

L'entité met en oeuvre un modèle spécifique qui lui est propre, avec seulement les informations dont elle dispose, lui permettant de pronostiquer sa situation future en fonction des choix qu'elle fait, avec probabilité, c'est à dire une moyenne qu'est l'espérance de gain et un écart-type qui représente le risque, et pour différentes périodes de temps. On résout alors le modèle selon les trois poids comportementaux capitalistes `"Eg", "Er", "Es"`, et selon le poids comportemental de consommation `"Ec` et le niveau de satiété `"Em"`. La résolution peut se faire directement si le modèle est simple ou par tâtonnement selon la méthode de Newton, et permet ainsi de déterminer les choix de l'entité capitaliste.

Mais pour appréhender ces modèles, percevoir ce qui est important, et en dévoiler les concepts dans l'ordre de leur apparition, on commence par mettre en oeuvre un modèle comportemental plus rudimentaire basé sur le seul hasard.

13) Le comportement aléatoire des entités :

Les règles déterminant le comportement des entités

  1. L'entité a besoin de consommer au minimum `"Eb"` biens par jour.

  2. L'entité qui devient productrice propose un prix de vente initial égal à `0`.

  3. L'entité fait varier sont prix de vente aléatoirement entre `"-Ed"` et `"+Ed"`. Mais le prix doit toujours être supérieur ou égal à zéro.

  4. L'entité désigne au hasard la somme qu'il thésaurise `"Fr"` dans la limite de ses fonds disponibles, le reste étant aloué à l'achat de bien. Le protocole d'achat consiste à acheter jusqu'à épuisement des fond aloués.

  5. L'entité désigne au hasard une quantité de biens `"Be"` comprise entre `"Eb"` et la quantité totale de bien qu'elle a acheté, qu'elle attribut pour sa consommation personnelle, le reste étant utilisé pour la constructions d'usines.

Le prix de mise en vente n'est pas fixé, mais librement décidé par son propriétaire. L'évolution du prix est faite au hasard, mais avec une amplitude limitée inférieure ou égale à `±"d="1` par jour. Cette limitation peut être considérée comme une réglementation imposée par l'Etat. En limitant l'amplitude des variations journalière du prix de vente, on évite ainsi de devoir imposer des bornes arbitraires aux prix de vente. La première offre est de prix nulle, c'est une offre promotionelle, on rase gratis. Les suivantes devront être supérieures ou égales à zéro. (La vente à perte est généralement réglementé, cela justifit cette règle du prix vente supérieur à zéro).

14) Le rôle de redistribution de l'Etat

Les entités qui ne sont pas propriétaires d'usine n'ont pas de revenu. Pour pallier à cet écueil, l'Etat assure un revenu universel à toutes les entités. Ce revenu est financé par l'impôt sur le revenu, les taxes à la vente et les taxes de production, ainsi que par la création monétaire. Le revenu universel est posé égal à `1.5` fois le prix moyen des biens jugés nécessaires par jour, pour permettre à chaque entité de vivre correctement.

Dans ce modèle particulièrement simple la progressivité de l'impôt sur le revenu n'est pas encore mise en oeuvre, il est à pourcentage constant. Et on distingue deux taxes, une taxe à la vente et une taxe à la production.

15) Les taxes, l'impôt et le revenu universel

Il n'y a pas de travail, et toutes les entités ne sont pas productrices. Il faut donc une source de revenu pour les entités non productrices. On met en oeuvre un revenu universel qui est financé par les taxes de production, les taxes à la vente et par l'impôt sur le revenu, ce dernier impôt ayant comme seconde fonction de réduire les inégalités.

La taxe à la vente est un pourcentage sur le prix de vente fixé à 10%. C'est la TVA. `"Tv="10`.

La taxe de production est un prélèvement par bien produits. Il est fixé à 10% du prix moyen du bien. `"Tp=" 10`.

L'impot sur le revenu est fixé à 10%. Puis il sera perfectionné a fin d'être progressif. `"Tr="10`.

16) Les unités de temps

Pour simplifier les statistiques, dans notre modèle, l'année vaux 100 jours, et le mois vaut 10 jours. Et donc, en comparaison avec la réalité, un jour dans le modèle correspond à 3.6 jours dans la réalité, un lapse de temps raisonnable pour établir une constance du prix de vente et une obsolète de biens périssables. Puis le mois dans le modèle correspond à 1,2 mois dans la réalité. Dans les principes généraux du modèle, on veillera alors à ce que les ajustements de politique pris par l'Etat se fassent année par année, et que les payments de factures se fassent mois par mois.

Pour simplifier le modèle, on choisira dans un premier temps le mois comme unité de temps. Et donc, en comparaison avec la réalité, un jour dans le modèle correspondra à 1 mois dans la réalité, un lapse de temps raisonnable pour établir une constance du prix de vente et une obsolète de biens périssables.

17) L'Etat :

Les règles déterminant les impôts et le revenu universel

  1. La taxe de production est fixée à `"Tp=" 10` et elle est prélevé chaque jour.
     
  2. La taxe à la vente est fixée à `10%` du prix de vente. `"Iv=" 10` et elle est prélevé chaque jour.
     
  3. L' impôts sur le revenue est fixé à `10%` du revenu. `"Ir="10` et il est prélevé chaque jour.
     
  4. Chaque jour, le prix moyen d'un bien acheté `"Bp"` est calculé.
     
  5. Chaque jour, Le revenu universel est fixé à `"R="1.5"×Eb×Bp"` et est versé.

Le déficite de l'Etat est toléré. Il se traduit alors par un compte négatif `"Fn"`

A ce stade, le modèle peut fonctionner, on peut le programmer pour en faire une expérimentation exacte. ce qui constitue une mise à l'épreuve des concepts économiques nouvellement décrits, par la programmation et la simulation.

Mais avant de commencer la programmation, nous devons tenir compte dans notre analyse de deux phénomènes macroscopiques que sont l'évolution technologique et l'évolution démographique, et finalement du pourquoi ils peuvent ne pas intervenir.

18) L'évolution technologique

Dans notre modèle, la technologie est caractérisée par 3 paramètres que sont :

`"Uc="1000`
`"Ut="800`
`"Ub="30`

On considère une origine des temps `t"="0` correspondant à la date où démarre la simulation. A la fin de chaque jour, `t` est augmenté de `1`.

On perfectionne le calcul de ces paramètres en les faisant dépendre du temps `t`. Dans notre approche, ces paramètres évoluent exponentiellement. En effet, de multiple raisons sur la nature des sciences et des techniques confèrent à cela. Leur évolution est donc caractérisée par leur valeur à l'origine des temps que l'on renote `"Uc", "Ut", "Ub"`, et par les durées nécessaires au doublement de leur valeurs notés respectivement `"Vc", "Vt", "Vb"`. Leur valeur à l'instant `t` se note `"Uc"(t), "Ut"(t), "Ub"(t)`.

On ajoute à cela les progrès de la miniaturisation, faisant que l'usine peut être décomposée en deux petites usines, au bout d'une duré `"Vi"` d'évolution technologique. Le modèle choisie la mise en oeuvre de cette miniaturisation. En effet de multiples raisons d'ordre sociologique confèrent à cela. Les caractéristiques technologiques de nature extensive sont donc divisées par `2` au bout d'une durées `"Vi"`.

On ajoute à cela l'évolution culturelle vers la construction d'usines jetables, qui tend à réduire le temps de vie des usines construite par rapport à ce que la technologie pourrait permettre, réduisant par `2` ce temps de vie au bout d'une durées `"Vj"`.

Les caractéristiques technologiques fonction de la date `t` se calculent alors ainsi :

`"Uc"(t) = "Vc"^( t(1/("Vc")-1/("Vi")))`

`"Ut"(t) = "Vt"^( t(1/("Vt") - 1/("Vj")))`

`"Ub"(t) = "Vb"^( t(1/(Vb) -1/("Vi")))`

La puissance de production double tous les `10` ans. Le temps de vie des usines doubles tous les `10` ans. Le nombre de biens nécessaires pour la construction double tous les `10` ans. `"Vc=" 1000`, `"Vt=" 1000`, `"Vb=" 1000`. La miniaturisation fait que la puissance de production d'une usine est divisé par `2` tous les `10` ans, et que le nombre de biens nécessaire pour la construction d'une usine est divisé par `2` tous les `10` ans. Le culte du jetable réduit par `2` le temps de vie des usines tous les `10` ans. `"Vi=" 1000, "Vj=" 1000`.

Les paramètres `"Vc", "Vt", "Vb", "Vi", "Vj"`, choisis tous égaux à `1000`, s'annulent, rendant contants `"Uc", "Ut", "Ub"`. Lorsque les paramètres `"Vc", "Vt", "Vb", "Vi", "Vj"` sont égaux, Ils décrivent une évolution technologique qui n'entraine globalement aucun effet sur l'économie.

Les caractéristiques technologiques d'une usine sont déterminées au début de sa construction et n'évoluent pas par la suite.

19) L'évolution démographique

L'évolution démographique est caractérisée par une probabilité de disparition `"E"_0`, une probabilité d'inchangement `"E"_1` et une probabilité de dédoublement `"E"_2` pour chaque entité et chaque jour. Lorsque l'entité disparaît, la monnaie et les usines de l'entité sont redistribuées aux autres entités au hasard. Lorsque l'entité se dédouble la monnaie et les usines de l'entité initiale sont répartie de façon égale entre les deux entités.

Nous avons `"E"_0+"E"_1+"E"_2"="1`.

On pose `"E"_0 "="0.01` et `"E"_2 "=" 0.01`

Les paramètres `"E"_0` et `"E"_2` choisis égaux à `0.01`, s'annulent et n'ont aucun effet globalement sur l'évolution démographique.

III) Programmation du modèle

La classe Model initialise les conditions initiales macroscopiques. Elles sont définies en une douzaine de paramètres que l'on répartit selon leurs rôles dans différents catalogues, Technologie, Comportement, Imposition, Conditions Initiales. Puis l'initialisation consiste à créer les entités et à leur distribuer les francs un à un au hasard, et à leur distribuer les usines une à une au hasard.

La classe Model possède quatre méthodes :

  1. avant : Calcul avant la résolution du marché
  2. resoud : Résolution du marché
  3. apres : Calcul après la résolution du marché
  4. etat : Calcul propre à l'Etat

Le programme commencera à créer un model par l'instruction

M=model.new

class Model
  attr :Bp,:Uw,:Ut,:Uc,:Eb,:Pd,:Pq,:Tr,:Tp,:Tv,:Er,:En,:Un,:Ub,:Fn,:Md,:T,:X,:E
  def initialize()
    #---- Technique ----------------------------------------------------
    @Uw = 30     #Puissance de production
    @Ut = 8*100  #Temps de vie d'une usine
    @Uc = 1000   #Consommation de construction d'une usine
    #---- Comportement -------------------------------------------------
    @Eb = 1      #Nombre de biens nécessaire par jour pour une entité
    @Pd = 1      #Evolution maximal du prix en un jour
    #---- Conditions initiales -----------------------------------------
    @Md = 10000     #Durée du modèle
    @T = 0          #Temps
    @En = 4         #Nombre d'entités
    @Un = 4         #Nombre d'usines
    @Ub = 0         #Nombre de biens mis dans les usines en constructions 
    @FM = 1000000.0 #Masse monétaire en francs
    @Fn = 0.0       #Réserve monétaire en francs
    @Bp = 10.0      #Prix moyen du bien 	
    #---- Imposition ---------------------------------------------------
    @Tr = 0           #Impôt sur le revenu
    @Tp = 10.0/100    #Taxe de production
    @Tv = 15.0/100    #Taxe à la vente
    @Er = (@Eb+1)*@Bp #Revenu universel
    #-------------------------------------------------------------------
    @E=[]  #Liste des entités
    for e in 0..@En-1; @E << Entite.new(self) end
    for f in 1..@FM; @E[rand(@En)].Fn += 1 end
    for u in 1..@Un; @E[rand(@En)].U << -rand(@Ut) end
    @X=Marche.new
  end
  def avant
    for i in 0..@En-1; @E[i].avant end
  end
  def resoud
    @X.resoud
  end
  def apres
    for i in 0..@En-1; @E[i].apres end
    @T+=1
  end
end

 

---- 11 novembre 2019 ----

 

La classe Entité.

class Entite
 attr_accessor :Fn,:B,:Bp
 attr :Bn,:Fa,:Bc,:U,:Uc,:M,:ro,:rd
 def initialize(m)
    @M=m     #Model
    @Fn=0    #Fond en francs
    @B=0     #Nombre de biens produits
    @Bp=0    #Prix de vente d'un bien
    @Bn=0    #Nombre de biens achetés 
    @Fa=0.5  #Pourcentage des fonds aloués pour les achats
    @Bc=0.5  #Pourcentage des biens aloués pour la construction 
    @U=[]    #Liste des usines mémorisées par leur temps de vie restant 
    @Uc=0    #Nombre de biens investis dans l'usine en cours de construction.
  end
  def avant
    if @U!=[] then @Bp += (rand-rand)*@M.Pd else @Bp=0 end
    @B = @U.length*@M.Uw    
    @ro = []      
    @M.X.ajoutOffre(@ro,@B,@Bp)
    @Fa = rand
    @Bc = rand
    x=@Fn*@Fa #Dépence
    @rd = [] 
    @M.X.ajoutDemande(@rd,100000,x)
  end
  def apres
    @Fn += @ro[1]
    @B = @rd[0]
    @Fn -= @rd[1]
    x = @Uc+@B*@Bc
    @Uc = x % @M.Uc
    x = x/@M.Uc 
    for u in 1..x; @U<<@M.T end
    while @U!=[] and @M.T-@U[0] > @M.Ut do @U.shift end
  end
end	

La classe Marche. Elle possède trois méthodes :

  1. ajoutOffre(r,q,p) : pose une offre de q biens au prix de p. Le résultat du marché sera retourné dans r.
  2. ajoutDemande(r,q,p) : pose une demande d'au plus q biens pour une somme globale de p. Le résultat du marché sera retourné dans r.
  3. resoud : résoud le marché, les résultasts de chaque offres et de chaque demandes est retourné à l'envoyeur.
class Marche
  attr :MA #Prix moyen d'achat d'un bien ce jour
  attr :nb #Nombre de biens échangés ce jour
  def initialize() @Offres=[];@Demandes=[] end
  def ajoutOffre(r,q,p)
    @Offres<<[r,q,p]
       #r = o[0] = Retours de l'offre
       #q = o[1] = Quantité mise en vente
       #p = o[2] = Prix de vente
    r<<0<<0
       #r[0] = Quantité vendue
       #r[1] = Somme récoltée
  end
  def ajoutDemande(r,q,p)
    @Demandes<<[r,q,p]
       #r = d[0] = Retours de la demande
       #q = d[1] = Quantité d'achat
       #p = d[2] = sommes dépensées
    r<<0<<0
       #r[0] = Quantité achetée
       #r[1] = Somme payée
  end
  def resoud() 
    @MA=0
    @nb=0
    @Offres.shuffle!
    @Demandes.shuffle!
    @Offres.sort_by!{|o| -o[2]}
    o=@Offres.pop
    i=0
    d=@Demandes[i]
    loop do
      break if d==nil or o==nil
      if d[2] < o[2] then @Demandes.delete_at(i) else
        d[1]-=1
        o[1]-=1
        d[0][0]+=1
        o[0][0]+=1
        d[2]-=o[2]
        d[0][1]+=o[2]
        o[0][1]+=o[2]
        @MA+=o[2]
        @nb+=1
        if o[1]==0 then o=@Offres.pop end
        if d[1]==0 then @Demandes.delete_at(i) else
        i+=1
        end
      end
      d=@Demandes[i]
      if d==nil then i=0;d=@Demandes[i] end
    end
    @Offres=[]
    @Demandes=[]
    @MA = @MA.to_f/@nb #Prix moyen d'achat ce jour
  end
  def test()
    r1=[ ]; ajoutOffre(r1,5,1)
      #Offre de 5 biens au prix de 1 Francs l'unité
      #r1 contiendra la réponse du marché comme suit :
      #r1[0] contiendra la quantité vendue.
      #r1[1] contiendra la sommes récoltées.
    r2=[ ]; ajoutOffre(r2,4,2)
      #Offre de 4 biens au prix de 2 Francs l'unité
    r3=[ ]; ajoutOffre(r3,3,3)
      #Offre de 3 biens au prix de 3 Francs l'unité
    s1=[ ]; ajoutDemande(s1,6,4)
      #Demande de 6 biens pour un prix total maximum de 4 Francs
      #s1 contiendra la réponse du marché comme suit :
      #s1[0] contiendra la quantité achetée.
      #s1[1] contiendra la sommes dépensées.
    s2=[ ]; ajoutDemande(s2,6,6)
      #Demande de 6 biens pour un prix totale maximum de 6 Francs
    s3=[ ]; ajoutDemande(s3,6,8)
      #Demande de 6 biens pour un prix totale maximum de 8 Francs
    resoud # Résout le marché
		#---------- Teste -------------------------------------------------
    t=[
    r1[0]==5, #l'Offre n°1 a vendue 5 biens
    r2[0]==4, #l'Offre n°2 a vendue 4 biens
    r2[1]==8, #l'Offre n°2 a rapportée 8 francs
    [0,1].member?(r3[0]),  #l'Offre n°3 a vendu 0 ou 1 bien
    [2,3].member?(s1[0]),  #la Demande n°1 a acheté 2 ou 3 biens
    [3,4].member?(s2[0]),  #la Demande n°2 a acheté 3 ou 4 biens
    s3[0]==4,              #la Demande n°3 a achetée 4 biens
    [6,7,8].member?(s3[1]) # la Demande n°3 a dépensée 6, 7 ou 8 F
    ]
    print("Marche  : ".rjust(30), (not t.include?(false)), "\n")
  end
end

Sommaire :

  1. Analyse
    1. Modèle
    2. Modèle sociologique
    3. Modèle économique
    4. Modèle économique libérale et capitaliste
    5. Les différentes sphères de pouvoir
    6. La sommabilité des pouvoirs économiques
    7. L'entité capitaliste
  2. Description du modèle
    1. Un modèle économique le plus simple
    2. L'économie réel du modèle
    3. L'échange, le commerce et la propriété
    4. L'indifférenciation des biens et la non auto-alimentation des entités
    5. Les outils de production
    6. Le marché libre et l'égalité entre les consommateurs individuels
    7. Prix de vente unique
    8. Protocole d'achat
    9. Le marché d'offres concurrentielles
    10. Pas d'échange d'information
    11. Le marché libre d'offres concurrentielles
    12. Le comportement des entités
    13. Le comportement aléatoire des entités
    14. Le rôle de redistribution de l'Etat
    15. Les taxes, l'impôt et le revenu universel
    16. Les unités de temps
    17. L'Etat
    18. L'évolution technologique
    19. L'évolution démographique
  3. Programmation du modèle

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Dominique Mabboux-Stromberg